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C’est (encore) toi, le pastel

So, les copains,

j’ai bien conscience que plus personne ne suit, dans mes épisodes de voyage à trois francs six sous, mais enfin, on va continuer. Ah, oui, au niveau des photographies de la ville, comme le soir, j’avais laissé mon matériel (ah ah) à l’hôtel, y’a pas. Donc je mets des photos pas de la soirée, quoi. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

Lisbonne, partie night, donc. Pour ceux qui ont la flemme de lire l’autre billet (même si franchement, c’est pas parce que c’est moi qui l’ai écrit, mais il était assez brillant), j’étais habillée en presque pétasse, j’ai pas aimé le pastel de Belem, et j’avais oublié mon vernis à ongles à la maison.

Quand on est parties du restaurant, on nous a proposé une coupe de champagne, mais on a dit non merci, avec un sourire, on avait plutôt envie d’aller boire du rhum. C’était foufou foufou, parce que dans les rues, c’était animé genre animé. Pavé, genre pavé aussi, mais finalement, entre le moment d’entrée dans le resto et le moment de sortie, ç’eut été étonnant de tout goudronner.
Anyway, je ne suis pas tombée une seule fois, si ça peut rassurer certaines personnes, même si j’ai eu quelques instants de frayeur.

On s’est donc un peu baladées dans les ruelles, il y avait des montagnes russes d’odeurs, ah, oui, ça oui (d’ailleurs, c’est étrange, mais à San Francisco, j’ai aussi noté beaucoup, beaucoup d’odeurs différentes dans la ville, alors que j’ai l’impression qu’à Paris, à part l’odeur des boulangeries, il n’y a rien de vraiment odorant)(sauf les gens dans le métro, mais je parle pas de ça)(beurk), pour arriver finalement au Music Box, un bar/boîte assez classe/branché.

On était sur la liste, ah ah, sauf que quand on est entrées, la charmante nana à l’entrée (mais c’est quoi ces jambes, BORDEL?) nous a expliqué que c’était tôt (environ minuit trente), encore, et qu’il n’y avait pas beaucoup de monde, mais allez y, je vous en prie. Le tout dans un français impeccable (et sans accent)(alors que quand j’ai essayé de dire obrigada à quelqu’un, il a rigolé), en nous tendant des tickets pour vous acheter des cocktails.
OH OH.

Un mojito plus tard (je suis persuadée que dans le mien, y’avait pas d’alcool, c’est pas possible sinon), on a décidé d’aller ailleurs, au Lux, qui est LA boîte où il faut aller, où il faut être vu, où il faut voir, où il faut tout.
Je suis jamais allée au Baron, tu vois, alors il fallait que je compense à l’étranger. On s’est un peu baladées avant, parce que d’après la nana de l’entrée, celle aux grande jambes, le Lux, il faut pas y aller avant 3h. Soit, on est allées sur le front de mer, y’avait des tas de poissons qui dormaient, j’avais jamais vu des poissons dormir, c’est finalement assez rigolo de regarder des poissons dormir, et puis avec Camille et Noémie, on est allées reboire des mojitos, alors que les trois autres compagnonnes sont parties SE COUCHER. Bouh.

Bref, avant d’aller au Lux, on s’est installées dans un petit bar tellement choupinou, sur une terrasse, un peu out of nowhere, en fait, où il y avait tour à tour de la musique pour déprimer, et l’autre tour, de la musique pour danser.

Ce mojito là, il avait de l’alcool, par contre.

Après, du coup, comme on avait les tickets d’entrée + de boissons des filles, bah on a décidé de les offrir aux 3 barmen qui étaient par là, histoire de. Je suis sûre qu’ils ont cru que c’était juste un plan qu’on les voulait dans nos lits après, mais NO WAY, même si ils avaient la longueur requise au niveau des cheveux. Le Lux, après, bon, c’était bien, c’était comme une boîte branchée, mais c’était bien, on a bu encore des mojitos (bonjour, je bois sans modération), et puis après, quand même, on était fatiguées, le petit déj’ était à 6h40, il était presque 4h30, on a dit qu’on rentrait.
La magie de Lisbonne, c’est de trouver un taxi en moins de 2 minutes, de payer moins de dix euros, et d’avoir un chauffeur qui s’est moqué de nous.

En arrivant dans l’hôtel, j’avais oublié comment c’était grand, et on voulait voir le Spa, parce qu’à 5h du matin, il me semble que c’est quelque chose de naturel. Bon, ils ont pas voulu nous ouvrir le Spa, alors on est allées visiter le lobby (n’importe quoi, alors qu’on avait un lit king size a utiliser), on a beaucoup rigolé, je pense qu’on a réveillé tout le monde (au moins) et finalement, on est allées au lit.

Moi j’ai pris une douche, parce que je suis incapable d’aller me coucher sans douche, et puis surtout parce que cette douche-là, je pense que tu as envie de l’utiliser non-stop. Après j’ai allumé la télé, juste pour dire que j’avais allumé la télé, je me suis mise dans les draps, j’ai laissé la petite lumière de dessous le lit (révolutionnaire) allumée, et j’ai fermé les yeux, pour les ouvrir genre 40 minutes plus tard, avec la récéption qui m’appelait pour aller me nourrir.
Il faut croire que le mot petit déjeuner a un pouvoir dingo sur moi, parce que vingt trois minutes plus tard, j’étais dans le restaurant, presque fraîche, et je remplissais mes quatre assiettes de fromages, de tartines, et de fruits frais. C’était le bonheur, le bonheur, le bonheur, et il y avait même des magdalenas, celles que je mangeais quand j’habitais à Madrid, et qui sont assez infâmes.

