Ah mais tiens, je vous ai pas narré mon mémorable retour de train, en ce dernier dimanche soir? J’avais la tête ailleurs, toute à ma rentrée des classes (je devais tailler mes porte-mines) Bien, j’étais donc rentrée chez Dieux mes parents, afin de reprendre quelques kilos absolument pas nécessaires, et de courir la Bordelaise, et [...]
Ah mais tiens, je vous ai pas narré mon mémorable retour de train, en ce dernier dimanche soir? J’avais la tête ailleurs, toute à ma rentrée des classes (je devais tailler mes porte-mines)
Bien, j’étais donc rentrée chez Dieux mes parents, afin de reprendre quelques kilos absolument pas nécessaires, et de courir la Bordelaise, et puis, aussi, de sortir avec mes amis, de leur faire des cakes trop bons, et de boire du gin-Kas comme quand j’avais dix-sept ans et que j’ai vomi ma vie dans les toilettes du lycée, à midi et demie.
J’avais réservé mon billet de train quelques jours en avance, alors que je me faisais moquer bien comme il faut par mes amis, parce que j’avais encore une fois pris le mauvais billet du premier coup. C’est un peu une constante chez moi, le guichetier de la SNCF de la minuscule et moche ville de mes parents ne me connait que parce que je viens me faire rembourser mes billets à chaque fois.
Bref.
Départ à 17h25, j’arrive à la gare a 16h35, parce que j’aime avoir de l’avance, et parce que j’avais mal calculé, et que j’avais prévu que j’allais mettre plus de temps à plier mes habits.
La bonne nouvelle de l’arrivée à la gare, c’était que la SNCF, cette chienne, m’avait pas gardé de place au chaud, et que j’ai dû faire le voyage assise sur un strapontin, partageant ainsi l’espace avec huit autres compagnons d’infortune, dont un couple assez âgé. (J’ai bien voulu leur donner ma place, mais j’avais couru le matin, et j’étais trop fatiguée.)
Mais comme j’avais très envie de rentrer à Paris avec le sourire, j’ai mis mon iPod à fond sur Cœur de Pirate, et j’ai chanté.
Au bout de trente deux secondes, j’ai senti un machin gigoter sous mon pied, ça m’a fait super peur, j’ai arrêté en plein dans mon et il m’aime encore, mais moi, je l’aime encore plus fort, pour baisser les yeux, et regarder ce qui bougeait. c’était un chien.
Génial.
Y’a deux choses que j’aime le moins au monde c’est les chiens et le céleri. J’ai regardé sa propriétaire, en la menaçant du regard, comme je sais bien faire. (Comme elle m’a souri en retour, je suis pas sûre de la portée de mon regard, cette fois-ci, mais je suis sûre que c’est parce que je chantais avant.)
Au bout de sept minutes trente trois, le garçon a côté de moi a sorti un sandwich Paul Atlantique, celui-là qu’est divin avec du saumon fumé, et de la crème au citron.
Y’a deux choses que j’aime le plus au monde, c’est les boots et les sandwichs Paul au saumon fumé et à la crème au citron. Sauf, forcément, quand je suis pas celle qui le mange, auquel cas, je deviens hargneuse.
Au bout de soixante treize minutes, je me suis endormie, en pleine chanson niaise d’amour que j’aime terriblement, et au bout de soixante quinze minutes, un bébé s’est mis à hurler à la mort.
Y’a deux choses que j’aime pas beaucoup, quand même, c’est les bébés qui hurlent, et les bébés qui mangent.
Au bout de cent vingt trois minutes, j’ai décidé de me lever, pour aérer un peu mes jambes. Mais je sais pas trop ce qui s’est passé dans ce TGV, avant mon arrivée, mais le sol était tout collant, comme si, genre, on avait renversé du lait concentré sucré au miel.
Et même si y’a deux choses que j’aime carrément beaucoup, et que c’est le miel, et le lait concentré sucré, là, j’ai pas ri.
