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Hard to Explain.

(Ceci est un billet préambule, en toute logique, au billet plein de hiiii qui suivra.)

Ouais alors parce qu’en fait j’ai commencé à rédiger un billet long comme un jour sans pancakes, mais ça m’a enervée, alors j’ai tout effacé, donc voilà, après ça m’a encore plus enervée d’avoir effacé, mais enfin.
Donc, mercredi dernier j’étais au concert des Strokes, au Zénith. Je n’ai, bien évidemment aucun photo potable à sauver de ce concert, c’était couru d’avance, et je n’y allais pas pour faire un publi-reportage, CA SE SAURAIT.

Très objectivement, le concert m’a deçue à cause de la fin. C’est un peu con de rater la fin d’un concert, puisque c’est quand même l’impression qui reste, mais enfin. Même ma prof de danse dit toujours de jamais arrêter une diagonale sans fin, parce que c’est TUPOURRI. J’attendais beaucoup, beaucoup de ce concert, ça faisait quelques mois que j’attendais le 20 juillet avec une impatience mal dissimulée.
J’ai posé ma journée de congés à l’agence, mon boss a pas trop compris, il m’a demandé mais pourquoi tu veux un mercredi, c’est un peu inutile, non? Du coup je lui ai expliqué que c’était pour aller à un concert (de qui? Les Strokes? ah, je connais pas)(N’IMPORTE QUOI), et que voilà, donc il m’a demandé où était le concert parce qu’il supposait que du coup j’allais demander également le jeudi, donc je lui ai dit ben à Paris, et il m’a dit ah donc tu fais partie de ces groupies adolescentes qui sont dés le matin pour attendre leur groupe, bien bien bien.

J’ai un peu rougi, mais je n’ai pu qu’acquiescer. (Mais vous savez déjà qu’à l’agence ils me trouvent un peu folklorique et originale parfois, donc je crois que ça rajoute un peu de charme à mon charme)(et puis ils ont décidé de prolonger mon contrat d’un an, je suppose donc que je ne suis pas totalement folle à lier à leurs yeux)(je sais pas)(mais je suis contente, on va pouvoir manger encore plein d’Apéricubes sur la terrasse).

Donc mercredi j’étais devant le Zénith avec ma petite soeur, qui a fait l’aller-retour exprès pour ça, la seule personne capable de voyager en train sans valise, c’est elle, et après s’être fait piétiner pendant les deux premières chansons, parce qu’on était TOUT TOUT TOUT DEVANT dans la fosse, on a décidé qu’on préférait quand même suivre tout le concert dans la salle, et non pas depuis le camion des pompiers parce qu’on serait probablement mortes sous un fan un peu plus grand et avec des chaussures un peu plus résistantes que des Bensimon, donc on a un peu reculé (je ne raconterai pas comment j’ai, effectivement, vécu un moment de panique, quand j’ai vu que mon oeil gauche allait rentrer en collision avec le coude droit poilu de mon voisin de devant, et qu’à ce même moment, ma soeur hurlait parce qu’elle avait perdu sa chaussure, que mon sac était coincé entre deux gus un peu plus à gauche, et que ma soeur me tirait le bras pour reculer)(j’avais l’impression d’être dans trois sphères spatiales différentes, c’était plutôt étrange, et j’ai eu peur)(et pourtant, je ne suis pas agoraphobe)(enfin, sauf le midi, place de l’Opéra quand je n’aspire qu’à aller chercher ma salade quinoa-tomates sechées-féta-persil-abricots-poivrons-concombres*, et que je ne peux point passer parce que six cars et demi de touristes ont décidé de prendre des photos)(effectivement, à ce moment là, je suis agoraphobe, misanthrope, raciste, méchante, désagreable, et tout ça.)

(* il y a d’autres trucs dedans, mais je me souviens plus beaucoup.)

Bref, après, le concert était fantastique, on a dansé comme des folles, dans tous les concerts, il y a toujours quelqu’un devant qui semble être douze mille deux dans sa tête tellement il vit le concert, hein? Ce soir là, c’était nous. C’est à dire que oui, il y en avait d’autres, hein, mais ils étaient concentrés devant, là où les gens se font écraser, donc.

Et voilà, et donc, ils se sont cassés sans mot dire, Julian, il a juste à un moment « je vous aime », j’ai bien compris que ça s’adressait à moi uniquement, mais qu’il était trop pudique pour le dire, mais je le sais, Jules, je t’aime aussi, très fort, très fort, mais étais-tu obligé de partir sans dire au revoir, franchement?

(Mais c’était quand même le plus beau concert de ma vie, il va sans dire, hein.)(évidemment.)

Et comme je ne suis que bonté, tout de même, voici le live des Strokes au Paléo Festival. VOUALA.

The Strokes, Paléo Festival Nyon 2011 (concert… par paleo

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7 Commentaires

  1. 23 juillet 2011 à 15:45 | Permalien

    Quand tu veux assister à un concert de ce type de la fosse, il faut y aller avec un mec de mon gabarit qui fait barrage autour de toi !
    Si tu viens à Rock En Seine je te montrerais…

  2. 23 juillet 2011 à 21:50 | Permalien

    Ah oui j’ai lu qu’ils étaient super tous fâchés entre eux et que du coup c’est pour ça qu’ils parlaient pas sur scène, c’est trop dommage :/

  3. 24 juillet 2011 à 14:21 | Permalien

    Sans faire de la pub, mais uniquement parce que mon binôme de blog, Nico, prend des jolies photos, voici « ses » Strokes au Zénith: http://www.nicolasbrunet.fr/blog/?p=746

    Et que j’aime bien revivre les bons moments en soupirant devant des clichés, mais avec des pancakes, alors sûrement que les autres aussi…

    (Et moi, j’y étais paaaaaaas!)

  4. 24 juillet 2011 à 21:59 | Permalien

    Même si je ne partage pas ta folie des strokes, je comprends ton enthousiasme! (et ta déception si la fin était bidon). :)
    Un souvenir que ta soeur et toi garderez longtemps dedans vos coeurs! Ce doit être chouette de partager ça!!

    Sinon, je veux bien gouter à ta « salade quinoa-tomates séchées-féta-persil-abricots-poivrons-concombres » avec un autre truc inconnu dedans!

  5. 25 juillet 2011 à 7:46 | Permalien

    Han mais tu restes dans ta boîte un an de plus alors ??!

  6. 25 juillet 2011 à 13:28 | Permalien

    Ah mais c’est donc ca les Strokes!
    Mais je connais et je kiffe aussi!!! ^^
    (ahem)

  7. 25 juillet 2011 à 14:46 | Permalien

    han la honte, je ne connais même pas les Strokes :/ Je dois être trop vieille….

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