La course.
Je me suis longtemps questionnée sur l’intérêt du billet qui va suivre.
Enfin, longtemps. Une heure. Et l’envie de raconter mes petites affaires a été plus forte que l’ennui probable qu’elles vont générer. Voilà. Vous aurez donc un billet inutile, mais un mercredi de soldes, c’est bien, l’inutile, je crois bien.
Dimanche, j’avais les 10 km de l’Equipe. L’Equipe le journal. (C’est parce qu’on m’a demandé mais euh quelle équipe, en fait? quand j’ai dit que je courais, alors voilà, maintenant, je préviens avant de guérir, et j’annonce sans qu’on me demande.)(celle qui se sentait obligée de fournir l’explication de texte en même temps que le texte)(si Zola avait fait pareil, j’aurais sans doute moins foiré mon bac de français)(8/20)(qui l’eût cru?)(pas ma maman, si j’en crois sa mine décomposée quand on a eu les résultats)(oh, et j’avais eu 6/20 à l’oral)(hello, hello).
Bref.
Quand je m’y suis inscrite, c’était juste après le semi marathon. Tu sais, cette période où tu es encore tout à fait euphorique de ta course, que tu en viens presque à t’inscrire tout de suite pour 8 marathons le mois qui vient, comment ça je n’ai aucun entraînement, enfin, quand on court 21km, après le 22eme, qu’il y en ait 20 de plus, on s’en fiche, on les sent plus, tu vois?
Du coup, je m’étais mise sans trop reflechir dans le sas des -55minutes. Oh mais si fait, pour moi, ça veut dire beaucoup.
C’est ce moment où je décide qu’il est temps d’arrêter de jouer la fausse modeste. Je cours beaucoup, je cours bien, j’aime courir, BORDEL, j’admets que je suis capable de ne pas être dans le dernier sas de départ.
Je m’étais donc inscrite toute guillerette, certificat médical en poche, etc etc.
Entre temps, il y a eu un diplôme à préparer et mes séances de course ont été un tout petit plus espacées. Voire inexistantes en fait. J’ai joué la coach sportive, mais je ne me suis pas entraînée pour moi, tu vois?
Du coup samedi, moi j’avais totalement oublié que j’avais fait ma belle en me mettant dans le sas vert. Quand je suis allée récupérer mon dossard, j’ai pris peur, je n’avais pas du tout vu le parcours (effet de surprise = je cours mieux)(dit-elle) et bordel, en fait, c’est une alternance de faux plats (= ça monte) et de fausses descentes (= ça monte). Enfin, presque, mais c’est l’effet que ça m’a fait.
Dimanche matin, après une soirée atroce parce que je suis allergique comme un diable en ce moment, j’étais presque en pleine forme. J’ai accroché mon dossard, je suis partie en vélib’, j’ai hurlé parce qu’il n’y avait pas de vélib’, j’ai pris le métro et je suis arrivée sur place. Comme je suis une sauvageonne, je me suis mise dans mon sas sans parler à personne (en même temps, personne ne me demandait de discours, c’est vrai), j’ai démarré ma playlist, me faites pas chier, je me concentre.
Méthode personnelle qui consiste à mettre en boucle une chanson dont je connais les paroles, pour les marmonner (on me prend pour une folle, on ne me parle pas) en sautillant sur place pour échauffer les articulations. Quelques mouvements de tête (j’ai la nuque un peu fragile, mes agneaux)(le saviez vous? j’ai une inversion de la cambrure de la nuque)(ET OUAIS, BIM), mon MiCoach allumé, le connard devant moi qui pue la transpiration des aisselles et qui gesticule trop bien collé à moi (un coup de coude par ci, un coup de pied par là).
Le départ est donné, je commence mon premier kilomètre. Allez, il en reste plus que 9.
Le premier km a donc été une espèce de torture. Comme si on me chatouillait les pieds en me faisant sentir un bouquet de betteraves en somme. Et puis mes jambes se sont un peu déliées, j’ai trouvé mon rythme et je me suis souvenu que j’étais censée finir les 10km en moins de 55 minutes.
Sachant que ma dernière course de 10km, j’avais fait 57minutes, sans vraiment forcer, je savais que j’en étais capable, tout de même, mais quand même, voilà.
Bon bref, j’ai allongé ma foulée et au 5ème kilomètres, je me suis fait avoir comme une bleue au ravitaillement (y’avait que des bananes, je déteste la banane, je voulais des oranges) et j’ai décidé d’appliquer ma méthode de l’orgueil, qui fonctionne toujours.
Très simple, je choisis au hasard un coureur que j’ai repéré avec qui on a joué à je te double tu me doubles sans le savoir et je m’impose d’arriver avant lui/elle.
Ça fonctionne du tonnerre. En l’occurrence dimanche une coureuse habillée en violet qui hurlait « allez Martine » toutes les minutes en se retournant. Ça a payé, j’ai retrouvé mon poil de la bête et j’ai fait les 4 derniers kilomètres sur un nuage, tout va bien, le sprint final m’a donné envie de vomir, comme d’habitude, sauf que cette fois ci j’ai vraiment cru que j’allais vraiment vomir, mais non finalement. j’ai bien entendu eu encore cette sensation mélange de sueur et de fierté qui suit le passage de la ligne d’arrivée, ce moment où on a bien envie d’appeler tout le monde pour leur dire vas y t’as vu? mais comme on a oublié de charger son téléphone avant, il est tout déchargé de la playlist.
Au final, 53 minutes et 26 secondes, je suis contente.
