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Laponie #1

Bien. Par où commencer, donc?

Pour aller à Kittila ( peut-on s’arrêter un instant sur la joliesse de ce nom?)(merci pour l’instant) depuis Paris, il n’y a qu’un seul vol direct, opéré par Transavia, le samedi. Dans un prochain billet, je vous raconterai comment le vol retour a été l’un des meilleurs que j’ai fait de ma vie de voyageuse en avion, mais je m’arrête trente mini secondes sur Transavia, qui est la compagnie low cost d’AirFrance/KLM en fait.
On était invités justement grâce à la mise en place de cette ligne directe, mais comme elle est saisonnière, j’en parle vite, sinon je me connais, je vais attendre, avec mon bouquet d’églantines, là haut, sur la colline, et jamais vous pourrez partir parce que mes infos seront périmées. Donc, Transavia, Paris/Kittila, jusqu’à fin mars, et c’est pas cher (le prix d’appel est à 95€ pour l’aller simple), genre, moins qu’un billet A/R de TGV pour aller skier aux 2 Arcs en décembre. Véridique, j’ai fait le test, les copains.

Mais donc nous, nous avons donc pris une autre compagnie pour l’aller, en faisant une escale à Helsinki, et c’était un peu long, quand même.

Je veux dire, on s’est levées à quatre heures du matin (oh, c’est l’heure à laquelle j’arrête de bosser, normalement)(mon horloge interne n’a rien compris), pour décoller à 7h30, arrivée à Helsinki à 11h30, départ -avec une heure de retard- de là bas à 17h30, arrivée à Kittila à 20h et des brouettes de neige, même si l’aéroport d’Helsinki a des restaurants meublés en Eames, et que le spectacle des chasse-neige sur le tarmac était rigolo à voir, bon, hein, voilà, quand on est arrivés, on était fatigués fatigués. Je passe sous silence un peu exprès l’épisode où je suis allée cherche de l’eau qui pique pour moi, et de l’eau qui pique pas pour Marie, mais tout était écrit en finlandais, et je suis pas exactement fluent en finlandais, donc j’ai vécu un moment de solitude en essayant de secouer toutes les bouteilles pour voir lesquelles avaient du gaz.
Comme la dame devant moi avait l’air encore plus stupide que moi parce qu’elle essayer de mimer je ne sais quoi pour se faire comprendre, ça allait, je me suis moins ridiculisée que ce que je pensais. Au final, douze euros d’eau plus tard, je me suis trompée, j’ai tendu l’eau qui pique à Marie.
En arrivant à Kittila, j’avais, pour ma part, une furieuse envie de me laver les dents, et j’avais très faim aussi, parce que je crois qu’en altitude, mon estomac redevient un enfant.

Mais le premier pas dans la neige, c’est celui qui efface toute la fatigue, et toute l’haleine de voyage : à peine devant l’hôtel, on gambadait déjà comme des petits rennes heureux.

On a vite filé dîner, moi j’ai enfilé un short (j’avais dit que j’allais être blogueuse mode des neiges, je tiens mes promesses, en général)(j’ai même fait des photos de look devant mon miroir) et on est arrivés au Pihvipirtti. Bougies, buffet de saumon(s) fumé(s) et de cornichons au vinaigre, vin rouge très bon, et verrine de baies rouges : bonsoir bonheur.

A part Marie, je ne connaissais personne, j’avais peur, je suis un peu sauvage de la rencontre, souvent, mais je crois que j’étais que avec des gens géniaux, parce que l’ambiance a été parfaite dés le départ. Où alors, c’est que le Père Noël répand ses paillettes, par là bas. Sans mentir, au dîner, nous étions trois en marinière, c’est déjà un très bon point, et une fois le dessert fini, on avait tous au moins eu deux fou rires collectifs.

Bref, une fois le dîner terminé, on est allés boire un verre au bar de l’hôtel. Je précise, parce que c’est un épisode qui m’a énormément marquée au niveau de l’existence de certains cocktails. Figurez vous qu’à la carte, c’était marqué Sex on the Snow. Moi, j’aime le Sex on the Beach, on est à la montagne, je me dis que le Lapon a un humour décapant, et que le Sex on the Snow doit être donc l’équivalent montagnard de mon cocktail favori.
ERREUR, grossière erreur. Le Sex on the Snow était composé de lait, de chocolat, et de vodka.

