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Roma, troisième, trois.

J’ai fini de ramasser mes feutres, j’ai perdu le capuchon du noir, mais c’est pas grave, j’ai mis du scotch autour, ça devrait suffire.
Je voulais juste raconter comment, dimanche matin, on est allées visiter les jardins de la villa Médicis. Celle là même qui contient l’Academie de France, là-bas, chez Auguste et Cicéron.
On était passées [...]

J’ai fini de ramasser mes feutres, j’ai perdu le capuchon du noir, mais c’est pas grave, j’ai mis du scotch autour, ça devrait suffire.

Je voulais juste raconter comment, dimanche matin, on est allées visiter les jardins de la villa Médicis. Celle là même qui contient l’Academie de France, là-bas, chez Auguste et Cicéron.

On était passées devant le vendredi, admirant les pins parasols, qui nous narguaient de là-haut, et en avisant qu’il y avait des visites guidées, on a dit que ça serait drôlement chouette d’aller voir à l’intérieur, dés fois qu’on puisse trouver refuge là-bas pour le restant de l’année.
(la réponse est non, on n’a pas.)(C’est pour ça d’ailleurs qu’on est rentrées.)

Donc, dimanche, après s’être couchées super tard, pour cause de Passito de Pantelleria, de Lambrusco, et autres, on s’est levées à l’aube, pour pouvoir aller visiter les jardins.

C’est là qu’en arrivant, on avait un peu faim (laissez moi vous raconter les petits-déj proposés par le B&B.)(En fait, ils feraient mieux de l’appelle un B tout court, parce que les croissants sous vide, et les sachets de biscottes comme petit-déj, en Italie, ça craint beaucoup.), donc, comme on avait faim, on a pris un tramezzini pomodoro-mozzarella, qu’on a dégusté en courant vers la Villa, sinon, on allait être en retard. Pour cause, le serveur des sandouichs a mis environ sept minutes à nous envelopper nos biens dans une serviette, et à nous encaisser. Alors que les sandouichs étaient déjà prêts.

Mais on s’en fiche, c’était bon quand même.

Sur place, on a eu droit à un guide absolument déjanté, qui nous a averti, dans toutes les langues, et en moins de douze secondes, qu’il est strictement prohibé, messieurs-dames-de-prendre-des-photos-dans-la salle où nous allons entrer-version-anglaise-version-italienne-version-allemande.

De toute manière, c’était juste un salle où y’avait des dodos peints au plafonds, des dindes, et c’est tout.
(Saviez-vous que les dindes venaient d’Inde, et comme Christophe Colomb, et les Amérindiens, et ben Thanksgiving et la dinde aux marrons?)
(on avait une femme française qui nous a collé la honte intégrale, en prétendant être super cultivée, alors que pas, et en jetant un déshonneur sur la culture française.)(Sérieusement.)

Après, on s’est fait crier dessus parce qu’on s’en fichait royalement (ou presque) de savoir que les bas-reliefs avaient été volés, nous, on voulait juste admirer la vue, parce que de là-haut, on voit du beau, du très beau.

C’est ici même que la phrase la plus mémorable du séjour a été prononcée par une personne dénuée de toute forme d’intelligence (et française)(non, je précise).
« Ah, c’est là, St Pierre? Je voyais ça bien plus à gauche« .

13 Commentaires

  1. 15 octobre 2009 à 10:16 | Permalien

    Elle aura eu au moins le mérite de nous faire (beaucoup) rire cette pauvre femme ! Surtout que sa phrase est réutilisable à l’infini (et bizarrement, je pense que les private jokes ont un bel avenir !)

  2. 15 octobre 2009 à 10:52 | Permalien

    Je viens d’avoir un immense fou rire en rependant aux dindes, dodos et autres arrivées dans les Zamériques! (Et puis de toute façon dès que je repense à notre fou rire de l’aéroport ça me fait rire.)

  3. 15 octobre 2009 à 11:41 | Permalien

    Et dire que le neveu a laissé tomber ce paradis enchanteur pour les ors de la République et ses requins, y a des cons tout de même, je te jure !

