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Auto-défi

C’est assez étrange, parce qu’en ce moment, j’ai des poussées de trucs à dire, et puis à d’autres moments, comme, en fait, aujourd’hui, j’ai pas grand chose à dire.

(J’ai une copine qui est persuadée que ça fait ça quand j’ai mes règles)(sauf que j’arrive pas bien à saisir le rapport)(mais elle est pas blogueuse, donc je pense que c’est un peu à cause de ça)(surtout que j’ai jamais eu de SPM, moi)(j’ai un copain qui m’a dit heureusement)(je sais pas trop comment le prendre, mais je pars du principe que mes amis ont un sens de l’ironie délirant)(du coup je l’ai bien pris, et on est allés voir des blogs de Ferrari)

Toujours est-il que je voulais simplement vous faire part de ma grande victoire de la dernière fois.
En fait, j’ai assez souvent des phases assez connes d’auto-défis.

Mais si, comme par exemple, si j’arrive à retenir ma respiration pendant douze secondes et demie, je pourrais manger du chocolat ce soir.
(Évidemment, parfois, je fais des auto-défis très simples, parce que quand j’ai très envie de chocolat*)
Parfois, ça va un peu plus loin, par exemple, si jamais j’arrive à monter les escaliers deux à deux, uniquement sur le pied droit, j’aurais une bonne note à mon prochain devoir. (Pour le moment, j’ai jamais réussi, j’y arrive que sur le pied gauche)(je crois que je suis pas très symétrique, d’un côté)(et donc, j’ai du souci à me faire niveau diplôme)

Et la dernière fois, donc, je me suis auto-défiée de faire le trajet lagymikéa-chémoi en vélo, sans poser le pied par terre une seule fois, et si j’y arrive, Machin tombera amoureux de moi (alors oui, c’est le moment où vous avez le droit de rigoler doucement, parce que franchement, à ton âge, Camille, tu pourrais arrêter d’agir comme une gamine)(sauf que non)(non, parce que*)
Alors donc, en partant de la gymikéa, j’ai enfourché très vaillamment mon vélo, scrutant au très loin les feux, quand ils passaient au rouge, pour ralentir, et quand ils étaient verts, pour aller très vite.
Je pense que j’ai perdu huit points de permis vélo dans cette histoire, j’ai failli renverser sept piétons (mais quelle idée de traverser devant moi sans crier halte), j’ai eu très peur au moment où une voiture m’a klaxonnée parce que j’allais pas assez vite (mais le feu au loin venait de passer au rouge, donc j’anticipais) et que*.

Sauf qu’au final, je l’ai réussi, mon auto-défi. J’ai pas posé le pied une seule fois, je me sentais a la fois très fière, parce que j’ai beaucoup de satisfaction à voir mon estime personnelle grandir, et à la fois très conne, parce que j’avais un peu honte de moi, en fait.
Et du coup, bon, j’attends que Machin tombe amoureux de moi, mais le problème, c’est que quand je me suis lancé le défi, j’ai pas pensé à préciser qu’il devait tomber fou de moi rapidement.
Du coup, je sais pas trop où j’en suis.

(©photo : notebook doodles)(je trouve qu’elle illustre complètement mon état d’esprit actuel)

* en fait, j’ai décidé que parfois, j’avais le droit de ne pas finir mes phrases, parce que parfois, c’est pas la peine de les finir, et ça économise un peu les gens qui vont lire à haute voix)(mon plus grand rêve serait qu’une maman me dise qu’elle lit mon blog à son fils avant qu’il s’endorme)(n’importe quoi)

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16 Commentaires

  1. 14 mars 2010 à 22:37 | Permalien

    bon si j’arrive à écrire mon commentaire sans faire de fautes de frappes, je deviendrai riche (raté)

  2. 14 mars 2010 à 23:20 | Permalien

    J’veux pas dire mais t’es quand même un peu tarée !
    Bon ok, moi fallait que je prenne le tourniquet du milieu pour avoir une bonne note en math au lycée, mais ça n’avais absolument rien à voir.
    Freud il serait là, il nous dirait… – Non ta gueule Freud !