Vous le saurez, de la même manière que vous saurez qu’un cocktail de vodka, de lait et de chocolat est plutôt immonde.

Après une nuit de sommeil parfaite (matelas moelleux, oreillers moelleux, douche chaude, et eau qui pétille), et un petit déj’ parfait aussi (fromage, et fruits rouges), direction le Levi Summit, et son exposition Samiland sur la Laponie et sur le peuple Sami.
Exposition en demi-teinte, à mon avis : autant les photos sont chouettes, mais ne me laisseront pas de souvenir impérissable, autant la partie éco-musée, en extérieur, était totalement géniale, et pour le coup, très intéressante.
(On a vu les premiers rennes)(on s’est extasiés comme des fous, je crois que notre guide nous a pris pour des fous, donc, aussi.)

Ensuite, après un café bien chaud, et bien sans goût (le fil conducteur du voyage)(avec les cris d’extase devant les rennes), direction le centre de Levi, pour une visite en trottinette des neiges.

La glisse a été notre maître mot pendant tout ce voyage, et on a expérimenté pas mal de moyens de locomotion différents.

C’était, bien évidemment, génial. Avec Marie, on a profité du petit moment passé dans les boutiques de souvenirs pour s’échapper et pour aller chercher des descentes à faire en trottinette. Call us les déesses de la glisse. C’est ultra pratique pour se déplacer, c’est rigolo, un peu déroutant, ça réchauffe, c’est génial, en revanche, après visionnage de la vidéo où je fais la gamine qui trottine, je peux néanmoins confirmer que je n’ai pas exactement le gène du glamour sur les pistes. Voilà voilà.

En plus, la jeune femme qui nous guidait était adorable, a répondu très gentiment à toutes nos questions, et quand je lui ai demandé si elle vivait ici toute l’année, ou si l’été elle allait ailleurs, elle m’a répondu avec tellement de sincérité qu’elle se considérait comme la plus chanceuse de pouvoir habiter ici, et qu’elle était donc heureuse d’y rester toute l’année, j’ai failli lui demander de m’adopter.
Après le petit tour dans la station, on s’est arrêtés dans un petit refuge, où un feu de bois nous attendait, pour faire griller des saucisses, boire du jus de baies chaud, et manger des petits biscuits.
Le bonheur tient à peu de choses, en l’occurrence, là, ça suffisait.

Après cette pause revigorante, nous sommes partis déjeuner (la saucisse, c’était l’apéro) dans un petit restaurant tout perdu au milieu de nulle part, où la maîtresse de maison nous attendait avec une soupe au saumon, pleine de crème, pleine de beurre, et absolument délicieuse.
Et avec du pain cuit sur place, au feu de bois, je te jure, j’aime le pain de Gontran, mais pour ce pain là, je pourrais lui faire des infidélités régulières.

Je reprends mes esprits.

Après cette soupe et une crêpe à la confiture de baies (en Laponie, le repas du midi est très rapide), direction l’hôtel de glace que l’homme de la maison construit, chaque année, puisqu’il fond, chaque année. CQFD.
Alors juste, hein, pour info : ce monsieur bosse 18h par jour pour finir son hôtel. Et, quand un car de blogueurs débarque pour lui poser des questions, il répond avec le sourire à tout ce qu’on lui demande, s’installe sur la peau de bête en guise de matelas d’une des chambres (à -5°C) pour nous montrer qu’on y est bien, et ensuite, prend une guitare pour nous chanter une chanson.
J’ai envie de laisser l’humanité parisienne méditer là dessus, pendant ce temps, photos.

Ensuite, il nous a montré comment tailler un bloc de glace. J’étais fière de scier de la neige, et on a fait un concours de curling. J’ai perdu, je suis lamentable, mais ça faisait pétanque sur neige, c’était formidable.

Après cet épisode, entrecoupés de cafés, à longueur d’heure, nous sommes partis faire de la motoneige, mais comme ce billet est déjà aussi long qu’une semaine sans neige, je continue demain. Ou peut-être après demain, hein, oui, voilà.

