Bien.
Mes petits troubadours en laine de verre, l’heure est grave.
(Avant que vous ne posiez la question, non, on n’est pas allées au casino)(voilà, ça, c’est fait.)
Tout à l’heure, je m’ennuyais un peu au boulot (cette phrase = pléonasme), alors comme j’avais prévu le coup, j’avais emporté mon vernis à ongles, le rose, mon nouveau, que j’ai acheté un jour où je sais plus trop, ça devait pas aller très fort, parce que quand je l’observe avec attention, je me dis qu’une journée normale n’aurait jamais pu se terminer par l’achat d’un tel vernis.
Mais en fait j’en suis plutôt contente, il est joli, il tient pas trop trop bien, mais je m’en fiche, j’aime bien changer les couleurs souvent, et puis je me lave les mains au moins soixante seize fois par jour, donc je suis pas forcément un modèle de base pour les tests.
Et puis le flacon est joli, aussi.
Avant même d’aller plus loin, la réponse est non, ça n’est absolument pas une bonne idée, de se vernir les ongles sur son lieu de travail.
Voyez-vous, j’avais prévu un peu mon affaire, j’avais plus qu’à polir un peu les ongles avant d’appliquer le vernis (AH, j’avais même limé mes ongles AVANT). Donc, ni une, ni deux, je m’installe, je me polis les ongles, tout en jetant de temps à autre un regard aux alentours pour voir si le boss ne passe pas vérifier que tout va bien par ici.
De temps à autre = toutes les deux secondes.
J’ai un ongle un peu trop poli, j’ai oublié de changer de doigt au bout de six regards jetés aux alentours.
Donc une fois que c’était fait, hop, j’ouvre discrètement le flacon de vernis, et je commence, tout doucement, doigt par doigt, en marquant une pause d’environ trois minutes entre chaque, pour ne pas éveiller les soupçons.
La main gauche, c’est fait, passons à la droite.
Premier doigt, parfait. Enfin, parfait, dans mon langage d’ongles, ça veut dire pas exactement génial, mais pour les ongles, je me contente de ça. (Pour le reste, non, j’ai une idée de la perfection assez présente dans ma conception de la vie)(parfois, ça me joue des tours.)
Deuxième doigt, fait, excellent, excellent, plus que trois, bien.
Et donc ici, là, c’est le moment où, normalement, vous êtes tous en suspens. Si c’est pas le cas, j’ai mal fait mon boulot.
Mais c’est donc aussi à ce moment là où le boss est arrivé.
Pour me dire bonjour.
En me serrant la main.
(La morale de l’histoire c’est que même si en rentrant chez moi, j’ai tout enlevé parce que c’était un travail de pigeon handicapé, ma pose de vernis, au moins, ça m’aura permis de passer trente trois minutes de mon temps sans regarder l’heure.)
(La deuxième morale, c’est que c’est rudement bien d’habiter au cinquième étage, ça donne des jolies photos de rue.)






















11 Commentaires
le vernis au boulot c’est chaud meme si des fois j’aimerai !!
j’ai deja fait le dissolvant par contre avec les lingettes ELF…
Attends, attends, attends, ça avait eu le temps de sécher ou ton boss a fini la journée avec des décalcomanies rose pétant sur ses boutons de manchettes ? Pitain, le stress !!!
J’ai jamais osé le vernis au boulot…
J’y ai pensé, maintes fois, eu très, très envie, emmené les flacons mais non j’ai jamais franchi le pas
@Misschocorêve : oh, tiens, c’est bien, ça, les lingettes dissolvant… ELF, à nous deux mon ami.
@ Shalima : c’était pas sec. Je ne sais pas par quel miracle je ne lui en ai pas foutu une seule goutte. Mais j’ai eu la trouille de ma vie, en fait. (bon, presque).
@ Marie : teste, c’est amusant aussi, de braver les interdits!
jolie vue, ça c’est sur! Mais risqué comme défi, le vernissage au boulot…
(Cela dit, tu as bien fait ton boulot, j’étais pleine de frissons dans mon corps)
T’as eu de la chance que la main de ton boss ne soit pas rose.
Vernir mes ongles me demande tellement de concentration que j’aurai été incapable de le faire dans ton contexte.
Quel suspens… Tu vois, c’est typiquement le genre de trucs que je serais pas capable de faire, paralysée par la trouille de me faire prendre… pffff…
3 minutes entre chaque doigt c’est pas un peu long ?
Tu fais une main et ensuite l’autre et ensuite tu repasses une deuxième couche, tu t’emmerdes poins.
je l’aime ce vernis
Et une bonne raison de plus d’être free-lance, une ! Je suis comme folle côté vernis, Sephora – et donc OPI – vient de s’installer à 100 mètres de chez moi…
(je pense à toi, là, je viens de zapper pour la première fois de l’été sur la maison de Secret Story…)
le vernis c’est comme l’eye liner: faut beaucoup s’entraîner pour réussir.
(ça fait limite citaiton philo, vous trouvez pas
)