Et puis c’était l’heure de rentrer, on a pris le bus pour aller à l’aéroport, on a attendu trois heures, parce que l’avion était bloqué à cause du brouillard, mais comme on voyageait en business, on a pu attendre dans le lounge des gens riches, à manger un deuxième (puis un troisième, et un quatrième) petit déj, en regardant le rugby à la télé.
C’était vachement bien.
Et puis après, on a décollé, on a volé, on a atterri, on a pris les bagages, on a pris le RER (cruel retour à la réalité), on est rentrées, je suis allée m’acheter du fromage au piment d’Espelette, j’ai dormi, et le lendemain, je suis allée travailler, en disant de manière naturelle, ce week end? oh, oui, j’étais en boîte, à Lisbonne.

Vous aurez donc tous compris, j’ai adoré ce petit séjour express. Lisbonne est une ville que je connaissais un peu, j’y étais allée quand j’étais petite, mais de passage, comme ça, pof pof, et j’ai été ravie de constater qu’en fait c’était encore mieux que dans mes souvenirs. C’est à 2h de Paris, les gens sont sympas, la vie est pas très chère, les mojitos sont bons, bref, maintenant, j’ai juste envie d’y retourner un peu plus longtemps.

Et un grand grand merci à Noémie, de Chez les Filles, de nous avoir accompagnées là bas, d’avoir été absolument très chouette, et nous avoir offert ce petit séjour express au paradis!

Adresses // Trucs chouettes // Coeur coeur // Infos pratiques

Pour y aller : liaisons aériennes (ça fait rêver, hein, cette expression) Paris/Lisbonne avec TAP Portugal, genre 6 par jour, si j’ai bien compté.

Pasteis de Belem // rua de Belem, 84-92 (c’est grand) // à goûter, quand même, mais bon, voilà.
VIP Grand Lisboa Hôtel // avenida 5 de Outubro, 197 //  le kif sa race.
Cravo e Canela // rua da Barroca, 70 // le kif sa race, bis. Mangez du cheesecake, il est bon. Mangez aussi du curry de légumes, il est bon. (Mangez aussi des olives, elles sont bonnes)
Musicbox //  rua nova do Carvalho, 24 // concerts, bons mojitos, cigarettes (c’est à dire, je fume pas, mais ça fume dans le bar)
Menino do Rio // bar, terrasse, petits poissons, et gentils barmen
LuxFragil // avenida Infante D.Henrique, aramzen A, cais de Pedra a St Apolonia // voir, être vu, boire, être bu (?)

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9 Commentaires

  1. 28 octobre 2011 à 22:18 | Permalien

    Bon. Tu crois que la carte 12-30 elle fonctionne aussi sur les « liaisons aériennes » ?
    Non parce que je VEUX y aller !

  2. 29 octobre 2011 à 1:37 | Permalien

    Rahhh, tu me donnes envie d’y retourner !! J’ai kiffé, j’ai tout suivi à l’histoire. Je peux tout te re-raconter dans l’ordre même !

  3. 29 octobre 2011 à 10:30 | Permalien

    Ah ouais! Le « j’étais en boite à lisbonne ce we » ça claque trop ! ;-)
    (Dis j’ai le droit d’être jalouse ? ;-) )

  4. 29 octobre 2011 à 13:40 | Permalien

    moi j’ai adoré le pastel de Belem (mais en même temps quand il y a du sucre moi, hein)
    Obrigada

  5. 30 octobre 2011 à 0:16 | Permalien

    Holy crap, ça donne tellement envie. Et rien que pour le « ce week-end? oh rien, j’étais à Lisbonne ».

  6. Pul
    30 octobre 2011 à 12:03 | Permalien

    Je suis amoureuse de cette ville. Bon ok mon zhom est du coin… Ca aide.
    Mais tu dois absolument y retourner plus longtemps. Là t’as rien vu quoi !!
    Et pis il faut prendre le tran et à 1/4 d’heure tu te retrouves à Cascais… Deauville avec des palmiers et la chaleur de Cannes !! Jveux dire, nous à 1/4 d’heure de Paris on à Nanterre quoi… Et pis le Bairro Alto, l’Alfama, le jardin des Plantes, le pont du 25 avril, le Castello chepuqoi…. Les belvédères, les electrico (tram)….
    Ohlala j’ai encore envie d’y retourner !!
    Si tu cours encore, je te conseille le semi au mois de mars, je l’ai fait l’an passé : fantastico !

    Bejinhos !! (bejiniouj -> bisous)
    Até brève !

  7. 30 octobre 2011 à 15:13 | Permalien

    J’ai jamais entendu parler du baron (dit la fille qui est parisienne depuis dix ans, hum).

    Ça avait l’air bien sympa cette petite escapade, celles qui sont allées se coucher à 3H sont des petites joueuses ! :D

  8. 30 octobre 2011 à 22:05 | Permalien

    * Kriss : oh mais attends, on va se trouver des destinations aux petits oignons en France, tu vas ouar!
    * Christelle : je ne voudrais pas te détourner de tes objectifs perso, genre ton rôti, quand même!
    * Petite Parisienne : tu peux, oui, mais que parce que je suis consciente de ma chance! ^^
    * Frenchimalvi : une question me taraude cependant. Il y avait des céréales au p’tit déj, à Madère?
    * Laurelas : vraiment, cette partie, j’ai kiffé, ouais!
    * Pul : ben voilà, j’ai très envie de le faire cette année, le semi.. Mais y’a celui de Paris en mars aussi, et je suis déjà inscrite..
    * Annouchka : AH, ON EST D’ACCORD, pour les petites joueuses! ^^

  9. 13 novembre 2011 à 23:11 | Permalien

    Genre, comment avez-vous pu dire non merci à une coupe de Champagne? oO
    Je suis outrée

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