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Sans titre (mais attention, humeur qui fait du boudin)

Tu sais quoi?

Ce week end a été une daube sans nom.

Pourtant, ça commençait drôlement bien, samedi matin, j’étais encore en train de chantonner le concert de la veille, je suis partie à la salle de sport, j’ai très très très très bien couru, et tout.

Après je suis allée à la Biocoop, pour acheter un tas de trucs vachement sains, genre des graines de courge, et tout (c’est vachement bon, les graines de courge, en apéro, au lieu de manger des cacahuètes, c’est bon)(et puis le reste du temps, c’est bon aussi.)(les cacahuètes aussi).
A la caisse, la dame m’a demandé si je voulais une carte de fidélité, et comme les cartes de fidélité, c’est un peu ma passion dans la vie, j’ai dit oui, bien sûr.
Elle m’a demandé si je « cumulais 100 euros d’achat dans le mois, au moins? ». J’ai failli lui dire que vu que pour un pot de miel et 200g de graines de courges, je venais de lui lâcher 28 euros cinquante, je pensais que les 100 euros, ouais, easy, je les sortais.
Comme je suis assez polie, je lui ai juste dit avec un sourire entendu « oh, je pense que oui ».

(Tu parles, je sais pertinemment que je vais jamais y remettre les pieds, je préfère aller acheter des cochonneries au supermarché où le paquet de sablé ne coûte pas l’équivalent du PIB de l’Ethiopie, je peux en acheter plus, ça s’appelle dépenser moins pour manger plus.)

Bref, après, je suis rentrée en vélo, et sa mère, il fait froid, et puis je me suis mise à travailler.
Ah ah, c’est en gros à partir de là que mon week end a commencé à décliner sur la pente du « je sens que ça va être un week end à chier ».

Mon gros problème actuel c’est que pour mon projet de scéno, j’ai une idée excellente, je sais qu’elle est parfaite, elle est totalement claire dans mon esprit, et quand je ferme les yeux, j’ai envie de me faire l’amour tellement je me trouve brillante, mais le souci, c’est que quand j’ouvre les yeux et que je veux prendre mon crayon à papier pour dessiner ça, ça merde instantanément.
Du coup j’ai un peu moins envie de me faire l’amour, parce que je me trouve désespérément nulle.

Voilà, alors ça a été ça pendant environ tout le week end, sauf le dimanche matin, le dimanche matin, je suis allée faire de la zumba, pour me défouler, et après je suis allée à la laverie (par moins trois degrés, essaie, tu verras, c’est DRÔLE de retrouver tes culottes congelées.)

Enfin bref, tout ça pour dire que pour me consoler, j’ai fait des scones avec de la purée de noisettes, et je crois que désormais, je veux me réincarner en scone quand je serai morte.

(Si tu es sage, mercredi je te parlerai d’une très jolie nouvelle marque, qui fait des bijoux de tête, et qui m’a fait tomber en pâmoison devant)(et en plus elles font des chouettes gâteaux au chocolat.)

PS : ah, oui, j’ai pas écrit ça pour récolter juste des hugs de réconfort (mais vas y, tu peux m’en faire quand même, hein?), je sais que c’est un passage à vide, et je sais aussi que d’ici deux semaines, quand j’aurais, petia, passé un week end avec le poisson rouge de ma sœur et de sa coloc’, et petibé, passé une semaine à faire visiter Paris à la sus-nommée coloc’, puis à manger des pancakes à Londres avec la sus-nommée sœur, ça sera la fête du sourire, et je te ferai des blagues comme jamais tu en as vu.
Mais en attendant, bah ça va pas, et comme je veux pas appeler ma maman pour lui dire, tu comprends, je le dis ici.

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14 Commentaires

  1. 1 février 2011 à 0:19 | Permalien

    Je te ferai un hug en vrai, ce week end.
    Parceque même quand t’es mal, tes billets
    me font sourire.

  2. 1 février 2011 à 0:25 | Permalien

    j’adore te lire, ça me fait sourire, et comme le lundi soir et le mardi sont des journées de cauchemar pour moi, parce que je suis trop loin de mon chéri et que du coup je déprime et que c’est plus fort que moi, alors j’aime bien lire ta collec de cartes de fidélité et ta réincarnation en scones noisettes, pendant que je surfouille au lieu d’envoyer 56 cartes de voeux exactement et que je bois du thé, des infusions et des trucs pour me réchauffer et me servir de doudou.

