Je sais plus trop pourquoi, mais il a quelque chose, je devisais avec ma succéseuse dans l’héritage familial, et on se remémorait avec force cris et joie nos souvenirs de Madrid. (En fait, si, je sais pourquoi, mais je le dirais pas, parce que je tiens à mes secrets) Et le billet de MissBrownie m’y [...]
Je sais plus trop pourquoi, mais il a quelque chose, je devisais avec ma succéseuse dans l’héritage familial, et on se remémorait avec force cris et joie nos souvenirs de Madrid.
(En fait, si, je sais pourquoi, mais je le dirais pas, parce que je tiens à mes secrets)
Et le billet de MissBrownie m’y a un peu fait écho. (Écho, écho)
Quand j’étais petite, et que j’habitais à Madrid, c’était un peu un paradis sur terre. On habitait dans une résidence absolument géniale, avec piscine et terrain de tennis privés, dans un quartier tranquille, mais suffisamment bien placé pour que dieux mes géniteurs aillent goûter les tapas et le vin tous les soirs. (c’est la vérité, mais comme on avait des baby-sitters trop chouettes, c’était avec plaisir qu’on les voyait partir.)
On était dans un établissement scolaire qui réunissait juste l’élite de la population. Le Lycée Français est un peu l’endroit où la force d’une personne se calcule à la fortune des parents. (Alors évidemment, moi, j’avais huit ans, alors je m’en rendais pas compte, hein, mais c’est avec le recul, je me rends compte de certaines choses).
(Tous mes potes de cette période sont partis en Ecoles de Commerce.)
Moi j’avais mon petit noyau d’amis, et le week end, j’allais faire de la pâte à sel chez une d’entre elles, qui avait une maison génialissime, un labrador sable, et un salon sur deux niveaux.
Après, on allait chez moi, pour manger des pains au chocolat, et on s’échangeait du papier à lettres. (Mais pas du Diddl, hein, du joli papier à lettres)
Dans la cour de récré, on faisait beaucoup de châteaux de sable, on jouait à l’élastique (je trichais beaucoup, mais j’étais déjà très populaire comme fille, et on me disait rien du tout), ou bien je jouais au foot avec les garçons.
On mangeait des sandwichs à la nocilla (le Nutella local) à dix heures, il étaient toujours enveloppés dans du papier d’alu, qu’on jetait n’importe où dans la cour.
(Là, je suis en train de pleurer, hein, parce que ça me manque beaucoup, cette période vernie, insouciante, de faite de petits bonheurs accumulés)(je crois que je n’ai jamais autant pleuré que quand j’ai quitté cette ville.)
Mon maître de CM1 était tellement adorable et nous aimait tellement qu’il nous a suivis jusqu’en CM2. Et pourtant, dieu sait qu’on était un peu chiants, parce que comme on avait pas le droit d’avoir du Tipp-Ex dans nos trousses, il avait mis à notre disposition, sur son bureau, une réserve, et du coup, on passait nos cours entiers à se lever pour en chercher.
J’avais une prof de dans qui était super sadique, qui nous frappait avec son bateau qui battait la mesure, elle avait un tourne-disque, et je crois que depuis, je guette toujours le crissement du disque quand j’écoute les morceaux sur lesquels on dansait. (J’ai une mémoire assez formidable, pour ce genre de trucs, et je me souviens encore des variations effectuées.)
Mais alors juste, il y avait un seul truc, comme ombre noire au tableau.
Tous les jeudis, on avait du cordon bleu à a cantine. Et ça, c’était bien le pire qui pouvait m’arriver.





