    Mais je suis déçue qu’une chipie comme toi n’ait pas réussi à voler quelques photos des dodos.(aux marrons)

  4. 15 octobre 2009 à 12:21 | Permalien

    Mouhaha, La piazza di spagna!
    et toutes le boutiques qu’il y a dans le quartier!
    Punaise, faut que je retourné à Rome moi, avant de te faire définitivement une tronche de 15km de long, parce que là, vois-tu je commence à être méga jalouse de ton joli week-end!

  5. 15 octobre 2009 à 12:25 | Permalien

    @ Emeline : c’est clair. Je sens qu’on va toutes voter un peu plus à gauche, la prochaine fois…
    @ Eré : ce fou rire là vaudra de l’or, je crois.. Autant que celui dans l’avion du retour!
    @ Dom : ah non, parce que le guide nous avait déjà bien à l’oeil, et qu’on a eu un tel fou rire en entendant la dame parler des dindes de Thanksgiving qu’on était bien la tête ailleurs!
    @ Delphine : je ne saurais que trop te conseiller d’éviter de me voir pendant 3 mois, alors, parce que j’ai que ce mot à la bouche, là. (non, c’est pas vrai, hein, n’évite pas de me voir!)

  6. 15 octobre 2009 à 13:01 | Permalien

    je veux un cappuccino avec un mot d’amour dans la mousse

  7. 15 octobre 2009 à 16:43 | Permalien

    Ouais bin la prochaine fois tu m’emmènes hein!

  8. 15 octobre 2009 à 17:51 | Permalien

    Les repas dans ma famille sont sponsorisés par Lambrusco.
    Paraît que c’est délicieux. Ché pas, je bois que du Coca light…

  9. 15 octobre 2009 à 22:13 | Permalien

    C’est du vrai les cappuccinos avec les petits coeurs ??? C’est cromeugnon..

  10. 15 octobre 2009 à 22:54 | Permalien

    @ Lili : rien que pour ça, je veux y retourneeeeeeer!
    @ Gazelle : d’accord, mais que si tu manges des vraies pizzas, et pas des surgelées.
    @ Ginie : oh, mais attends, le Coca light c’est bien aussi. Je m’en souviendrais, quand tu viendras me voir.
    @ Manu : ouais, c’est du vrai, c’est du beau, c’est du bon, et c’est du ROMAIN.

  11. 16 octobre 2009 à 10:03 | Permalien

    a y’est, yé viens de me faire une séance de rattrapage de billets romains (j’en avais loupé un).

    En gros, ça a donné que je me disais toutes les 4 secondes « Ah oui, c’est vrai » ou encore « ah ouais ouais » seule devant l’écran.

    (T’as raison qu’il a l’air con, avec l’oeil vide, le bellâtre)

  12. 16 octobre 2009 à 20:54 | Permalien

    sans vouloir te décevoir, en Italie, seuls les hotels (très) chers proposent des petits-dej’ dignes de ce nom. Même les hotels « corrects » ne servent que des croissants sous vide et des biscottes molles, agrémentés d’un café très allongé (pour plaire aux touristes qu’ils disent!).

  13. 16 octobre 2009 à 22:59 | Permalien

    @ La Ch’tite : la prochaine fois, on demande à Marc de nous inviter à Rome plutôt, hein?
    @ Lilith : oh, de toutes manières, on était plutôt contentes, du coup, parce que ça nous a permis d’aller chercher des p’tits dej’ par nous même!

2 Rétroliens

  1. [...] voudrais juste reprendre le récit de Rome, parce que y’a un truc démentiel que je vous ai pas raconté. [...]

  2. [...] On voyait du noir, de l’épais, on avait l’impression d’être dans une faille spatio-temporelle, donc carrément plus excitant que le simple masque à oxygène qui tombe. Au bout de quarante minutes, on était toujours en haut, et on avait le sentiment d’avoir fait huit fois le tour de Beauvais, parce que l’avion était penché de notre côté (alors qu’on avait quand même pas mangé tant de panini que ça). [...]

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