Aujourd’hui dans le récit,
comme c’est dimanche, on va encore une fois essayer d’aller manger des pancakes au Dottie’s. Ah, mais attendez, je coupe immédiatement le suspens, on est reparties de San Francisco sans Ipad, et sans goûter aux pancakes du Dottie’s. Je suis également repartie sans mari.
Voilà.
En vérité, on est allées bruncher au Ferry Building, parce que j’étais persuadée d’avoir lu quelque part que le marché se tenait aussi là bas les dimanches, ce qui, a priori, me semblait pas trop débile, puisqu’un dimanche, on va au marché.
Bon, mes indications se sont révélées fausses (mon Cartoville m’a fait quelques blagues du genre pendant tout le séjour, c’est ainsi qu’on a eu l’air assez connes quand on est allées au Yerba Buena, en comptant passer sans payer puisque c’était a priori le jour de gratuité, mais comme mon guide est un farfadet plaisantin, en fait non.)
Anyway, c’est ce jour-là que j’ai mangé, petita, les meilleures nectarines de la vie entière, petibé, le meilleur scone de la vie entière, et peticé, le meilleur scuffin de la vie entière.
Scuffin = un mélange entre un muffin et un scone, c’est à peu près la seule chose que j’ai pu comprendre, mais c’était une tuerie intergalactique. C’était fourré avec une compotée de nectarines. ROULOULOU, j’en rêve encore la nuit.
Enfin, quand j’arrive à dormir, parce que, promis, on en parlera, mais le jet lag, je suis encore complètement dedans. Je sais bien, ça fait genre un mois que je suis rentrée, mais je crois que mon corps en entier tente de me faire comprendre que je n’ai rien à faire dans un pays en GMT+1. (Peut-être aussi, effectivement, que comme je suis encore en mode touriste de la vacance d’été, mon corps n’est pas encore entré dans sa nouvelle phase d’addiction au Guronsan.)(Pas encore.)
Well, well, well. Ah, oui, j’allais oublier, mais pendant tout le brunch, qu’on avait décidé de prendre à emporter pour se poser sur un banc, en face de la baie, on a eu une copine mouette qui est venue nous, euh, comment dire…? Tu as déjà joué au jeu de fait voir qui c’est qui soutient le plus longtemps le regard ? Certainement oui, avec Kévin, au collège, par dessus ton cahier de mathématiques? Voilà, bon, bah maintenant, vous saurez que j’ai perdu à ce jeu contre une mouette. Je crois qu’elle en avait après mon scone, ou mon scuffin, ou celui de ma cousine, ou le cookie fourré à la nectarine de ma cousine.
A la fin, je l’avais presque baptisée (je pensais à Marie-Sophie) et j’allais presque la ramener chez moi. Notez qu’à ce stade là, je n’avais toujours pas pu finir de manger mon scone tranquille, parce que j’étais vraiment terrorisée qu’elle me sautasse dessus. Ce qui ne s’est pas produit, Dieu soit en location.
Après ça, on a fait une balade digestive (= du shopping) et j’ai failli acheter des pailles, un couteau spécial pour les avocats (révolutionnaire : trois parties, une pour couper l’avocat, une pour enlever le noyau, une pour racler la pulpe)(révolutionnaire, oui), du savon liquide en forme de bidon d’huile d’olive (5 kg), une spatule, parce qu’elle était trop douce, un mini fouet pour faire des cocktails, et des étoiles colorées en sucre. Que de l’utile.
Après tout ceci (= le shopping et vingt-deux cafés), nous sommes parties au MoMA, qui est une merveille. Bon, alors en fait, non, pas tout, évidemment, mais on est tombées sur une expo de design, « Less and More, The Design Ethos of Dieter Rams » qui était vraiment géniale, mais suis-je vraiment objective, je ne sais pas, parce que j’aime par dessus tout le design industriel (Dieter Rams a créé pas mal de produits Braun), et que la scénographie était, en plus, très réussie.
Il y avait également une expo photo « Face of our Time », qui était un peu plus irrégulièrement géniale, néanmoins, j’y ai découvert le travail de Jacob Aue Sobol, dont j’ai plus qu’adoré la photo qui suit. Je me rends compte que j’aime beaucoup beaucoup les expos de photo, mais qu’en revanche, je n’aime pas beaucoup beaucoup les portraits. (J’aime aussi beaucoup les Adidas.)
Le reste du musée est assez intéressant, je crois qu’il n’y a pas eu une seule salle qui m’a profondément laissée de marbre, comme ça m’arrive souvent. C’est à dire qu’également, le musée, réalisé par Mario Botta, est beau. C’est très lumineux, c’est clair, les espaces sont bien définis (déformation professionnelle) , y’a pas de « merdalors, c’est par où la sortie ». Va au Louvre, et reviens me faire un compte-rendu, mais j’ai mis, la dernière fois, 42 minutes à trouver la sortie.
OUI MADAME.
Bref. En sortant on était affamées, bien évidemment. On est tombées pile poil en face d’un resto là où on avait mangé quelques jours auparavant, sauf qu’on savait pas que c’était une chaîne, sinon on y serait probablement pas allées (grossière erreur, puisqu’aux Etats Unis, TOUT est une chaîne), donc comme on avait déjà commis l’erreur d’y aller en allant ainsi à l’encontre de nos principes de vie, on a décidé d’y retourner, juste pour voir si c’est aussi bon.
C’était aussi bon.
Et puis après, alors attends, jamais vous le croirez, mais on était nazes. Crevées, pas dans l’ambiance, il fallait faire un truc, sinon ça allait faire foirer le dimanche, quoi.
On est donc entrées chez Levi’s. LA boutique originale. Il y avait une méga promotion pour Labor Day (et visiblement, partout les boutiques affichaient des soldes pendant ce week end, mais c’est merveilleux!) : 100$ offerts à partir de 250$ d’achats.