(PS : à la fin des épisodes, je ferai un récap’ avec les infos pratico-pratiques)(mais je le ferai vraiment)(je veux dire, pas comme mes billets about San Francisco toujours pas finis quoi.)

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16 Commentaires

  1. 27 janvier 2012 à 17:09 | Permalien

    <3 viens, copine, on repart. prends tes infos pratiques, on va sur le Transavia des neiges

  2. 27 janvier 2012 à 17:17 | Permalien

    Le billet qui m’a fit dessiné des sourires tout le long de sa lecture.
    je veux y aller aussi et boire du café sans goût et manger des crêpes à la confiture de baies

  3. 27 janvier 2012 à 17:28 | Permalien

    Punaise ça tonne tellement envie…
    Elles sont chouettes tes photos dis donc !

  4. 27 janvier 2012 à 17:40 | Permalien

    j’adore te lire Camille, jme marre du début à la fin !

  5. 27 janvier 2012 à 18:10 | Permalien

    Ah, mais je crois que là, tu nous fais tellement saliver avec ton voyage au pays du Père Noël que, si jamais tu tentais une esquive, nous serions nombreux à réclamer : LA SUITE !!!

    Bises.

  6. 27 janvier 2012 à 18:18 | Permalien

    Tu m’as fait rêver là! Et dire que j’ai failli y partir 10 jours avant toi, des amis m’avaient invité et finalement j’ai dit non. *se suicide*
    Ce n’est que partie remise!

  7. 27 janvier 2012 à 19:12 | Permalien

    J’adore te lire, j’adore ton émerveillement, ça fait envie !

  8. 28 janvier 2012 à 0:08 | Permalien

    moi aussi j’veux qu’on m’invite à faire des voyages dingues … comment qu’ça maaaarche ??

  9. 28 janvier 2012 à 11:24 | Permalien

    Bon la prochaine fois t’emmène juste tous tes lecteurs avec toi en fait, pour qu’ils voient par eux-même, non, c’est pas ça ?
    Donc ça y est, la Laponie me fait rêver et limite je vais regretter de pas avoir de neige

  10. 28 janvier 2012 à 19:35 | Permalien

    Viiiite, la suiiiiiite :)
    Des gens cools et accueillants, des petits rennes trop mignons, de la neige, des crêpes… what else? ;)

  11. 31 janvier 2012 à 23:33 | Permalien

    j’admire ton sens du détail dans tes posts, c’est agréable à lire, c’est un peu comme si on y était :) Et pis j’ai ri « je suis un peu sauvage de la rencontre » C’est vrai que la première fois que je t’ai vu tu ne parlais pas beaucoup, mais quelques mojitos plus tard, c’était oublié, et tu as même risqué ta vie pour me rapporter un éléphant rose, c’est des choses qui rapprochent A VIE.

  12. 1 février 2012 à 17:26 | Permalien

    Ahaha j’adore te lire, tu me fais tellement rire ! <3
    (bon, je sais ce n'est pas le but de l'article, qui est avant tout de raconter ce merveilleux voyage dans ce merveilleux pays – enfin ça l'air merveilleux en tout cas)

  13. 2 février 2012 à 9:47 | Permalien

    J’arrive après tout le monde, mais c’est pas grave, je déguste, je déguste… que ça a l’air trop trop bien là-bas !

  14. 4 février 2012 à 0:05 | Permalien

    Chanceuse, chanceuse, chanceeeuse ♥

  15. 5 février 2012 à 1:45 | Permalien

    Toi aussi t’es en mode anti-bubulles en matière d’eau?

    De la TROTTINETTE DES NEIGE ? non mais je découvre trop là!
    (feu de bois, soupe saumon… c’est bonheur ça!)

    Sinon, Helsinki, c’est aussi une ville qui m’intrigue…
    Et devant les rennes, vous avez poussé des « hiiiiiiiiiii » comme il se doit?

  16. 9 février 2012 à 10:59 | Permalien

    Des gens cools et accueillants, des petits rennes trop mignons, de la neige, des crêpes…

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