Et puis j’ai repris un vélib’, j’ai encore crié contre cette ville qui n’a jamais de vélib’ quand il le faut, j’ai pris le métro et je suis allée chez Gontran Cherrier acheter du pain pour mon brunch.
En me demandant déjà quelle sera la prochaine course parce que tu vois, je crois que dans la vie, j’ai vraiment besoin de compétition.






Dimanche… jardin de versailles… 8 petits ou 15 grands km… la course des princesses ou la course royale.. tout toi quoi!
Sinon bravo belle perf!
* Frogita : suis pas à Paris ce week end.. :s tu vas la faire? C’est con, course royale, ça me parlait!
moi je suis trop fière de toi, surtout que j’étais bien incapable de courir 10 kilomètres moi !
Je comprends, moi c’est le badminton, les tournois à l’aube le weekend, les copains, les courbatures, les j’ai les jambes en plomb mais je vais le gagner ce dernier set. Je ne suis pas compétitrice dans l’âme mais j’en ai quand même besoin pour avancer, pour relever des défis on va dire. En tout cas 10km en 53 min je dis bravo !
Je garde tous ces précieux conseils pour le jour où je serai capable de courir 10km
(Le marathon je veux bien t’encourager en revanche)
(et merde, j’ai presque envie de faire les 8kms de la course royale – oh wait je suis pas à Paris)
Ca fait trois mois que je me dis, tous les trois jours, « ma grande, remets toi au jogging. » Je crois que ce billet va me servir de coup de pied au c*l. Merci.
Et surtout : BRAVO !!!!!
Braov, d’avoir eu le courage d’y aller (mm en métro) et d’avoir gardé la rage de vaincre. tu as réussi et c’est une belle histoire de persévérance
Ca y est, j’ai envie de me mettre à courir (mes fesses te disent merci).
comme quoi des fois ça fait du bien de se prendre pour martine…
* marinette : oui mais ça n’est que partie remise (on prend nos baskets pour l’ucpa, HEIN!)
* Marie : oui voilà, moi j’en ai vraiment besoin pour avancer!
* Frenchimalvi : t’inquiète, y’en aura plein d’autres, des courses à faire!
* N. : merci à toi alors, et go go go!
* Olivia : hi hi, merci!
* Toute Petite : ça y est, tu y es allée? ^^
* flou : n’est ce pas? je n’y aurais jamais pensé!
Bravo Camille (je ne doutais pas un seul instant de l’issue de ce billet
)!!
Rholala, mais j’ai tellement envie de me remettre à courir !! à chaque fois que je te lis, c’est pareil, je me sens presque (presque) capable de courir un marathon ! (ou un 10 kms, quoi, c’est pas pareil ?)
Bon allez, la semaine prochaine ostéo, et ensuite je m’y remets doucement…
T’es trop forte ! Et je jure, ça me donne vraiment envie de m’y remettre ! Parce que j’aimais vraiment bien aussi, mais bon !
* Clyne : hi hi, mercii!
* shalima : oui oui oui! mais bon, fais attention quand même, hein!
* Cam : oh ben oui, viens courir la Parisienne en septembre!
La course à pieds… une véritable horreur pour moi ! N’étant pas une sportive l’âme avec une endurance de limace et une souplesse de bout de bois, j’ai tenté ya pas longtemps le footing et lorsque j’ai eu la sensation de décéder au bout de 500 mètres, j’ai décidé de ne jamais comprendre ceux qui courraient… mais pourquoi mais pourquoi vous faites ça ? En tout ca je me demande toujours comment j’ai fait pour arracher un 13 au bac en sport…
Bref, si ça te fait du bien, tant mieux
Tu me donnerais presque envie de courir en te lisant…
Ouah !
Mais comment tu as fait pour t’y mettre ? Tu étais déjà sportive avant ?
(nan parce que moi, la course à pieds ça me semble insurmontable quoi)
Bravo! Je t’admire toujours autant quand tu parles de sport – moi, courir, j’ai un peu beaucoup horreur de ça en fait. C’est bête j’ai l’impression que beaucoup aiment ça…
* Lu : j’ai longtemps détesté ça aussi, au collège pour le cross annuel, je trouvais des excuses absolument tout le temps. c’est venu il y a 5 ans à peu près, parce qu’on m’a proposé de faire une course en particulier, j’ai commencé, j’ai détesté au début, parce qu’on est nul, qu’on respire mal, tout ça, mais au final, le truc bien de la course, c’est qu’on progresse assez vite, du coup c’est super motivant!
allez, go go go!
* The Green Geekette :
* Mnêmosunê : j’ai toujours été très sportive, oui, mes parents sont sportifs, tout le monde dans ma famille fait du sport, mais j’avoue que la course, non, c’est venu il y a 5 ans environ, cd réponse à Lu! Et maintenant, même si parfois je rechigne à y aller, au bout du 1er km, je me rends compte que ouais, ça fait du bien au bout du compte! Il faut juste se lancer!
* Laurelas : je crois que c’est pas tant la sensation de bien être après la course que courir en soi qui me plait. Enfin, si, j’aime courir, mais j’aime courir parce que c’est un truc que tu fais TOI pour toi toute seule : tu cours à ton rythme, tu gères toi moi même ton truc, je trouve que c’est pas mal pour connaître ses limites et pour apprendre à gerer ses capacités! (Ou comment le sport me rend presque psychologue!)
Franchement bravo! C’est super dur de se motiver à aller courir… Une fois qu’on prend l’habitude c’est tout de meme super agréable… Ca vide la tete en meme temps que de faire du bien a son corps (meme si sur le coup on souffre un peu). Un peu de musique, un ptit rayon de soleil et hop c’est parti!!