Moi comme j’allais m’acheter mon iPad, j’avais dit pas de jeans, mais je t’accompagne, je pourrais toujours acheter des chaussettes, ou non, tiens, une chemise en jean.
Maria est venue nous voir, elle nous a dit Hi, my name is Maria, how are you today ? J’ai répondu fine, mais que comme j’avais pas mangé de pancakes, j’étais grognon, donc elle a mesuré mon tour de hanches, de taille, etc, pour me donner mon Curve ID. je suis Demi Curve, pour information, donc une fois que j’étais étiquettée, bah j’me suis dit autant aller regarder, quoi.
Bien évidemment, je suis ressortie de la cabine en me trouvant canonissime, jamais un jean ne m’avait fait un aussi beau cul, JE TE JURE. Du coup j’en ai pris deux, un Straight, tout simple, mais qui est tellement confortable que j’ai même envisagé de le porter pour prendre l’avion, et un boyfriend skinny, qui est une merveille de douceur et d’ajustage, j’ai l’impression d’être en jogging dedans.
Ma cousine a craqué aussi, autant dire que les 250$, à l’aise Blaise, c’est parfait.
Curieusement, après cet épisode, on était bien revigorées, donc on a continué à faire du shopping, puisqu’apparemment, c’était le Ciel qui nous envoyait des signaux. On a été très déçues par Banana Republic, on est allées voir les culottes chez Victoria’s Secret (mon dieu que c’est vulgaire)(bien sûr que oui, j’en ai acheté) j’ai voulu m’acheter des Stan Smith, mais bon, vraiment, à un moment donné, il faut savoir s’arrêter. (S’arrêter, c’est à dire se limiter à quelques tee-shirt chez Old Navy, et quelques tee-shirts chez American Eagle Outfitters, et en fait j’ai regretté de pas en avoir acheté plus, c’est pas du super produit original, mais depuis que je suis rentrée, je n’ai mis que ces tee-shirts tellement ils sont DOUX.)
Du coup, guess what ? Il était tard, on est allées boire des cocktails.


























8 Commentaires
Ah ouais, moi j’ai refusé qu’on me mesure le popotin et compagnie chez Levi’s, parce que je savais qu’on allait ensuite me fourguer un truc que j’aurai du mal à pas acheter tellement c’est trop fait pour moi pile poil d’la balle.
J’ai juste dit « no thanks, i’m not in the mood », et la dame est repartie plier ses jeans ailleurs sans broncher.
Non mais.
(et pourtant, j’ai pas rapporter d’Ipad non plus.) (… merde…)
Ahah, les scuffins, tu m’en apprends une belle tiens
J’ai claqué 100 dollars chez Victoria’s Secret le 1er jour de mon séjour à NYC. Je ne trouve pas que mes culottes soient particulièrement vulgaires, pourtant je n’aime pas les trucs vulgaires (faut dire que j’ai pris toute la collec des shorty en coton alors bon…).
Pas de Forever 21 à San Fransisco ?
Perso je m’achète beaucoup de fringues chez Old Navy, très bonne qualité, il faut dire que c’est une filière de Gap donc même qualité et prix plus petits. J’adore leur tenues de sport tout confort.
ah c’est vrai j’ai pas pensé à acheter un autre demi curve là bas, j’adore aussi cette coupe. Mais c’est tout parce que leur jeans levi’s là bas, zont pas les même couleurs, ni les même saveurs. Je préfère les européens
« Dieu soit en location » j’ai éclaté de rire. Camille, je t’aime.
Putain, aujourd’hui j’aime tout (enfin, d’hab aussi j’aime, là disons qu’aujourd’hui, je VEUX tout, même si c’est très malpoli de dire je veux) : les adidas, la photo, les salades, le scuffin, le levi’s qui fait des belles fesses que ça fait des mois que je veux aller en essayer un (ou deux, ou trois), des culottes vulgaires, les tshirts tout doux, toussa toussa…
Entre ça et le « canadien » Comptoir, tu vas me tuer du porte-monnaie, tu le sais, ça ? ^^
* Katia : franchement, j’étais pas trop dans le mood non plus, mais je regrette pas de m’être laissée prendre au jeu, je porte mes jeans plus que de raison, maintenant.
* Katia : ah ah, non, mais attends, tout n’est pas vulgaire, j’ai acheté les shortys aussi, c’était la seule chose potable, avec leur ligne de homewear toute douce, et les culottes en coton, mais après, franchement, le reste, j’ai trouvé un peu pupute! Et si, y’a un Forever 21, mais j’y étais déjà allée à NY, j’avais trouvé des trucs, mais rien de transcendant, et puis bon, il fallait choisir, aussi…
* Pancakes & Camembert : ah, je savais pas que c’était une filière de Gap! Encore mieux, j’adore Gap. Mais laisse moi te dire que je suis jalouse à 100% que tu vives à SF.
* Ally : ben je crois que ça fait 10 ans que j’ai pas acheté un Levi’s en France en fait…!
* Laurelas : hi hi hi hi hi hi hi (hi hi)
* Shalima : Levi’s, c’est la vie. Non mais vraiment. Le scuffin aussi, sérieusement, c’était orgamisque. Et le jean, ben vraiment, si tu peux en essayer, fais, fais, parce que j’ai vraiment trouvé ça… magique. (Levi’s, payez moi, bordel.)
Je plussoie les cocktails, je veux découvrir le concept des scuffins, et putain, ça c’est de la big salade de ouf!
Sinon, je veux très beaucoup aller ans les musée d’art contemporain américains, parce que bon, voilà…