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Noel, Noel, Noel…

Si je vous disais… Le jour où je devais partir chez mes parents, en province, vous savez, celle où y’a juste un cinéma deux salles qui passe encore la pub pour les Cornetto où y’a une espèce de cupidon qui lance des Cornetto, justement? Bref, ce jour-là, j’étais toute prête, fraîche, habillée, j’avais rangé ma [...]

Si je vous disais…

Le jour où je devais partir chez mes parents, en province, vous savez, celle où y’a juste un cinéma deux salles qui passe encore la pub pour les Cornetto où y’a une espèce de cupidon qui lance des Cornetto, justement?

Bref, ce jour-là, j’étais toute prête, fraîche, habillée, j’avais rangé ma chambre, fait mon lit, et vérifié qu’aucune denrée périssable était restée coincée entre deux assiettes, ou bien sous ma table. (Je suis un petit cochon, parfois), et je suis partie, avec sous le bras gauche, mon carton à dessin, format raisin, sous le bras droit, mon sac de chaussures, au coude gauche, mon sac à main, et à la main droite, ma valise.

Arrivée à Montparnasse, de toute manières, je savais que j’allais devoir attendre, parce que jamais, oh grand JAMAIS, la SNCF ne m’a fait l’heur de partir en bonnet de forme, au moment où c’était inscrit sur mon billet.

Du coup, je suis allée acheter des sablés Michel&Augustin au petit stand, j’ai crié au scandale (mais en silence)(j’étais déjà trop chargée pour me faire remarquer comme ça) qu’on ne m’avait pas avertie que les sablés salés existaient désormais en petit format, et un pain aux olives, trois revues, et j’ai sorti Julian de son étui, et j’ai chanté, pendant les quarante huit minutes d’attente.

Le train n’était pas prêt
, nous a-t-on informés.

Pour une fois, j’avais un très joli garçon à mes côtés, mais quand je l’ai dérangé pour la treizième fois, et ce avant d’être sortis de la gare, parce que j’avais oublié de prendre MacMyrtille/mes sablés/mon gilet/mon oreiller, etc etc, j’ai compris que c’était pas trop trop le moment de le demander en mariage.
De toutes manières, il est descendu au premier arrêt.

Et un vieux pas très joli et assez porteur sur lui de l’odeur de tabac froid, mélangé à sans doute un parfum bas de gamme de supermarché (ceux qui s’appellent Scorpio(les parfums, pas les hommes)(qui s’appellent Scorpio quoi), l’a remplacé, rétablissant ainsi toute statistique selon laquelle je ne trouverai pas l’homme de ma vie dans un TGV.

A ce propos, je vous conseille fortement Les larmes de Tarzan, de Katarina Mazetti, la même qui a écrit le mec de la tombe d’à côté, qui est un régal aussi.
Je vous conseille aussi fortement d’avoir un papa très gentil, qui vient attendre une plombe à la gare, histoire de nous ramener en voiture, tranquillement, à la maison.
Je vous conseille aussi d’avoir une maman très gentille qui vous attends, à une heure du matin et des petites poussières d’étoiles, avec du fromage, du pain, et des œufs brouillés, histoire de faire passer les sablés.

Avec tout ça, j’étais hyper fatiguée, et comme le lendemain, ah ah, je devais aller à Bordeaux pour trouver le cadeau de mon frère, puisqu’on n’avait pas trop trop réussi à trouve run terrain d’entente cordiale, avec ma sœur, ben je suis allée dormir.

Et j’ai pas réussi, la province, c’est BEAUCOUP trop calme.

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7 Commentaires

  1. 1 janvier 2010 à 14:31 | Permalien

    j’ai acheté « le mec de la tombe d’à coté » pendant les vacances, si ça me plait je suivrai ton conseil et je lirai l’autre. Le coup de foudre dans le train effectivement c’est plutot difficile à envisager… peut-etre au retour? je te le souhaite en tout cas! bonne année!

  2. 1 janvier 2010 à 15:27 | Permalien

    à l’aller j’avais un train à l’heure, une place vide à côté de moi et une maman souriante et heureuse. Au retour j’avais un train en retard, un monsieur qui lisait têtu et qu’avait une écharpe rayée, et personne pour venir me chercher…
    Bonne année à toi Miss (en 2010 faut qu’on trouve l’homme de notre vie. chacune le sien et peu importe où.)

  3. 1 janvier 2010 à 18:28 | Permalien

    C’est ce que je dis aussi : le calme de la province est stressant..

  4. 1 janvier 2010 à 19:20 | Permalien

    J’aime le calme de la province moi! cela dit, c’est vrai qu’après je trouve la campagne trop calme.

    Et bonne & heureuse année :)

  5. 1 janvier 2010 à 19:20 | Permalien

    Rah mais je trouve ça tellement reposant, le calme de la province, je veux quitter Pariiiis ! Bonne année p’tite Camille !

  6. 1 janvier 2010 à 19:35 | Permalien

    @ Flou : pas de coup de foudre au retour : je suis rentrée en voiture! :D
    @ OoPsy : ah ben putain, au moins t’as les sttatistiques de bon voyage qui remontent un peu, non?! (Bonne Année!)
    @ Manu : c’est ça… j’ai vraiment du mal, moi!
    @ Gazelle : Bonne année à toi!
    @ Juliette : baaaaaaaaaaaaaaaaaah! Naaaaaaaan! J’ai besoin d’entendre ce concert de klaxons, de voitures, de bus, et tout ça, moi, pour dormir! Bonne annéééée!

  7. 7 juillet 2011 à 7:02 | Permalien

    I feel so much happier now I unedrnstad all this. Thanks!

Un Rétrolien

  1. [...] tellement peu inspirée, que je préfère encore faire le dodo, et ne rien faire du tout. Donc, le lendemain, après avoir passé une nuit atroce, à pas dormir de silence, je suis allée à Bordeaux, pour [...]

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