Alors en fait, quand ma petite sœur vient à Paris me voir
je mets toujours des plombes à ce que mon estomac soit de nouveau opérationnel.
C’est que quand elle est là, je bois des tonnes de mojitos (et en règle générale, je ne bois pas d’eau qui pique, ni de menthe, c’est un principe), et je mange des tas de trucs que normalement je mange jamais.
Genre, beaucoup de pain et de fromage. (c’est qu’en vrai, en temps normal, j’en achète jamais quand je suis seule, sinon je mange tout)(du coup j’achète des tomates cerises)(C’est moins drôle. Et moins bon)
Et là, j’avais quand même envie de faire la maîtresse de maison parfaite, donc j’ai voulu cuisiner une tarte aux oignons et à la fêta pour le pique nique du dimanche. (Douces illusions, on avait encore l’espoir d’un ciel bleu)(BLAGUE).
Et cette fois-ci, j’ai voulu faire exactement la même tarte que la recette.
Donc j’ai tout bien fait, j’ai fait huit supermarchés pour trouver du romarin et la bonne farine, j’ai tout bien nettoyé mon plan de travail avant, j’ai tout bien disposé les ustensiles, j’ai mis de la bonne musique pour faire de l’entrain, j’ai croqué un bout de chocolat pour me donner du courage, et je m’y suis mise.
Au début, j’ai failli déclarer le chômage technique, pour cause que j’avais prêté mon saladier la veille, et que du coup, je savais pas trop trop où faire tout ça, mais au final, j’ai sorti une casserole, et comme ça ressemble à s’y méprendre à un saladier, ben ça a fait rudement bien l’affaire.
Au bout de deux-cent-soixante quinze grammes de farine, j’ai vu que j’en avais mis vingt cinq grammes de trop, mais phoque, donc j’ai fait comme si j’avais rien vu. J’ai bien réussi à m’auto-bluffer, en fait.
Après, j’ai bien mis les quatre cuillères à soupe d’huile d’olive, et j’ai mis un peu d’eau. En général, c’est le un peu, dans une recette, qui me perturbe, et qui fini par plomber mon mélange. Un peu, pour moi, ça veut rien dire.
Et là, la généralité a pas loupé, j’en ai trop mis. Du coup, ben j’ai mis de la farine en plus. Mais vraiment. Au final je pense que ma pâte à tarte contenait quatre cent soixante grammes de farine. Trois fois rien. Si peu. A peine plus que la vraie version.
J’ai donc étalé ma pâte, sans rouleau, évidemment, et dans un moule en forme de cœur, parce que c’est le seul que j’ai.
Après, les oignons, bon, ben y’a rien à dire, hein, c’est des oignons quoi. J’ai triché parce que j’ai rajouté du piment d’Espelette, mais j’en mets partout, c’est un peu ma signature gastronomique.
La fêta, c’est un peu pareil, ça reste de la fêta, c’est pas très inspirant, mais juste, la fêta Salakis, c’est moins bon que la fêta pachère Auchan. (Je préfère prévenir quand même).
Bref, quarante minutes après, c’est à dire vingt minutes de four allumé sans la minuterie, donc sans fonctionner, et vingt minutes de vraie cuisson après, miam, j’avais ma tarte trobonne.
Ben putain, j’étais TELLEMENT fière de moi, que ça m’a brisé le cœur de devoir l’emporter en banlieue pour la manger.
(En vrai c’était tellement chouette mon pique-nique que j’ai eu envie de partir vivre en banlieue verte.)






















16 Commentaires
C’est malin, j’ai faim. Tu me la fais quand? Je te rappelle que tu me dois toujours une tarte.
t’as juste mis de soignons et de la féta?? y a pas une préparation pour consolider le tout??
T’es magique comme fille Camille. n’importe qui d’autre aurai balancé la recette et 3 photos, et toi non, tu nous raconte tout ça d’un ton extraordinairement tordant.
Ah, mais ça s’est bien terminé, alors ?
Non, parce que – sans vouloir t’offenser – j’ai cru remarquer que quand tu cuisines, il se passe toujours un truc, indépendant de ta volonté bine sûr, genre les Martiens débarquent et même pas ils veulent de ton plat pour repartir dans l’espace infini…
Enfin, là, happy end : ton plat est parti dans l’espace infini de la banlieue, grosse consécration…
Justement, j’ai de la feta et des oignons
J’adore les tartes à l’oignon
Ce qu’il faut retenir c’est que le « un peu » pour toi ça veut dire beaucoup et du coup j’en conclue que tu es une filles généreuse (c’est nulle comme logique hein) !
Oh j’adore le concept de tarte salée en forme de coeur ! A lire tes aventures culinaires, j’ai bien envie de m’y mettre à mon tour
mmmm elle est belle ta tarte Camille, elle donne faim rien qu’en photo ! d’ailleurs j’ai de la feta et des oignons alors… (tu crois que si c’est pas des oignons cebettes ca marche qd meme ?!)
Je prends de suite la recette, elle a l’air géniale.
Meuuuh comme elle est mimi ta tarte en forme de coeur !
Han t’as triché t’as mis des oignons « normaux »^^ Faut dire les cébettes, j’en trouve qu’à la biocoop!
I agree pour la féta auchan !
Ah tiens on a le même moule. Tu l’as acheté au Monop’ aussi ?
Très joli!! Elle a une de ces chance ta mini sœur ! Faudra qu’on cuisine ensemble un de ces jours, genre un diner presque parfait sans caméra!
A l’époque où j’en avais, je mettais le piment d’espelette un peu partout, sans chercher à comprendre. Cela dit, j’aime autant les tomates cerises que tout le reste.
@ Eré : maybe un prochain mercredi, pour changer de Myroll, si tu/vous veux/voulez?
@ Frogite : nein, pas de préparation, juste une tarte, j’aime pas les quiches, moi!
@ La Perchée : je suis magique? Tu as illuminé ma journée, sache-le!
@ Anacoluthe : ça s’est hyper bien terminé : malgré un petit défaut de cuisson (pâte pas assez cuite), tout le monde a adoré ma tarte. DINGUE, HEIN?
@ MissBrownie : moi idem. Les tartes à l’oignon, c’est la vie.
@ Marie : au contraire, j’adore ta logique!
@ JS : go, go, go!
@ Camillou : ça marche quand même, promis!
@ Angie : elle ‘lest. (C’est parce que la personne qui l’a faite est géniale)(la vraie je veux dire, pas moi, hein)
@ Parigote : ah mais je suis contente de voir que tu me suis pour la fêta. ça m’a mise colère la fêta pabonne. (Et sinon ouais, les cébettes, la prochaine fois, je me débrouille, je traverse Paris si il faut, mais j’en aurais)
@ Fressine : oui. Monop’ pour la vie. Dingue, hein?
@ Lilith : hé hé, tu sais, c’est une riche idée, le dîner presque parfait! on s’y attelle genre dans l’été si tu es là?
Beh tiens! Justement je voulais savoir tes dates de présence à Paris pour l’été! On se tient au courant Miss!
Oui.
Et c’est quoi ta banlieue verte?
Un Rétrolien
[...] juin, je terminais une année d’archi qui a été plus qu’éprouvante/intense/fantastique. Sept mois plus tard, je suis contente d’en avoir commencé une [...]