Donc, effectivement, j’ai fait un petit silence radio pendant quelques jours.

A ma décharge, j’ai vécu un truc assez insensé, qui me perturbe encore aujourd’hui, mais dont je ne peux pas parler ici, parce que les murs ont des oreilles, et qu’on sait jamais, en gros. Mais dieu que je suis perturbée.
Sinon, en vrai, je suis rentrée en province pour dire bonjour aux auteurs de mes jours, qui finissaient par se demander si en vrai j’étais encore vivante, ou si j’avais définitivement quitté le monde réel pour m’enfermer dans celui d’AutoCad et de 3Ds Max, monde impitoyable où les nuits sont des journées comme les autres, et où les Petits-beurre et les Petits Écoliers sont les seuls alliés qui permettent une survie à peu près stable.
Du coup, on a fait un sacré paquet de trucs, parce que j’ai dit comme ça, net, en arrivant, laissez moi simplement huit heures pour travailler, le reste, je suis à vous. C’est dire mon niveau d’abnégation de vie professionnelle.
Mon voyage en train, GRANDE BLAGUE, la gare de Bordeaux étant en travaux, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée, j’ai dû descendre à quelques encablures de là, c’est à dire à environ soixante douze kilomètres, pour que mon gentil papa vienne me chercher à dos de Prune. (La moto)(j’ai un chat qui s’appelle Boule de Neige, et qui est noir, et j’ai une moto qui est mauve, et qui s’appelle Prune)(on s’amuse trop, dans ma famille).
Une heure et demie, un vidage de valise pour optimiser la place dans le suitcake*, huit mille calories en moins parce qu’il fait vraiment FROID, avec une seule mini-veste, à cent trente, sur l’autoroute, en moto, et une crampe de la voûte plantaire plus tard (j’ai toujours du mal à caler mon pied droit sur l’appuie-pied-droit), j’étais arrivée à bon port, et ma maman m’avait fait une formidable tarte cébettes-fêta.
Enfin, sans cébettes, parce qu’il y en avait pas, sans fêta nature, parce que ton papa fait toujours plein de conneries quand je le laisse aller faire les courses tout seul, alors ça, hein, il rapporte huit pots de confiture Bonne Maman à l’abricot, sept paquets de biscuits pour adultes à l’orange, et douze packs d’eau pétillante, mais dés qu’il faut apporter de la fêta, il se TROMPE, et il prend n’importe quoi, en l’occurrence de la fêta aux herbes, et puis j’ai aussi fait une autre pâte à tarte, parce que celle que je fais est tellement bonne que je préférais la garder. Et puis aussi, j’ai mis un peu de piment d’Espelette, parce que je suis incapable de cuisiner sans ça, maintenant que je connais, mais sinon, c’est la même tarte, tu remercieras carrément ta copine, dont le blog est très beau, parce que vraiment, c’est une délicieuse recette, hein.
Mais comme en plus, elle avait fait une trop bonne compote de pommes, et que je suis décidément trop simple d’esprit pour ne pas me laisser acheter par de la compote, j’ai dit que c’était bien une formidable maman que j’avais là, on a bu un café, et comme je m’ennuyais déjà, j’ai demandé à mon papa d’aller me déposer chez ma petite sœur, dans la ville, parce que vraiment, la campagne de province, ben j’y vois pas trop trop d’intérêt. A part évidemment pouvoir faire pousser ses propres épinards.
Au final, deux heures après, j’étais dans la ville, ma sœur avait réussi à me traîner au musée, regarder des trucs d’Antiquité sur l’Anatolie, où on a beaucoup ri parce que c’est là où je leur ai fait ma blague sur Monsieur et madame Depardieu, sans compter qu’on a trouvé le VCub’ noir (et il paraît qu’il n’y en a qu’un seul dans la ville)(je vous raconte pas comme j’étais fière), et pour la remercier, je suis allée lui acheter une marinière.
Et comme on était hyper fatiguées, on est allées boire des mojitos en terrasse, et c’est juste sur ça que je veux finir : mojito pamplemousse, entre sœurs, Chez Jean, Place du Parlement, Bordeaux.
Une certaine idée du bonheur.
(* le suitcake, c’est le top-case. mais c’est que ma maman a quelques, comment dire, difficultés? avec les langues étrangères.)






















19 Commentaires
Mais c’est bien aussi la feta aux herbes, non ?