Au bout de cent quarante neuf minutes, un homme tout moche, tout gros, et plein de ventre, et venu se coller aux huit autres que nous étions, pensant sans doute qu’on organisait un contre-wagon, hors du wagon. Sauf que ce charmant personnage rentrait du wagon-bar, et qu’il avait, manifestement, vidé leur stock de bière.
Et y’a deux choses que je hais le plus au monde, c’est la bière, et les timbres pas autocollants.
Au bout de cent quatre vingt sept minutes, histoire de parachever mon âme, le garçon d’en face a sorti un iPhone.
Et là, y’a une chose que j’aime encore le moins au monde, c’est bien quand on se permet de me narguer délibérément avec un iPhone.
Au bout de deux cent minutes, le train s’est arrêté. A Paris. Alors, je suis allée prendre un taxi, en chialant un peu parce que j’étais loin de l’Homme de ma vie, mais aussi en souriant parce que j’avais oublié, mais je crois qu’il y a une chose que j’aime réellement le plus au monde, c’est Paris, la nuit.






















15 Commentaires
beau voyage tout ça ! et la bordelaise, t’as tout déchiré aussi ?
Mouahahahah Iphone mon amour…
C’est pour tout ce que tu énumères que maintenant, je fais ma snob, et que j’évite de prendre le train.
Même si on peut y dormir plus aisément que dans l’avion.
Ah ouais, quand même…
« Plus de (VRAIE) vie avec (aussi les côté chiants) dans votre vie », ils devaient dire, les gens du TGV.
NB : je te rassure, il y a plus chiant que le bébé qui hurle. Il y a l’enfant qui hurle ET QUI SAIT MARCHER.
Parce qu’alors, en général, il te poursuit pour te hurler dans les oreilles, même si tu changes de pièce (oui, c’est du vécu)
Waow tu repères le minutage de chaque action ? (sérieux tu fais ça souvent ?)
Le prochain voyage pour Bordeaux je t’emmenne en premiere classe et café a la place
BIZouSss ^^
J’adore tes comparaisons
j’adore aussi Paris la nuit seulement dès que le jour se lève je le hais…
mais pas autant que les trains surtout ceux qui partent
Il y a deux choses que je n’aime pas : les épinards et le téléphone qui sonne. Il y a une chose que j’aime bien : les articles bien écrits qui me font sourire.
@ Marinette : j’ai fait 179ème sur 1500 environ, et 30ème de ma catégorie (20-29 ans). 42 minutes pour 8 km. Je suis plutôt contente!
@ Manu : ouais, ça va….
@ Delphine : oui, mais l’avion, c’est chiant, à aller prendre, quand on a pas de chauffeur pour aller a CDG… C’est pour ça que je reste quand même toujours dans un train!
@ La Ch’tite : ah ouais, ça, j’ai jamais eu, mais je pense que le premier qui me poursuit pour me crier dessus, je le pends dans les machins à bagages.
@ Manou : bien sûr, j’ai un carnet avec les heures, chaque jour, pour vérifier quand je traverse le passage piéton, et quand je mange ma treizième coquillette au beurre. Je suis la seule?!
@ Tom : j’aurais droit à des sablés, à la place du café?
@ MissBrownie : je suis douée en comparaisons, j’étais très forte, en français.
@ Lili : en fait, j’aime bien Paris la journée aussi. Sauf dans le métro. Et dans les grands magasins.
@ M. : tu parles de moi? Si c’est le cas… Merci du fond du coeur. (je me change en niaise très vite, si on me complimente…)
Avant de prendre le train, j’essaie de pas dormir avant, d’une traite, cul sec, sinon je m’en remet pas.
j’aime bien le céleri…(Et depuis que je suis de celle qui fait chier dans le train avec son chat j’aime pas plus les autres en fait…)
@ Gazelle : ouais, enfin là, si j’avais pas dormi, j’étais cuite, pour le coup.
@ OoPsy : tu aimes le céleri?! c’est possible, ça?!
Un contre-wagon, ça ça me plaît comme concept !
Mais oui tu auras tout ce que tu veux en premiere (Dans la limite des stocks disponibles)
Et une fois sur place… Sex on the Beach hein ??? ^^