Je sais pas si vous savez ce que ça fait de faire du shopping avec quelqu’un qu’a un niveau de vie complètement autre du votre. J’ai l’habitude de faire du shopping avec mes camardes d’amitié, qui sont, à un niveau à peu près égal, étudiantes, comme moi. Étudiantes plus ou moins aisées, on va dire, [...]
Je sais pas si vous savez ce que ça fait de faire du shopping avec quelqu’un qu’a un niveau de vie complètement autre du votre.
J’ai l’habitude de faire du shopping avec mes camardes d’amitié, qui sont, à un niveau à peu près égal, étudiantes, comme moi.
Étudiantes plus ou moins aisées, on va dire, avec un petit penchant sur le plus que le moins, je le nie pas, mais au bout du compte, c’est surtout parce qu’on préfère se priver de haricots verts frais, et se concentrer sur le Martini et les chaussures.
Ces jours-ci, j’ai fait du shopping effréné avec ma cousine, cousine qui, alors qu’elle renie mes jambes moutarde, penche sérieusement du côté obscur de la force, puisqu’elle s’est mis en tête d’acquérir une jupe de la couleur sus-mentionnée.
(J’ai crié à l’outrage, mais elle a rien voulu savoir)(en même temps, la jupe est sublime)(Vanessa Bruno est douée)
Bref. Il se trouve, en passant, que par un hasard incommensurable, cette cousine se trouve être la sœur du marié.
Notre but actuel est donc à peu près le même, à savoir être tout à fait irrésistibles le quatorze août prochain.
Après avoir déniché sa tenue (une robe Les Petites, qu’il va falloir sérieusement m’attacher les bras avec une chaîne blindée pour que je lui arrache pas avant le jour ji), sont venues les chaussures.
Étape absolument primordiale, rapport que la robe, toute sublime soit-elle, reste noire. Les chaussures se devaient donc d’être des bijoux pédestres, sous crainte de passer pour une rabatteuse de joie de la matrimonialité.
(J’en profite pour dire que, la prochaine fois que les règles de la bienséance sont établies, virez-moi tous ces préjugés sur que le noir est triste, et qu’on peut pas mettre de ni de jaune, ni de blanc à un mariage, ça facilitera grandement les recherches)
Après une veille internet jour, nuit, après midi, et plus si affinités, on a fini par se décider sur une paire de sandales No Collection. (Je passe outre les virées frénétiques au Printemps, au nouvel espace chaussures des Galeries, et autres délires de clics sur le net, on en a pour un mois entier de rédaction sinon, et là, j’ai un œuf à la coque qui attend).
Comme rien n’est simple, et que ma cousine travaille à des horaires dignes du triple de mon contrat, j’ai été mandatée pour être la personnal shoppeuse de l’affaire.
Jeudi, jour de mon congé hebdomadaire, me voilà donc, pimpante, dans la boutique, à demander, la bouche en cœur, que si c’est juste possible de me la mettre de côté, cette dernière paire en 36, pour que je revienne les chercher demain, parce que j’ai un impondérable qui ne souffre d’aucune modification à l’instant, et je suis dans l’incapacité totale de les prendre sur le pré.
(La vendeuse a dit que non, mais elle a été vachement citadine, et m’a dit, dans une espèce de clin d’œil complice qu’en fait, ouais, elle voulait bien, mais si je promettais de venir le lendemain, à la pause de midi grand maximum, et tant pis pour le sandwich.)
(J’ai promis, et je suis loyale)(sauf quand je promets des bêtises)(comme de manger mon livre de maths si je saute à pieds joints sur les bandes blanches sans toucher le noir)
Le lendemain, me voilà donc, à midi pile (presque), dans la boutique. Les chaussures en main.
(ma cousine m’a dit que j’étais une championne, ça m’a fait tellement plaisir que j’ai décidé que demain, je m’établirai en tant que personnal shoppeuse de la gente à horaire monstrueux)(je pense que la gente fera légion, par ici)
Et pour me féliciter intérieurement, je me suis acheté une paire aussi. En peau de saumon.
Pour ma tenue, que j’ai trouvée, et que je vais vous narrer de ce pas, mais pas exactement du pas rapide.
Et tant pis si, ce mois-ci, en plus de me priver de haricots verts frais, je dois me priver de Martini…
Sandales SPRING, No Collection, 117 euros au lieu de 225…
























13 Commentaires
j’ai jamais vu un saumon bleu moi…elles sont belles belles et ça vaut la peine de se priver de martini et même de sushis…un jour! pas plus
au moins si un jour tu meurs de faim tu pourras te faire tes chaussures en saumon bleu !
au fait encore un concours chez moi ! je sais appelez moi mère nowel !
Tu vois, je préfère me priver de manger et d’avoir de jolies choses aux pieds.
Ce n’est pas moi qui e jetterai la pierre!
(punaise, ça ne veut rien dire du tout ce que j’ai raconté!)
Le livre de maths, c’est indigeste. Tu devrais prendre celui d’anglais. En plus, après, tu le parleras couramment.
@ Ponette : ouais, non, mais j’avais un stock de Martini déjà achetés, en fait.
@ Mlle A : je vais voir ton concours (je suis matérialiste, dés qu’on gagne, j’en suis!)(cuisinées à la poêle, les chaussures?)
@ Delphine : en plus, c’est tout benef’, j’aurais des méga jambes.
@ Delphine : si, ça veut dire, quand même, non?
@ Ginie : non, en anglais, je me débrouille déjà pas trop mal en fait.
J’aime bien la notion de bijoux pédestres..
Tu mets des sandales disco toi maintenant ??
Pareil que Delphine (si si c’était clair !!), dans la vie faut faire des choix. Et t’as fais le bon !
Elles sont très jolies.
@ Manu : putain tu m’avais manquée, en vrai, toi.
@ Mademoiselle Oh : voilà. et puis, je sais que je peux compter sur les copines pour m’abreuver quand il le faut!
@ Iss : merci. je te les prêtes pour un dessin, si t’es sage.
moi je mange des nouilles chinoises à 0,46€ le sachet… ça laisse du budget pour les chaussures…
C’est des écailles de poisson juste comme elles sont dessinées sur les dessins d’enfant (soupir ému).
Tant pis pour le Martini…
@ Marinette : tiens, ça fait longtemps que j’en ai pas mangé, des nouilles….
@ Frifri : tant PIS? t’es folle, pas tant pis, pour du Martini!
Un Rétrolien
[...] l’heure est venue de taguer. Je tague donc la Camille qui a peut être un tit « pas de glace» dans son Ipod, et encore M. qui peut [...]