Je sais, je sais,
je retourne au travail, mais c’est forcément toujours quand j’ai un milliard de choses à faire que j’en fait une de plus qui me fait tellement me dire que ça, je dois absolument le narrer sur mon blog, que du coup, je peux pas me permettre de ne pas le faire.
Hier samedi matin, j’ai décidé qu’il était temps d’étrenner vraiment mes rollers. Puisqu’à part les avoir mis dans mon dix-huit-mètres-carrés-salle-de-bain-comprise, j’avais pas trop fait grand chose avec.
Du coup, samedi matin, jour du marché, j’ai décidé avec une copine d’y aller en rollers, et elle en vélib’.
Doux rêve.
J’ai senti l’angoisse monter quand, dix huit secondes après avoir mis mes rollers, je me suis éclaté le bras contre le distributeur automatique duquel je voulais extorquer un billet. Et quand j’ai pensé au fait que j’avais pas pris de chaussures, pour le cas où. Et aussi quand j’ai aperçu le camion de nettoyage des trottoirs qui passait en aspergeant de liquide très glissant les routes pour piétons.
Et quand j’ai réalisé que le frein que la vendeuse m’a assuré infaillible, je vous assure mademoiselle, avec ça, pfiou, vous pouvez dévaler les pentes de San Francisco A L’AISE, ben c’était de la merde en barre.
San Francisco, mon cul.
Heureusement que j’avais la copine en vélib’ qui m’a maintes fois sauvé la vie en s’interposant entre moi et le carrefour.
Quoiqu’il en soit, une fois arrivées à Barbes, il était 8h46, déjà. Il faut savoir qu’à Barbes, le samedi, de sept heures douze du matin à treize heures du matin, le marché est tout simplement invivable tellement il est plein. Il est un peu vide avant sept heures douze, mais j’ai tenté une fois de me sortir du lit pour y aller tôt, et au final, je me suis endormie en me lavant les dents.
Bref, donc, une fois arrivées là bas, j’ai commencé à comprendre la continuation de ce qui allait se produire. A savoir que j’allais donc devoir évoluer dans un espace de densité supérieure à celle d’un Woodstock à Pékin, (avec les autochtones et les groupies en même temps), en surveillant mon sac à dos, parce que je suis une parano des marchés, et si je pouvais, je mettrais un cadenas avec code sur la fermeture éclair de mon Eastpack jaune citron, que j’ai depuis qu’un jour, en 3ème, j’ai effectué une crise d’ado exemplaire et décrétant que tant que j’aurais pas moi aussi mon Eastpack, je chanterai Moi Lolita en très très très soprano.*
Deux jours après, j’avais mon sac à dos, mais comme je le voulais original (cherchez l’erreur), je l’ai pris jaune citron. Maintenant, il ressemble plutôt à un citron sans zeste, mais enfin, comme je l’ai customisé quand j’étais dans une période rebelle, il est couvert de tags, donc ça passe. (un conseil pour vous, futurs customisateurs de sac à dos : le faites jamais. Tôt ou tard, vous regretterez d’avoir écrit Arnaud et moi pour la vie, dessiné des pattes de chat sur les bretelles, et cousu des perles en forme de coquillage sur la poche avant)
Bref, nous en étions donc à que j’étais un peu dans la merde, coincée entre sept cents personnes, l’équivalent égal en poussettes à poireaux, deux rollers, et moi.
Ben on a bien rigolé, parce que mine de rien, j’ai pu rouler sur les pieds de tout le monde, ce qui m’a vengée de tous les autres samedi où JE me suis fait rouler dessus par les poussettes à poireaux, j’ai même pas écrasé d’étal de fraises, et j’ai acheté des mangues absolument merveilleuses.
Par contre, le retour, je le raconterai pas, parce que, dans la montée, j’en ai tellement chié, moi, la sportive absolue, que mon égo en a pris un sacré coup. Mes mollets aussi, en fait, parce que ce matin, quand j’ai voulu aller faire pipi, j’ai cru que j’allais décéder sous ma douleur.**
Du coup, je me suis fait une salade de mangue, pour me consoler.
* je chante très mal, en soprano. (en alto aussi)
** Évidemment que j’exagère, j’ai aucune courbature. Sauf à la taille.





















15 Commentaires
Dernière lecture du dimanche soir, jme marre, je vais bien dormir !! Merci Camille et courage pour le boulot !!
Ce que tu es courageuse! Moi perso malgré ma bonne résolution je n’ai pas encore trouvé le temps de me remettre au roller mais alors faire le marche à barbès avec ça relève de l’héroïsme! Chapeau!
Et miam la mangue!
Oh oh quel courage ! Moi le marché de Barbès, j’ai laissé tombé, TROP de monde. Pourtant, l’attrait des mangues est de fait très fort…
Hihihi, ça devait être rigolo
Et puis j’aime bien les rollers, on prend 10 cm d’un coup, on se sent plus grande
bin demande à la vendeuse un billet pour San Franciso moi j’dis. Histoire de tester.
huhu je ris gaiment à la lecture de ce billet
En te lisant je revis ces moments de solitude de mon adolescence, rollers aux pieds, devant les descentes qui descendaient un peu trop (admire la phrase) !
Ca c’est LE truc que je ne ferai JAMAIS JAMAIS (je suis instable de la roulette, surtout quand il y en a 2. Ou 4). Alors J’ADMIRE, tu vois.
Moi je dis que tu vis dangereusement.
Tu as mis tes rollers samedi et tu n’as pas été sauté avec Taïg !?
« un espace de densité supérieure à celle d’un Woodstock à Pékin » -je suis fan…
Ce que j’aime, chez toi, c’est ton optimisme… « ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »
Sinon, faut que je te dise, cette photo : à chaque fois que j’arrive, j’ai un choc, parce que je crois voir une plaie purulente sur un mollet. Oui, je sais, c’est une glace, mais ça me traumatise…
Dis, tu ne veux pas intégrer la chorale l’an prochain au pupitre des très très très soprano?
@ Camillou : merciiii!
@ The Green Geekette : ben en fait, je sentais que si je les utilisais pas tout de suite, j’allais les laisser encore moisir longtemps!
@ MOna : la mangue est une formidable carotte, en fait. (HA HA HA)
@ JS : grave, et puis on a des jambes carrément fines, aussi.
@ Marinette : OH MAIS J’Y AVAIS MEME PAS PENSE
@ Juliette : et moi donc, en repensant à la scène…
@ Marie : j’admire A FOND; dis, la prochaine fois que tu viens, tu me dis, et on va se balader?
@ Shalima : oh, allez, je t’apprendrai!
@ Angie : toujours, c’est un principe de vie!
@ MissBrownie : euh…. Céqui Taig?!
@ Emeline : hi hi
@ Anacoluthe : ah mais je sais, je sais, mais c’est parce que je dois absolument changer de miroir.
@ Eré : chiche?
Haha! Ça me rappelle quand (il y a longtemps) j’ai fait du rollers tout autour d’un grand lac en Bourgogne; alors que je sortais d’un anesthésie chez le dentiste(Oui je sais).
Et pour l’info, moi aussi j’ai été une rebelle à Eastpack customisé.