Serveur, un mojito pamplemousse pour moi aussi, s’il vous plait. (j’ai besoin d’un remontant)
Ma mère appelle ça une valise, c’est pas mieux.^^
Elle a l’air trop bonne la tarte !
Cette recette m’intéresse, la vraie comme la fausse ! (et la géolocalisation du Mojito-pamplemousse aussi, des fois que je passerais à Bdx…)
titre du commentaire : miom
sans contenu
ça a l’air bon tout ça ! FAIM !
Je les trouve très sympa et appétissantes ces petites tartelettes
Je te t’ai pas dit que mercredi soir (enfin, jeudi matin vers 2h30/3h), on s’est retrouvé à 75 km de Bordeaux? On a roulé UN TOUT PETIT PEU PLUS que prévu, sur l’autoroute…
@ Frifri : oh, moi, j’ai adoré comme ça, hein! (mais la feta aux herbes, c’est bon, mais je trouve que c’est pas assez « fort » comme goût!)
@ Marie : tu veux des olives pour manger avec?
@ Me myself and I : bon, nous allons donc unir nos mamans. La tarte était canon.
@ Mona : pour la vraie, je te laisse aller voir sur le blog d’une Connasse Parisienne, pour celle de ma maman, c’est simple : y’en a pas, ma mère est incapable de noter une recette! Et pour le mojito : place du Parlement, à Bordeaux, Chez Jean. Le resto paraît un peu genre pour vieux bourgeois, mais la terrasse est agréable, les serveurs aussi, et bon, le mojito est canon! (et de mémoire, 8 euros)
@ Marinette : j’aime bien le sans contenu, moi.
@ La perchée : FAIM AUSSI.
@ MissBrownie : et dieu qu’est-ce qu’elles étaient bonnes, aussi!
@ Eré : mon dieu, ça, c’est bien des parisiens qui viennent en province, hein. (sérieux? vous avez raté la sortie d’autoroute, ou juste vous étiez trop heureux de vous casser?)
le suitcake, ahahahahahahah
@Camille: Eurk non, pas d’Olives, merci (Mais un autre mojito pamplemousse ! Quoi il est 7h42 ?)
Tu vois, là tout de suite.
ben je t’envie
mais alors d’une force, tu peux même pas imaginer.
Et tu l’as pris, le VCub noir ?
(sinon bonjour, je te lis toujours mais je commente jamais d’habitude)(et je suis bordelaise d’adoption)(oui, moi aussi j’aime les parenthèses)
On était tous crevés, il était 2h du mat’ passé, Méla et moi nous sommes endormies à l’arrière et Fabien et Clément discutaient…au bout d’un moment, C. dit en rigolant à F. : « mais tu nous emmènes à Lyon ». c’est à ce moment qu’ils se sont aperçus que ça faisait un petit bout de temps qu’ils ne voyaient plus le panneau La Rochelle mais qu’en revanche la distance vers Bdx diminuait sacrément…
(Si tu es sage, je te raconterai comment on a été coincés à la barrière de péage.)
Miam.
C’est quoi des biscuits à l’orange pour adultes ?!?!
Hmmmmm ça a l’air boooooon…
Han, je sais même pas ce que c’est une cévette… heu, une cébette ?? (je pense qu’on s’entendrait bien, ta madre et moi ^^)
@ Juliette : elle est chouette, hein, ma maman?
@ Marie : il est JAMAIS trop tôt pour un mojito. (T’aimes PAS les olives?)
@ Dom : je t’envoie une CAISSE de mojitos, de Bordeaux, de tout ça, et des bisous, aussi, tiens.
@ Telys : même pas. Enfin, si, je me suis assise dessus, mais j’ai pas utilisé le vélo quoi.(BONJOUR)
@ Eré : tu me racontes quand, j’ai envie de rire!
@ MiniSoeur : doble.
@ Marie : c’est les Pim’s! (mon papa en raffole, c’est un truc de dingue)
@ Shalima : je suis sûre que vous vous entendriez à merveille. (Sauf qu’elle aime pas le Nesquick, mais c’est pas grave, hein.)(sinon je connais pas les cébettes non plus)(c’est bête)(ouais, bon)
Un mojito à la feta peut être aussi une version du bonheur, non?
Un Rétrolien
[...] Et cette fois-ci, j’ai voulu faire exactement la même tarte que la recette. [...]