18 Commentaires
tain, moi c’est en france que je mangeais mes ssandwich au Nutella enrobés dans le papier d’alu…
alala…
bon, allez, je file à l’école.
je vais essayer de convaincre quelques élèves, par contre, que les chips, c’est ptêt pas tôt comme goûter….
bécos
(c’est ptêt pas « top »)
(oui, il est tôt en même temps)
Ca me parle les articles comme ça… Moi c’était pas le lycée français à l’étranger, c’était l’école internationale en France, même ambiance à peu de choses près ! Plein de bons souvenirs… Et c’est des carottes que je sortais du papier d’alu au goûter
Je me permets de commenter pour la premiere fois, car j’ai souri en lisant ton article, je m’y suis retrouvée au lycée francais de Madrid. J’ai du y etre avant toi (j’y suis restée de 91 a 94), mais grace a ton article, on s’y croirait!
Les souvenirs de primaire, où qu’ils soient, je trouve qu’ils sont toujours très précieux
plains-toi, c’est bon les cordons bleus!
Ah, les crissements des disques de barre. Je m’en souviens aussi, ainsi que la voix de la nana qui causait dedans : « adââââge ».
Mais trêve de nostalgie, boudiou, ce soir je reprends la danse, au conservatoire, avec une pianiste !! Yiha !
@ Noisette : des chips en gouter? Quelle idée singulière!
@ Noisette : (j’avais compris)
@ Emeline : des carottes?! voilà un goûter que je n’ai jamais expérimenté!
@ Maryne : j’y était de 92 à 28… On a donc du se croiser! Quelles classes?!
@ MissBrownie : ça… l’école primaire à Madrid m’a construite, c’est ce qui a fait que je suis celle que je suis, avec mes envies d’ailleurs systématiques…
@ Nono : ah non, ceux-ci étaient absolument atroces. Je te jure, rien que d’y penser, ça fait vomir.
@ Shalima : conservatoire?! la claaaaaaaaaaasse!
Moi c’était Florence.
J’y ai terminé ma grande section en 91 donc, puis j’y ai fait mon CP et CE1 avant de revenir en France.
En effet on a du se croiser!
@ Angie : oh?! tu as vécu là-bas? La chance!
@ Maryne : mail envoyé, tout ceci m’intrigue!
Les profs de danse sont TOUS sadiques de toute manière..
Jamais connu un prof de danse sympa..
Petites joueuses va !
nous on avait de la cervelle.
Remarque c’était en France.
De la cervelle !!(bordel)
On jouait à la marelle (quand je cassais pas la figure aux garçons, ou au jonglage, à la corde, aux billes, on avait des bons points, des petites et des grandes images et le tableau d’honneur à la fin de l’année quand on avait pas trop cassé la goule aux garçons.
C’est malin, je pleure aussi là.
Au Wanou et à Miss E de se fabriquer des souvenirs de l’école française de Dakar maintenant.
Je trouve ça très beau les souvenirs d’enfance. C’est joliment raconté, on s’y croirait
Mais dis donc qu’est-ce que tu as bougé enfant ! C’est génial !
Oh tu n’aimes pas les cordons-bleus ? J’aimais beaucoup quand j’étais petite (même aujourd’hui, j’avoue).
Puis moi j’échangeais du papier à lettre Diddl avec mes copines
Mais vous organisiez un trafic, avec le Tipp-ex ?
Ouais, sus aux profs de danse !!! Surtout de danse classique !!!!
@ Manu : ah oui mais non. Ma prof en France était une creme.
@ Dom : oh, toi aussi, t’avais des bon points, et tu cassais la figure aux garçons? Dans mes bras! (Je crois que mes meilleurs souvenirs sont ceux-ci : le Wanou et Miss E vont aussi se forger un truc du tonnerre!)
@ Marie : je ne remercierais jamais assez mes parents de m’avoir permis de bouger comme ça. Ca m’a vraiment construite!
@ Touwity : je supporte pas ces cordons-bleus… Ils étaient ignobles!
@ frifri : non, même pas, on était très sages, et on le prenait que quand on en avait beosin. (C’est dingue)
@ M. : non, pas à tous! Mais à certains, ça, oui!
Un Rétrolien
[...] attendant, je refile le bébé à Zette, Camille, Madame Kévin, Daydreamer, Chouyo (5 femmes quoi) et toutes et tous ceux qui le souhaitent. [...]