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Volaran, volaran.

Est-ce que je vous ai déjà raconté mon souhait le plus grand? Outre le fait de vouloir comme la prunelle de mes yeux les ballerines à Union Jack, et un mec, qui me servirait à m’aider à rouler des california rolls, entre autres, j’ai un souhait qui, en plus d’être génial, est réalisable. Parce que [...]

Est-ce que je vous ai déjà raconté mon souhait le plus grand?

Outre le fait de vouloir comme la prunelle de mes yeux les ballerines à Union Jack, et un mec, qui me servirait à m’aider à rouler des california rolls, entre autres, j’ai un souhait qui, en plus d’être génial, est réalisable.

Parce que l’idée de m’accoler des ailes pour aller faire le tour du Pacifique Sud quand je ressens le besoin de me ressourcer, et l’idée d’avoir des cheveux qui repoussent en une nuit les jours où je veux me faire des headbands de tresses, j’ai laissé tomber, on m’a trop dit que j’étais bien gamine à vouloir des trucs cons.

Du coup, j’ai un peu réfléchi. L’une de mes plus grandes déceptions de la vie, en plus de n’avoir jamais osé demander à mes parents de me mettre dans une école de danse professionnelle quand j’avais six ans (j’avais un peu peur de leur réaction, et puis en plus, j’avais des cuisses bien trop grosses pour espérer y arriver)(oui, c’est terrible, mais c’est la vérité), c’est de ne pas pouvoir être pilote d’avion.

J’ai une vue qui ferait pâlir de honte une assemblée en culotte à pois, tellement elle est misérable. Je vais me faire opérer, oui, mais alors pour ça, il faut que je réunisse encore pas de mal de conditions, qui ne sont pas encore à l’ordre du jour.
Or donc, je n’ai jamais pu même tenter de passer les examens écrits, puisque ma vue de laissait définitivement hors combat. Ça, et je pense aussi le fait que je suis incapable de passer plus de trois heures sans faire pipi.

Je sais, dit comme ça, je pourrais commencer à pleurer sur ma vie dans trois secondes (le temps de me moucher avant).

Du coup, j’ai revu mes souhaits autrement. Je serais architecte d’intérieur, ça, peut-être, peut-être pas, j’en sais rien, je suis tous les jours en train de me questionner sur la véracité de ce que j’ai choisi comme avenir professionnel, mais bon, le sujet n’est pas tout à fait là aujourd’hui, ça me ronge suffisamment le sang le reste du temps pour que je m’y mette même là.

Une chose est sûre, c’est que j’aurais acquis, par je ne sais encore quel moyen, un avion.

Un grand avion, dans lequel j’aurais installé mon home sweet home. Le cockpit me servirait d’endroit pour rêver, à ce que j’aurais voulu être, et que finalement, je ne suis pas, parce que peut-être que c’est mieux ainsi, en fait.
Dans les ailes, j’aurais mis des diffuseurs d’ambiance, qui me feraient sentir l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, et l’odeur de la moutarde grillée.
Mon lit serait suspendu, et je pourrais imaginer les étoiles, et comment mon mec est, dans l’espace (alors oui, un autre rêve à la con est d’avoir pour amoureux un astronaute).
Ma salle de bains me permettrait de prendre des bains à remous dans l’eau du Pacifique, et j’aurais comme ça l’impression de pouvoir retrouver mes racines dés que j’en ai envie, sans pour autant vivre dans mon passé.
Il y aurait des lampes très douces, partout, qui s’allumeraient dés que je murmurerait extravagance (un de mes mots favoris dans leur consonance), les gens entreraient chez moi par un escalier de fer, et il y aura un grand tableau noir pour que chacun écrive le mot qui lui passe par la tête en arrivant.
Mon avion, je sais pas trop trop où il serait, sans doute en Scandinavie, et j’aurais des petites filles blondes à couettes et à tablier vichy(les filles du voisin, pas les miennes)(restons lucides) qui m’offriraient des bouquets de marguerites le dimanche, et je pourrais vivre avec des gens dont j’aime l’esprit et la philosophie de vie.

Je crois que j’aurais enfin l’impression d’avoir accompli au moins un des trucs dont je rêve depuis que je suis gamine.  Pour moi, c’est un petit peu l’apogée du bonheur.

avion

(Ce billet m’a été inspiré par la question d’Aude, à savoir où aimeriez-vous vivre. )

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9 Commentaires

  1. 14 février 2010 à 23:54 | Permalien

    un peu comme une péniche mais en avion quoi ? (ou j’ai pas bien suivi ?)

  2. 15 février 2010 à 1:04 | Permalien

    Très joli rêve. J’espère que tu réussiras à avoir ton brevet de pilotage et à acheter ce gros avion.
    Moi aussi j’aurai rêvé être danseuse professionnelle mais malheureusement chez moi c’était tous à la natation, les autres sports étant forcément relégué à la seconde place. Je continue la danse bien sûr (beaucoup d’heures par semaine) mais c’est bien trop tard…
    J’ai comme toi ce sentiment de ne pas réaliser mes rêves… c’est très frustrant et très désagréable.

  3. 15 février 2010 à 9:27 | Permalien

    Mais l’hiver, y’a pas de marguerites en Scandinavie! Tu accepterais qu’elles t’apportent des baies des neiges, les loupiotes du voisin? (Bon, on viendrait souvent te voir, j’ai en ai à la maison qui adore le froid – et l’hiver.)

  4. 15 février 2010 à 10:10 | Permalien

    c’est un très joli rêve moi j’dis. T’es complètement barrée, mais c’est un très joli rêve…

  5. 15 février 2010 à 11:06 | Permalien

    (Sinon : moi aussi je veux me faire des headbands de tresse. C’est l’un de mes rêves inaccessibles et oh! combien douloureux.)

  6. 15 février 2010 à 12:16 | Permalien

    Mais où vas tu chercher tout ça!? :-D

  7. 15 février 2010 à 15:09 | Permalien

    Quelle imagination. J’adore.

  8. 15 février 2010 à 18:25 | Permalien

    Joli rêve. Moi, j’oublie définitivement les headband en tresses de cheveux, j’ai essayé, on dirait Heïdi se rendant à un congré de nationalistes autrichiens.

  9. 15 février 2010 à 20:45 | Permalien

    un mec astronaute + un avion + bain à remous… En gros tu rêve de t’envoyer luxueusement en l’air, non? ;)
    Cela dit, avec ta formation d’architecte d’intérieur, j’imagine le méga-cockpit que nous va nous designer!!

    Mon rêve à moi, l’est plus simple. Je veux une chèvre. Et c’est déjà bien.

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