  3. 14 mars 2010 à 23:22 | Permalien

    @ Marinette : bon, ben quand tu seras riche, tu pourras m’en donner un bout, moi, je le vois sans fautes!
    @ Parigote : Freud? c’était un blogueur influent, lui, ou pas? Non? bon.

  4. 15 mars 2010 à 10:22 | Permalien

    J’aime bien le concept de ne pas finir ses phrases :-)

  5. 15 mars 2010 à 10:49 | Permalien

    JOlie photo
    Non parce que pour le délire défit je ne te *

    * idem ;)

  6. 15 mars 2010 à 11:56 | Permalien

    Je fais la même chose tout le temps. En terminale, je devais répéter trois fois et entièrement « je vais réussir mon bac » avant que l’incandescence de l’ampoule ne disparaisse totalement une fois la lampe de chevet éteinte. Et tout est prétexte (surtout les feus rouge, les ascenseurs et les escaliers.)

  7. 15 mars 2010 à 12:09 | Permalien

    J’aime bien me lancer des autos défis moi aussi :)

  8. 15 mars 2010 à 12:25 | Permalien

    Zut, ça va te décevoir, mais je ne lis pas ton blog à mes fistons avant qu’ils n’aillent se coucher, ils ne jurent que par les Barbapapa et les Yakari, ces temps-ci…

  9. 15 mars 2010 à 16:37 | Permalien

    Quelle joie de trouver une compatriote!
    Moi aussi je fais ça!
    Sauf que j’appelle ça plutôt une « carotte »: si je fais ce truc super chiant, j’aurais le droit de fumer une clope/manger du chocolat.

  10. 15 mars 2010 à 22:21 | Permalien

    Les défis, c’est ce qui fait avancer dans la vie (à ce qui parait) ^^

  11. 16 mars 2010 à 14:05 | Permalien

    Moi, mon défi, c’est demain. Alors j’évite de me dire que si je touche une ligne du parquet je vais me planter… Sinon j’oublie de respirer (et ça m’arrive assez souvent depuis hier soir, vas savoir…)(commentaire totalement incohérent, dsl)

  12. 16 mars 2010 à 16:01 | Permalien

    Tiens, c’est marrant, parce que moi aussi je me lance des défis :

    je me suis lancée le défi d’écrire un roman épistolaire et chevaleresque, qui fera date dans l’histoire de la littérature mondiale, et qui se vendra très bien en plus.

    Si j’y arrive, je pourrais manger un Rocher Suchard.

    Je suis grave motivée…

  13. celine
    17 mars 2010 à 0:31 | Permalien

    yeahhh c’est stylé de se lancé des défis
    sa motive!! surtout pour du chocolat =)
    en tt cas, j’espère pour toi que machin tombera amoureuse de toi.. sinon force le destin^^

    (mon défis était: si je met un commentaire, j’ai le droit au nutella^^ check!

  14. 17 mars 2010 à 15:11 | Permalien

    Je me sens comme ta première phrase, exactement les mêmes sensations. On va dire que moi j’appelle ça mes jours sans.

  15. 21 mars 2010 à 23:53 | Permalien

    @ Lolotte : j’aime bien lancer des concepts que je ne suivrai pas longtemps!
    @ Kriss : hu hu hu!
    @ Eré : dans mes bras, copine!
    @ MissBrownie : ah, mais je vois que je ne suis pas seule, chic!
    @ Shalima : je te parle plus! (Par contre, ok, Yakari, j’adorais)(bordel, mais ça existe encore, des enfants qui lisent Yakari?)(je veux mes vieilles bédés)
    @ Violette : ok, je propose que l’on monte un club, donc!
    @ Lilith : c’est tout à fait ça! Enfin, je le prends comme ça, moi.
    @ Marie : et? alors? dis? (je sais, je suis à la bourre, du cou, mais hein?)
    @ La Ch’tite : tu veux pas plutôt te récompenser en petits-beurre? (je suis ta PLUS GRANDE FAN)(j’aurais droit à une jolie dédicace?)
    @ Céline : t’as mangé le Nutella, alors? (Machin s’est pas encore manifesté, mais perds pas espoir!)
    @ Angie : c’est ça, les jours sans, voilà!

  16. 22 mars 2010 à 19:55 | Permalien

    Alors… Ça s’est bien passé. C’est toujours toujours pire avant…

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