Rome, quatrième, quatre.
18 oct
Je voudrais juste reprendre le récit de Rome, parce que y’a un truc démentiel que je vous ai pas raconté.
L’avion.
Comme ce voyage-là, on l’a payé (dingue), on a décidé de laisser de côté le confort, et le bleu d’Air France, pour se tourner vers le jaune illégal de Ryanair. Sérieusement, ce jaune est tellement laid qu’il devrait être interdit par les autorités, mais enfin. On n’a pas payé cher notre vol, c’est bien ça qui compte.
A l’aller, comme on était vachement en avance, on a cru qu’on avait le temps, ceci explique la baguette beurrée au bistrot de l’aéroport. Sauf que tous les passagers étaient arrivés tôt, va savoir pourquoi, et que par conséquent, on s’est retrouvées dernières à embarquer.
Ou presque.
Autant dire que pour trouver trois places à côté, on était prêtes à chialer toutes les larmes possibles, agrémentées d’une épileptique, d’une phobique du vol, et d’une maniaco-dépressive (ça, c’était mon rôle, il paraît que je suis bonne pour jouer à ça.).
Mais on n’a même pas eu besoin, parce que des putti veillaient sur nous, là-haut, et nous ont laissé les trois sièges de l’issue de secours.
Le seul bug a été quand l’hôtesse est venue s’assurer qu’on était bien majeures, chose qu’on a un peu mal pris, quand même.
Mais comme on a pu allonger nos jambes, on était ravies, et on a décidé que l’hôtesse, comme elle était très laide, devait être vieille fille, et devait manger des choux de Bruxelles tous les soirs, pour noyer son chagrin.
Et puis au retour, on a bien calculé, cette fois-ci. On est parties avec trois heures d’avance. On est arrivées avec trois quart d’heure d’avance, en revanche, parce que le bus a mis dix-huit plombes (c’est comme trois plombes, mais en six fois plus long) à arriver sur place.
Total, on était bonnes dernières (ou presque, hein) dans la file, pour embarquer. Sans compter que le temps d’enfiler nos trois vestes, plus deux pulls, pour que la valise fasse le poids réglementaire, on a perdu un temps fou.
C’est ainsi qu’on a commencé à faire le deuil du retour assises à côté, quand Emeline a décidé que non, ça ne serait pas ainsi, et s’est collée dans le bus, à une place stratégique (je suis sûre qu’elle a montré ses seins, ou un truc du genre, sinon, c’est pas possible, vu le monde qu’il y avait)(mais elle nous l’a pas dit), et on a eu les trois places à côté.
Alors, on s’est installées, et on a regardé l’hôtesse faire ses gestes à la con, pour nous expliquer où était le gilet de sauvetage, et le masque à oxygène, en cas de déprésurisation, celui que, si tu as un enfant à tes côtés, il faut d’abord mettre le tien avant d’aider les autres. On est d’un égoïsme, quand l’avion tombe, c’est hallucinant.
Je propose d’ailleurs que chaque compagnie aérienne cache les gilets, pour que la présentation des gestes d’urgence soit un peu originale à chaque vol.
Personnellement, je prends l’avion depuis que j’ai deux mois, ma première phrase d’anglais a été please, fasten your seat belt, et quand je suis dans un avion, c’est le seul moment où je me dit que maintenant, je peux mourir heureuse.
Enfin bref, tout ça pour dire qu’on aurait mieux fait d’écouter un peu mieux les gestes de sécurité, parce que sans le savoir encore, on allait prier un peu plus tard, pour ne pas avoir à les mettre en pratique.
Mais ça, je vous le raconte demain, là, j’ai pris un retard monstre, et j’ai encore onze verres à vin à rincer.



























Et t’as payé pour aller faire pipi dans l’avion?? (paraît que chez Ryanair, c’est comme ça maintenant).
J’ai hâte de lire la suite. Ca va faire peur, ou bien?
Snif, la Fiat 500 ou l’adieu déchirant…
@ Delphine : je fais jamais pipi dans les avions (sauf quand je vais au Chili, 14 heures de vol, c’est trop.)Et oui, ça va faire peur!
@ Emeline : elle me fiche encore la larme à l’oeil!
Cette photo me tourneboule…on était quand même vachement bien assorties! Je suis quand même bien némue!
Bientôt, tu payeras pour être assise chez Ryanair, alors j’espère que tu as savouré tes places assises (par trois)
@ eré : c’est vrai, je trouve que cette photo a parfaitement illustré tout le week-end : ce qu’il fallait, quand il le fallait, en fait!
@ Dom : awé?????? chavais pas ça!
‘tain. moi aussi on me demande toujours si je suis majeure.
ça m’énerve.
ah ben moi je mange des choux de Bruxelles. Et j’aime ça. merci bien !
@ La perchée : je sais pas trop si en fait, c’est pas bien, mais n’empêche que non, je fais la gueule.
@ ooPsy : ah mais attends, j’ai rien contre les personnes qui mangent des choux de bruxelles, hein. Enfin, si, c’est pas bon du tout.
les places aux sorties de secours c’est cool, mais ça impose de grandes responsabilités.
Les choux de Bruxelles ça pue et la voiture elle a la classe!
@ Lilith : grandes responsabilités, certes, mais quand même, ça se voit qu’on est pas mineures. Enfin, je crois. Mais visiblement non! Et puis, oui, elle a la classe, la petite voiture…
bon voilà, j’ai 2 minutes de vacances, j’étais prête à tout lire, et y a même pas la suite, encore.
p’tain. mais. alors?
@ Noisette : ben bien sûr que si, y’a la suite! Lis le Rome cinquième!