BIEN.
Pour des raisons inhérentes à ma volonté, le récit ne sera pas forcément très bien organisé, et sans doute trop long. Parce que sinon, c’est pas trop moi.
Afin d’établir les cadres de ce voyage, je vais me permettre quelques explications qui sont assez peu utiles, mais enfin. Mon papa, avant de connaître ma maman, a vécu à San Francisco. Il m’en a toujours parlé avec des petites paillettes dans les yeux, et depuis très très longtemps je caresse le rêve d’y aller. Voilà.
Mais y aller, ça signifiait beaucoup pour moi, tu vois, un genre de chemin de Compostelle, mais dans le Pacifique, et avec des pancakes aux myrtilles, donc pas tout à fait pareil quand même, mais bon, voilà. Donc, je ne voulais pas y aller avec n’importe qui. Je voulais y aller avec ma cousine et avec ma petite soeur (avec mon grand frère, on se serait vite tapé dessus). Bon, ma petite soeur a été admise dans une école qui a eu l’idée incongrue de coller la rentrée scolaire le 29 août (VA SAVOIR), donc je n’y suis allée qu’avec ma cousine, qui, même si elle n’aime pas trop le rose, ni BBbrunes, est vachement chouette (sa collection de sacs Dreyfuss en est la première preuve).
Premier fun fact, on est arrivées à la bourre, ah ah, donc on a pas eu le temps d’acheter des petits beurre pour le voyage.
Bref, le vol, c’était comme un vol en avion, genre on redresse son siège, on relève la tablette, on éteint tous les appareils électroniques, on décolle, pof, on mange, on vole, on se détache pas, à cause des trous d’air potentiels, on remange encore, parce qu’on mange toujours beaucoup dans des avions, même si c’est assez infâme, je crois que le corps a cette capacité de trouver tout vachement exotique, dans un avion. On avait des lasagnes aux légumes, donc rien de fantastique, mais still, c’était bon. Après, on va faire pipi, ou pas, si on a peur (moi), on s’attache, on relève la tablette, on redresse son siège, on éteint tous les appareils électroniques, on atterri, et voilà. Genre un vol en avion, quoi.
Le pilote a été plutôt brillant, quand même, parce que son atterrissage à Philadelphia a été le meilleur atterrissage de ma vie, tout doux, comme sur du coton nuageux.
Figurez vous qu’aux Etats Unis, comme on avait une escale, on devait aller passer la douane, puis récupérer les bagages, pour repasser un contrôle de sécurité (pour ceux qui ont la capacité de s’auto-transformer en bombe avec des lasagnes aux légumes, je présume), puis remettre les bagages sur le tapis de San Francisco, bref, un joyeux bordel.
La douane aux Etats Unis, c’est une poème, aussi. Nous sommes tombées sur un douanier qui m’a un peu fait peur, il avait les lunettes un peu tordues, et une moustache, et il nous a posé un tas de questions, plus que pour mon oral de français.
Il aurait pu me demander la couleur de ma culotte, je crois que j’aurais répondu, tellement j’avais peur de répondre une mauvaise réponse. Ma cousine a dit qu’on allait faire du shopping « parce que c’était la meilleure réponse possible à faire avec un réel aplomb, dans une langue étrangère, en ayant peur ». Bon.
Sans compter que très personnellement, au fond de moi, je suis quelqu’un d’assez stressé au niveau des horaires, et savoir que nous ne disposions que de deux heures pour faire tout ce parcours me rendait un peu hystérique du temps. Mais ma cousine était la sérénité même (c’est sans doute parce qu’elle est allée fumer dix huit cigarettes entre les deux vols)(parfois j’aimerai bien être fumeuse, juste pour être sûre d’avoir un moment de non-stress)(à la place, je mange du chocolat, c’est pas une réussite).
Anyway, on a fini par réussir, on a tout bien fait comme il faut, et on a pu remonter dans l’autre avion, sauf que là, c’était un Airbus A-221, et que MISÈRE, il n’y avait pas d’écran de télé. Ni individuel, ni commun, ni dans les toualettes, ni rien, et qu’aux States, il faut payer son repas. AH AH AH. On a failli mourir de faim, avant même de voir le Golden Gate (plutôt mourir de faim avant de voir le Golden Gate que payer 8$ pour un cracker.)
NON, je n’exagère pas.
Je crois que j’ai dormi, parce que je ne me souviens d’aucun fun fact à raconter.
Bref, après, on est arrivées, excitées comme des pucées excitées, on a pris un taxi parce qu’on avait décidé, d’un comun accord pas vraiment exprimé, que ces 10 jours allaient être placés sous le signe du « on aura qu’à dire qu’on dépensera tout ce qu’on pourra, comme argent, d’accord? »)(j’ai très bien réussi.)
Puis on est arrivées à l’hôtel, on avait réservé une auberge de jeunesse, mais une chambre que à nous, quand même, avec une salle de bains que à nous aussi, on a été hyper hyper hyper agréablement surprises : le garçon de la réception était beau comme un soleil, déjà, l’hôtel était propre, pas exactement mignon, ni rien, mais très très bien placé, avec une jolie vue, et notre chambre était relativement grande.
Evidemment, on s’est ruées sur le garçon beau comme un soleil pour lui demander où manger quelque chose pas trop loin, il nous a jaugées, et nous a tout de suite dit qu’il think you need a huge burger. Bah il avait raison, du coup on est allées manger un burger. BENIS SOIENT LES ETATS UNIS de faire des veggie burgers à peu près partout. Une fois qu’on avait bien reconstitué le stock de gras, on a pu aller se coucher, heureuses, même si je crois qu’on réalisait pas encore vraiment qu’on était à San Francisco.