  3. 1 février 2011 à 0:25 | Permalien

    ** câlins ** (des gros) (et avec des sablés dedans)

  4. 1 février 2011 à 0:33 | Permalien

    Ca m’a fait sourire ta façon de raconter .. euh, non pas que ton week end pourrave m’éclate, mais que juste, c’est tellement réel, que oui, on a tous des idées supers très claires dans notre tête qui ne sortent jamais comme il faut (et là, c’est le grand rhâââ de désespoir) et qu’effectivement la laverie en hiver c’est le mal !
    Donc, rien que pour ça, tu les mérites tes méga hugs avec chantilly power et un arc en ciel en plein hiver ! allez zou ! Tout ça pour toi !
    des bises la miss

  5. 1 février 2011 à 1:16 | Permalien

    *hug*
    Ce que je me dis dans ces moments là (et j’ai eu mon lot ces derniers mois, je te rassure), c’est: ça aussi, ça passera. Parce que c’est vrai. Ça aussi, ça passera.
    *hug*
    (Et des bises)

  6. 1 février 2011 à 11:35 | Permalien

    hug minuscule… ce n’est qu’une panne d’inspiration (oui je sais pas sympa mais je suis un peu cernée par des cancers, des divorces et autres, donc si tu veux je relativise)

  7. 1 février 2011 à 12:25 | Permalien

    ouéééé le bijoux de tête, je veux, je veux, je veux !
    et tiens vla ton hug de réconfort !

  8. 1 février 2011 à 13:47 | Permalien

    Je compatis totalement… parfois je commence à écrire, j’ai les mots en tête, le thème, ça paraît bien parti, une mélodie qui défonce sa race, un couplet bien, un refrain bien bien, tu vois.

    L’euphorie passée tu réécoutes et on dirait Vincent Delerm qui interprète du Christophe Maé.

    C’est chiant de pas arriver à matérialiser ce qui se trouve dans ta tronche, mais quand tu y arrives, nom d’un koala en skate, tu te sens le roi du monde.

    Tout ça pour dire : (compassion) + (hug) + (scone aux myrtilles) + (coca frais) + (petit gizmo qui chante)

    Et puis tu passes quand tu veux, j’ai un lave-linge.

    (si on m’avait dit qu’un jour je conclurais post avec cette phrase…)

  9. 1 février 2011 à 15:00 | Permalien

    Ben des hugs tout plein, rien que parce qu’en plus de tes culottes, t’as du laver ma serviette, et si j’avais su qu’il ferait si froid ce week-end et qu’elle allait finir en glaçon, ben j’aurais utilisé des kleenex !
    (et vivement London, vous me faites envie, toutes, à y aller !) (l’envie, c’est la vie)

  10. 1 février 2011 à 15:46 | Permalien

    J’ai trouvé ton billet souriant malgré le côté pas le moral qui s’en dégage (et la photo wouah). Y’a des jours comme ça, vivement Londres alors ! Et puisque tu as réussi les scones, à défaut d’illustrer tes idées, donne la recette ;-)

  11. 1 février 2011 à 15:53 | Permalien

    Je comprends ce que tu veux dire…
    J’ai aussi tout pleins de scenarii dans la tête mais dès que je tente de taper sur mon clavier, tout devient nul …
    Puis y a toujours un truc pour me déconcentrer, me faire perdre le fil…

    Bisou

  12. 1 février 2011 à 17:19 | Permalien

    Han ,cette vie parallèle qu’on mène. Je suis à Paris, je vais à Londres et je suis au fond du trou (enfin je marseillise un peu là)

    Allez un hug pour toi

  13. 2 février 2011 à 19:31 | Permalien

    Allez courage Camille! Tout vient à point à qui sait attendre (genre)
    Bibi

  14. 2 février 2011 à 19:45 | Permalien

    Les graines de courges, c’est aussi ma passion. Amen et bon courage pour ton projet!

Un Rétrolien

  1. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Shelly Plath, Peet Yssel. Peet Yssel a dit: C'était un mauvais week end. | fashion gazette http://bit.ly/h1zIfg [...]

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