Pour Noël cette année,
on avait décidé avec ma maman de faire un Noël bleu. Chaque année, on aime assez donner un grand coup de pied aux fesses des traditions, et puis en fait, on est pas vraiment traditions dans la famille, je crois.
Je crois surtout que c’est un pretexte pour ma maman d’acheter des nouvelles nappes, parce que systématiquement, c’est avec des petits cris hystériques qu’elle m’appelle dans les magasins pour me décrire les nappes.
Je t’assure, c’est épuisant.
On avait donc dit bleu, et argenté. Moi j’étais moyen bof d’accord avec l’argenté, ça sonnait trop traditionnel, alors j’ai dit que je préférais le doré, mais elle m’a pas trop écoutée, ma maman est assez têtue, c’est affolant, elle a dit c’est argenté, c’est argenté, pas doré.
Jour après jour, je lui ai envoyé des liens pour confectionner des décorations, sachant que ma seule exigence était de faire moi même les décos du sapin, parce que depuis que j’avais vu le sapin de Vert Cerise en origami, je rêvais du même.
J’étais donc en charge d’acheter du joli papier bleu et argenté, et de faire les grues.
Le jeudi soir, c’est à dire le 22 décembre, veille de mon départ pour Bordeaux, j’avais une valise éventrée et vide sur mon parquet, je m’étais pas lavé les cheveux, mon appart’ était dans un état que je préfère même pas essayer de décrire, et j’avais bien entendu totalement oublié d’acheter du papier pour les origami.
FUCK sa race, je SAVAIS que j’oubliais quelque chose.
Bref, j’ai donc établi le planning du lendemain. J’avais un dossier urgent à rendre à l’agence, j’avais posé mon après midi pour prendre mon train tranquillement, je devais passer chez Gontran Cherrier parce que j’avais promis à ma petite soeur de lui ramener du pain qui ressemble tellement aux hallullas chiliennes, et je devais donc faire ma valise, et aller chez Junku acheter du papier.
Je me suis évanouie d’épuisement prévisionnel, et puis j’ai fait dix neuf plannings, en fonction de l’heure à laquelle j’aurais fini mon dossier, et en fonction aussi du monde qu’il y aurait à la Poste, puisque je devais en sus aller poster le dossier.
Goldenlol.
Le lendemain, mon réveil a pas trop sonné, ou alors je l’ai pas trop entendu, n’importe, mais j’ai ouvert les yeux à neuf heures vingt deux. Suivant un calcul rapide, j’ai effectivement réalisé que j’avais vingt trois minutes pour me doucher, me laver les dents, mettre ma BB crème, et rajouter de l’anti cernes, parce que sinon c’est pas possible, mettre du parfum, mettre mes chaussures, partir, ET arriver.
Je suis donc arrivée à l’agence avec quarante minutes de retard, à cinq heures d’un rendu, ça me semble tellement une bonne option.
J’ai bossé comme une petite folle toute la matinée, à treize heures trente sept, je postais mon dossier, à quatorze heures vingt huit, j’étais chez moi, avec le papier, et à quinze heures douze, ma valise était bouclée (avec une quantité de choses ô combien inutiles dedans, par exemple huit débardeurs, pour trois jours, en hiver), et j’étais dans le métro, prête à tomber dans les pommes puisque je n’avais rien mangé depuis la veille, et que non, j’étais pas passée chez Gontran pour lui prendre des petits buns au curcuma, qui sont tellement BONS que je pourrais définitivement me nourrir exclusivement de ça (en rajoutant néanmoins du Babybel, et des yaourts au soja à la vanille).
Bien entendu, j’avais genre cinquante minutes d’avance à la gare (j’ai mangé des apple crumbles en attendant, Lili’s brownies, merci d’exister) et j’ai acheté des revues stupides que j’ai finies avant même de monter dans le train, j’ai passé les trois heures vingt du trajet en face d’un monsieur qui a commenté son tableur excel à voix haute pendant tout le voyage, et Dieu me préserve, je ne sais pas quel métier faisait le monsieur, mais j’veux pas faire pareil, à Bordeaux, ma petite soeur était sur le quai, il pleuvait (quelle est cette région?) je suis arrivée chez mes parents, ça sentait bon la tarte aux poireaux et le vélouté aux épinards.
J’ai montré à ma maman les papiers, je me suis fait gronder parce que j’avais fait ma tête de mule et que j’avais pris du papier doré (hi hi) mais comme elle était contente de me voir, ça faisait longtemps, c’est passé à l’aise.
On a bu l’apéro, on a mangé des tomates cerises, je me suis gavée de pain viking et j’ai donné tout mon linge sale à laver.
Dieu que c’est bon de rentrer chez ses parents.























9 Commentaires
Moi aussi j’ai mangé du pain viking ! Ca fait plaisir à lire. Des notes très personnelles comme celle ci ! On se perd parfois dans le blogging et raconter ce genre de moments fait du bien à tout le monde je crois <3
Maintenant on veut voir les photos du Noël bleu et doré !
les mamans c’est la vie. voilà
En un peu moins mouvementé (ou presque…) pour moi mais même conclusion : Dieu que c’est bon de rentrer chez ses parents… ^^
Bises.
j’adore tes récits, c’est un vrai régal à chaque fois, et j’ai une envie folle de gouter ce pain !
Joyeux Noël Camille!! Je viens de voir ton commentaire, c’est DINGUE que tu sois une adepte du barapain (et du schwarzbrot!), on s’y croisera peut-être
Oh que oui ! je viens de rentrer d’une semaine dans le havre de paix de chez mes parents et j’ai rien eu a pensé pendant une semaine c’était juste trop bon !
* Ally : ah, mais le pain viking, quoi, c’est TELLEMENT BON! (Et je suis d’accord avec le reste.)(et <3)
* Ginie : j'ai mandaté mon frère pour les photos, dés que je les ai : hop.
* Marinette : TOUT A FAIT.
* Célie : je vois qu'on est tous pareils
* Mamzelle carnetO : merci, merci! (il y en a un qui y ressemble un peu à la boulangerie 134RdT, rue de Turenne, dans le Marais, le Schwarzbrot dont Charlotte parle en bas!)
* Charlotte : vive le pain. ^^
* Laurie : c'est tellement ça.
=)
Un Rétrolien
[...] Carnet d’adresses « Pascua feliz para todos #1 [...]