*To be continued*
(A ce propos de to be continued, etc etc, je pense que je vais avoir de quoi écrire environ 64 articles, alors pardon, ça risque beaucoup de vous énerver, mais j’ai envie d’écrire, et puis CACA, c’est mon blog, je fais ce que je veux)(peut-être je vous parlerai, entre temps, de mon nouveau masque à la guimauve.)(ah, et aujourd’hui y’a que des photos de ouatures/vélos, mais c’est parce que j’en ai pas pris de l’avion.)


























21 Commentaires
Vivement la suite !!
M’en fiche, je signe pour les 64 articles s’il le faut ! San Francisco vaut bien ça, nom de nom !
(ton passage à la douane m’aurait super fait flipper aussi, je crois) (tu prêtes ta cousine pour ses effets zénifiants ou c’est trop cher pour moi ?)
Ah. Moi j’attends les to be continued avec impatience. Je suis fanatiques Etats-Unis. Oui MADAME !
« des » Etats-Unis. C’est l’émotion, sans doute.
Je surkiffe tes photos de bagnoles, tu peux continuer !
la suiiiiite! je reve d’aller à SF! alors fais moi rever! lol
Oui vite la suite
J’hésite à m’évanouir de jalousie.
J’adooooore !! La suite, la suite !!
encore ! encore ! et je veux un hauling américain aussi !
OMG !!!
Comment tu vas nous faire rêver !
Ben alors !!?? Oukelé la suite ?? Nan pas DMC
Si c’est écrit sur ce ton là, je veux bien lire 100 articlessur SF
et ah, rien que pour la bouffe veggie, je rêve de vivre aux states parfois (mais okay, pas QUE pour ça)
Roooh moi j’adore les récits de voyage comme ça, surtout quand ils sont aussi drôles
C’est vrai qu’aux US les douaniers ne rigolent pas avec la sécurité, à l’aller j’ai été renvoyée direct derrière la ligne blanche parce que je voulais passer avec Hub mais qu’on est pas mariés (WTF ??). Et je zappe le passaga où tu dois enlever quasi toutes tes fringues, chaussures comprises … ET lever les bras en l’air pour que tout le monde t’admire bien comme il faut… Un grand moment hein !
Il avait l’air démentiel ton voyage, j’ai hâte de noter tes adresses !
c’est marrant j’ai ressenti le même stress entre philly et san francisco. Tu arrives, tu sais même pas où dans l’aéroport (histoire de savoir si ta gate d’après est loin ou pas..), tu attends 15 ans pour passer le contrôle. Heureusement pour moi yavait un mec et une fille français qui faisaient connaissance, çà shippait sévère, ca m’a changer les idées. Pis tu attends encore pour passer un 2eme contrôle de sécurité alors que ton vol est dans 30 min. Et personne ne te dis rien. Finalement je l’ai eu aussi. Mais au retour, aucun controle, aucune récupération de valise. C’est la fête. Du grand nawak. Enfin heureusement comme ca j’ai pu acheter un porte clé Liberty Bell en hommage à How I Met Your Mother.
Ah tu m’as fait rire avec la douane, j’ai beau faire l’aller retour deux fois par an entre SF et la France je ne m’habitue jamais a eux! Et ben j’ai beau avoir un visa de travail et ben ils me posent tjs 10 000 questions!!!! et j’ai toujours peur qu’ils ne me laissent pas passer!
Haaa! Je suis toute excitée à la lecture de ton billet, tu parviens carrément à nous plonger dans ton état d’esprit!
En revanche, moi j’aime pas les vols longs-courriers… Pis alors je sais pas si tu étais sur Air France, mais moi, sur cette compagnie, les plateaux repas me rendent toujours (très) malade…
Le douanier US a une grande capacité de te faire te sentir coupable d’un crime, alors que tu veux juste allez découvrir un bout de leur pays.
Tu serais prête à avouer le vol d’un carambar quand tu avais 5 ans.
A croire que c’est suspect de vouloir aller aux US de son plein gré!
Ils me font le coup à chaque passage de frontière !
* Juliette : Hi hi hi

* Shalima : ouaiiis, chic!
* Shalima again : non mais en vrai, j’étais morte de trouille, et elle aussi, hein, on a bien rigolé de nerfs, après! (mais c’est vrai que ma cousine elle est top, quand même)
* Violette : dans un an, j’habite là bas, tu pourras venir, avec Mireille, Cyclamen, et même Brian.
* Iss : je savais que ça allait plaire à certains!
* Nana : oui mon cpaitaine!
* Kriss :
* Mona : oh, non, steuple, reste!
* Manou : ça vient! ^^
* Marinette : oui, le hauling, je vais le faire, je pense, je vais profiter d’avoir un bon appareil photo pour bien filmer!
* Pul : ouais, je sais..
* Fran : t’es sûre?
* Laurelas : rhan, c’est gentil, ça! (moi, je veux y vivre, c’est définitif!)
* Annouchka : mais oui, toi aussi, tu as dû vivre la scène de la douane, indeed! Nous on a pu passer en même temps, parce qu’on a le même nom de famille, mais heureusement, sinon j’aurais été vraiment stressée!
* Ally : nous on avait un couple de français qui se disputait, c’était assez drôle aussi!
* Mlle A : 2 fois par an? TU VIENS DE M’ACHEVER.
* Lilith : non, on voyageait avec US Airways, mais les repas d’Air France ne me rendent pas plus malade, c’est infâme, mais bon, voilà!
* Carole BC : ah mais oui, si j’avais volé un Carambar quand j’étais petite, je lui aurais balancé, c’est sûr!
Pareil, j’ai fait escale à Charlotte
Et les questions à la douane te mettent tout de suite dans le bain.