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Just a perfect day. (C’est pas de moi, ça.)

Aujourd’hui, ça a été presque pas loin une journée parfaite.

Pourtant c’était pas gagné, les copains, hein, parce que je me suis réveillée en sursaut (genre en sursaut, en vrai sursaut quoi) à 8h43. J’ai pas compris, mes quatre réveils avaient bien sonné, mais pouf, j’ai pas trop entendu. (Ca doit être à cause de que la veille je m’étais couchée tardivement). Ma douche a été une catastrophe (il faut que je te raconte comment mon ampoule de salle de bain a en fait un faux contact, et donc, ne marche pas)(je me douche dans le noir, c’est pas génial, pour choisir mon gel douche parmi les 23 qui squattent mon rebord de douche, je dois tous les sentir. ma douche, d’habituellement seize minutes trente, dure en ce moment vingt huit minutes.)(8h43+28 minutes, calcule, je suis à la bourre.)(jour parfait -1.)

Et puis, je suis arrivée au travail, comme tous les vendredi depuis 8 mois (DINGUE PUTAIN)(huit mois, tu te rends compte?), et on a décidé qu’on allait ramener les échantillons de moquette empruntés quelques semaines plus tôt.
Il faisait beau, c’était plutôt chouette.(jour parfait +1 .)
Mais après, tu vois, on est allées à Monoprix pour acheter des cochonneries pour accompagner le rosé quand on prend l’apéro sur la terrasse, et du coup, j’ai pris une salade à manger après. (Non mais en vrai ça compte dans le récit, hein, c’est pas juste pour écrire.)
J’avais pas envie de travailler. (jour parfait -1), il faisait trop chaud à l’agence (jour parfait – 1), la nana de la radio était plutôt débile (jour parfait -1) et au final, ma salade était infâme, et m’est restée sur l’estomac tout l’après midi. (jour parfait -1)(on en est à pas mal de négatif, là.)

Et pourtant, pourtant.
A 18h55, j’ai rangé mes affaires, je suis partie, j’avais un rendez vous, loin. Enfin, de l’autre côté de la Seine. J’y suis allée en vélo, et j’ai eu l’impression, entre l’aller et le retour, de découvrir vraiment Paris, et de me rendre compte de la chance que j’ai de vivre dans une ville aussi belle. Je ne vais que très rarement dans le quartier d’Ecole Militaire/Invalides, j’ai pas grand chose à y faire, ça me semble trop coincé, trop strict, trop carré, comme quartier, pour apprécier y être. Et pourtant, j’ai posé mon vélo, j’ai fini à pied, pour mieux profiter. J’ai gouté -enfin- aux pains de Secco (ça faisait au bas mot un an que je voulais y aller)(au passage, lis ce billet sur cette boulangerie, je l’ai adoré), mon coca était bon, mon rendez-vous était très intéressant (t’emballe pas, c’était pour mon mémoire, c’était pas sexuel comme rendez vous).

Au retour, je suis passée par l’avenue Bosquet, par la rue Saint Dominique, par les jolis bâtiments qui abritent sans doute de très riches fonctionnaires, qui ont des 607 avec chauffeur.

Je me suis arrêtée aux Tuileries, des gens jouaient à la pétanque (à la pétanque. SERIOUSLY. J’ai failli leur demander de m’adopter, je vise hyper bien le cochonnet, je pense que dans une autre vie, j’étais poissonnière à Marseille, et le dimanche, je coachais les papys pour tirer. Enfin, ou pointer. Enfin, tu vois). J’ai voulu prendre des photos, mais ça rendait pas du tout ce que je ressentais, j’étais juste bien, et ça faisait du temps que je m’étais pas sentie aussi sereine.

Mon mémoire me passionne, le sujet que j’ai choisi peut m’emmener assez loin, après, plus tard, quand je serai grande, j’ai eu une grande discussion avec ma collègue I., et j’avais une jupe corail. Enfin, corail pastel. Enfin, couleur bâtarde. Mais jolie. Et une barrette à fleurs.

