Tu sais à quel point le dimanche soir
est un soir maudit pour tout le monde, à partir du moment où ça veut dire que c’est la fin de week end.
Évidemment, quand j’avais 8 ans, c’était fantastique, parce que ça voulait dire que j’allais retourner à l’école voir les copains, qu’on allait pouvoir rejouer au football (le week end, j’arrivais très difficilement à faire admettre à mon frère que OUI MOSSIEUR, je veux jouer avec toi.).
Mais c’est bien tout.
Maintenant, le dimanche, j’adore cette journée parce que c’est le seul jour où je culpabilise pas trop si je reste cloitrée chez moi toute la journée, à travailler.
Nan mais si, le samedi, genre, si je travaille toute la journée chez moi, je suis mal mal, parce qu’après je me dis si ça se trouve, ben si t’étais allée à H&M aujourd’hui, bah t’aurais trouvé une trop belle paire de chaussettes.
En général, je fais ce raisonnement avant que H&M ne ferme, comme ça je peux me rattraper, enfiler un legging noir (ça affine un max les jambes) et un pull, sauter dans mes bottes de pluie, et partir voir si les chaussettes sont jolies.
En général, je reviens avec un pull, un pantalon, une jupe, trois culottes, un pain au raisins, 200g de Comté fruité. Jamais de chaussette.
Mais il fallait aller voir.
Mais depuis quelques temps, le dimanche, comme tout le monde, j’aime pas, je déprime surtout parce que je suis dans un état d’esprit, en ce moment, de haine totale envers mon appartement.
Il est trop petit, mal fichu, la peinture jaune pâle des murs me fait vomir, les tomettes au sol sont dans un état lamentable, mon frigo est cassé, l’ampoule de la salle de bains a ENCORE grillé, et mon vasistas est noir d’humidité.
Ma proprio fait la morte dans sa province, et moi, je pleure quand je passe plus de deux heures à regarder mon palais.
(Evidemment, j’exagère un brin, pour le récit.)
Du coup, aujourd’hui, après un brunch de huit heures, le meilleur de tout Paris, avec des muffins anglais à mourir, des œufs brouillés qui défoncent, et des scones orgasmiques (là, par contre, j’exagère pas), j’ai décidé que j’allais ranger un peu, histoire de.
(Demain je te raconterai dans quel état de nerfs j’ai été pendant ma journée de samedi.)(une sombre histoire de PC.)
Trois heures après, huit sacs poubelles descendus, contenant chacun l’équivalent de douze cartons « je mets là en attendant de voir si vraiment je jette ou si peut-être un jour je vais en avoir besoin à nouveau » et autant de cartons remplis de BOUGIES (j’aimerai qu’un psychologue comportementalisme se penche sur la question, et m’explique dans quel but une personne peut collectionner les bougies sans JAMAIS les allumer)(j’en ai jeté soixante trois)(médite là dessus), donc, j’ai au moins rangé ma bibliothèque.
Bah putain, j’étais TELLEMENT fière, que j’ai pris mon tabouret, et je me suis assise pendant vingt minutes, à regarder le rangement.





















11 Commentaires
Et tu as retrouvé ton gant!
Bref, je ne suis pas brunch, parce que dans ma vie à moi, le dimanche est réservé aux séances de ciné. Mais je gouterais bien de toutes ces bonnes choses, quand même.
(et je retiens le lien)
Ça fait du bien de te lire pendant ma maladie. Bravo pour la motivation rangement !
(J’ai un autre problème que toi avec les bougies, tu veux que je te raconte?)
Nan mais 63 !!! Vraiment ? ou tu exagères un peu pour cette partie du récit ?
Naaaaan, t’as pas jeté des bougies neuves quand même ? Fallait les garder pour lancer la mode de la fête des lumières à Paris. En janvier. Malin, non ?
63 bougies !? Waouh! Mais il devait y en avoir partout dans ton studio ^^
Hmm… des scones orgasmiques?! Ça me donne une bonne raison d’aller à Paris tiens.
Faut voir le côté positif des choses : tu trouves ton appart moisi mais au moins t’as la chance d’avoir un toit en plein Paris (la plus belle ville du monde y paraît)
D’ailleurs, quand est-ce que tu m’invites ? :d
@ LIlith : right, j’ai trouvé mon gant : bonheur. Mais tu sais, le bruns, c’est pas forcé que ça dure une après midi entière, hein, on peut faire brunch+ciné! (et à mon avis, c’est le meilleur dimanche qui soit.)
@ Christelle : bisou-bisou-de-j’espère-que-ça-va-mieux!
@ B. : oui.
@ Vert Cerise : bon, ok, j’exagère UN PEU. (j’en ai jeté, en vrai, une trentaine, quand même!)
@ Shalima : ah putain, oui, mais non, parce que ça passe pas sur mon balcon. (Enfin, sur mon rebord de fenêtre, hein…)
@ MissBrownie : disons qu’elles étaient rangées dans des cartons, des boîtes, et tout, mais au bout dunu moment, hein, voilà.
@ Cyl’ : hu hu hu, les scones, c’est la vie.
@ Annouchka : c’est vrai, je râle, MAIS je suis dans un chouette quartier que j’aime, et je suis à Paris. (Tu viens quand tu veux)(enfin, en me prévenant 2 semaines avant, le temps que je range, quoi….!)
Alors, les bougies, j’aime bien mais j’ai une peur bizarre qui fait qu’elle doivent toutes avoir été allumées au moins une fois (parce que psychologiquement je me dis qu’elles auront moins envie de combustion spontanée. JE SAIS.)
ET
elles ne doivent pas être stockées à côté de papier ou de prises électrique s’il n’y a pas une épaisseur d’autre choses entre elles et le papier et deux épaisseurs avec les prises électriques.
Voilà…
En général, le dimanche et surtout après avoir brunché, je me couche sur mon canapé et je ne bouge plus jusqu’à ce qu’il soit l’heure d’aller dormir.
C’est même carrément devenu un principe de vie.