En rentrant chez moi, les touristes allemands ne m’ont même pas énervée, alors qu’en général, je les supporte pas (ils parlent trop fort, et aiment trop la bière pour être d’honnêtes gentilshommes)(mais j’aime bien la Bavière)(et j’aime bien dire du bist ein Papagei). Les apprentis racaillous de mon quartier ne m’ont même pas énervée quand ils m’ont dit que j’étais trop bonne, zyva. (ET TA SOEUR?)

Les caisses automatiques du Simply Market ne m’ont même pas énervée alors que d’ordinaire, c’est bien le premier truc qui me fout en rogne, ces conneries. (la voix dit à chaque scannage veuillez déposer l’article dans le panier s’il vous plait. A. Chaque. Article. Scanné.)
Le fait que mon appart’ soit un champ de bataille après une récolte de tomates fructueuse ne m’a pas énervée, pas plus que le fait de me rendre compte que j’ai encore oublié d’aller à la poste, à la pharmacie, d’appeler l’ophtalmo/le dentiste/le gynéco/le dermato, ni même le fait d’avoir une ampoule de salle de bain qui ne marche pas.

La boucle est bouclée. C’était une de ces journées, sans vraiment rien de parfait, mais qui au fond, sans le vouloir peut-être, sont parfaites.

 

Découvrez la playlist A Perfect Day avec Meaghan Smith

 

 

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8 Commentaires

  1. 23 avril 2011 à 0:46 | Permalien

    Une pensée pour Claude François et l’ampoule de sa salle de bains.

  2. 23 avril 2011 à 10:09 | Permalien

    Il suffit de peu au final pour qu’un jour moyen se rapproche de la perfection. Et ça, en plus d’être rassurant, c’est magique.
    (si t’es dans les parages Andernosiens un jour promis on fait une pétanque)

  3. 24 avril 2011 à 9:06 | Permalien

    Ton billet me donne envie d’aller faire une pétanque aux Tuileries !! On se fait ça quand ?

  4. Morgane
    24 avril 2011 à 12:08 | Permalien

    Joli récit =). La dernière phrase est juste géniale, c’est très bien dit, j’adore ^^ =).
    Sinon une boulangerie géniale, il y en a une en Bretagne aussi, sur le port de Locmariaquer (en plus le port, ça ajoute le paysage à la gourmandise!) ils y servent des glaces et des meringues énormes, à se damner ^^.

  5. 24 avril 2011 à 13:37 | Permalien

    Hihi, ça doit être drôle à voir, quand tu sens tes gels douche. Ah mais non, il fait noir, on ne te voit pas. J’aime bien prendre ma douche dans le presque noir avec juste une bougie, c’est chouette.

  6. 24 avril 2011 à 21:37 | Permalien

    @ Ginie : Claude est presque parti : j’ai changé une des ampoules.
    @ Cherrylou : oh, mais avec plaisir, dés que je rentre chez mes parents, j’apporte mes boules. (hi hi)
    @ Vert Cerise : TOUT DE SUITE. (Bon, mais carrément, oui, oui, tu as un jeu?)
    @ Morgane : une boulangerie géniale, ça peut faire une journée géniale, c’est dingue.
    @ NinaSotteFille : tu sais que j’avais pas pensé à mettre de bougies? J’en ai mis, du coup, ce soir pour me doucher, c’était rigolo, j’adore!

  7. 25 avril 2011 à 20:38 | Permalien

    Un billet qui sent bon l’accomplissement personnel.
    J’aime te lire comme ça :)

  8. 27 avril 2011 à 11:45 | Permalien

    Ich bin ein Papagei!! Cette phrase est juste mythique. J’imagine que c’était une phrase de ta première leçon en allemand?
    Moi c’était « Tobias und Liselotte spielen Federball » bah ouais, ils avaient toujours tendance à jouer au Federball dans les cours d’allemand.
    J’ai passé 9 mois de stage rue Cognacq Jay et j’aime bcp ce quartier au charme bourgeois. Les boutiques de la rue Saint Dominique sont une vraie tuerie pour le porte-monnaie!!

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