Il y a quelques semaines (ces jours-ci, j’ai l’impression que les semaines se foutent de ma gueule en défilant à une vitesse proprement insensée, ce que je trouve assez malpoli), on m’a proposé de m’envoyer un livre, histoire d’égayer mes folles matinées, avant d’aller à la gym. (je lis très peu le soir, parce que [...]
Il y a quelques semaines (ces jours-ci, j’ai l’impression que les semaines se foutent de ma gueule en défilant à une vitesse proprement insensée, ce que je trouve assez malpoli), on m’a proposé de m’envoyer un livre, histoire d’égayer mes folles matinées, avant d’aller à la gym. (je lis très peu le soir, parce que le soir, je lis les blogs, et je regarde Enquêtes Exclusives)
(En ce moment, mes activités tournent autour du télé-achat, et de Hélène est le garçons, on conviendra tous, donc, que la lecture, quelle qu’elle soit, est la bienvenue)
C’était Ex and the City, de Alexandra Heminsley.
Je passe juste sur l’outrage complètement rempli d’un foutage de gueule dans les règles, par toute une tripotée d’amis, quand ils ont découvert mon bouquin.
Forcément, je suis arrivée au rendez-vous avec vingt minutes d’avance, j’ai donc chaussé mes lunettes de soleil, mon chapeau, et j’ai lu en attendant mon destin. (j’aurais pas du, j’aurais mieux fait d’écouter Nada Surf, ça aurait été moins flagrant)
L’Homme de ma vie a beaucoup ri, et m’a demandé si franchement, j’avais besoin d’un guide comme ça, et que si oui, il valait mieux que j’aille une bière, ça vaudrait mieux. (en province, c’est dur d’avoir un Cosmopolitan)
Je suis restée liquéfiée, comme à l’accoutumée quand je le vois, les jambes ont commencé à m’empêcher de tenir debout (je m’étais levée pour leur dire bonjour), mais j’ai tenu bon, et j’ai grommelé une vague réponse à base de grumph, ‘fin quoi, bref, ça passe le temps.
Globalement, ce bouquin, je l’ai bien aimé, oui. Ça passe le temps, mais ça le passe de manière plutôt sympathique, sans se prendre la tête.
Tout est dans le titre, ceci dit, on ne s’attend pas à avoir des milliards de rebondissements, puisque tout tourne autour du larguage, des manières de larguer, de se faire larguer, et des façons expérimentées pour s’en remettre.
Entre un chapitre consacré aux musiques à écouter post-larguement et autres régimes de folie à suivre pour ne pas sombrer dans la déprime, j’avoue, j’avoue, j’ai aimé lire ce bouquin de chick-lit comme on en fait pas!
De là à me lancer dans le boulot de critique littéraire, avouez que y’a qu’un pas. Que je ne franchirai pas, je suis assez pathétique, je dis toujours la fin, quand je raconte un livre.
(Là, la fin, y’en a pas trop, rapport que c’est plus fichu comme un guide que comme un roman)
Donc, oui, ça en fait un bouquin sympa à lire à la plage, avec un Sex on the Beach à côté de soi, une feuille de bananier agitée par un domestique, et REM en fond sonore.
Juste, est-ce qu’un jour, on pourra acheter des bouquins neufs, qui sortent à peine, sans vendre un rein et demi auparavant? (c’est un coup de gueule)(un jour, je vous raconetrai comment j’ai ruiné les auteurs de mes jours en leur fournissant une liste qui ne souffrira d’aucune modification, de dix neuf livres à me rapporter)






















12 Commentaires
Je vais attendre donc qu’il se sorte en version de poche?
Ou d’ici là, j’aurai oublié? ou pas encore lu mon Isabelle Wolf.
C’ets vrai, je ne lis plus beaucoup. sauf le matin parfois dans le train pour aller bosser, quand je ne discutes pas avec mes collègues.
Cuilà, je ne vais pas le lire, on sait jamais que ça soit prémonitoire, tu vois ?
(t’as essayé le cointreaupolitan ? une tuerie !)
Larguée ??? Je ne sais même pas ce que ça veut dire !
C’est marrant ce petit guide ! Mais tout comme shalima, j’aurais peur que ce soit prémonitoire… Vu ma poisse légendaire je me méfie!^^
Bon moi je vais attendre de me faire larguer alors!
T’as reçu ma carte?
Je rejoins Shalima, il peut porter la poisse ce bouquin
@ Delphine : attends qu’il sorte en poche, surtout si tu l’utilises pour le train, c’est quand même bien plus pratique!
@ Shalima : le Cointropolitan? yes, j’ai gouté une ou deux fois, c’était boisson officielle des soirées pseudo degosses de riches auxquelles je suis allée à Lyon, une ou deux fois. C’est une tuerie, je confirme!
@ Manu : moi, si. Ca fait mal.
@ Gazelle ; j’ai pas reçu directement, mais mon frère était à Bordeaux ce week end, il me ramène ma carte!
@ MissBorwnie : rho, alors, hein, superstitieuses, les filles!
@ Asuka : mais non, mais non, mais non, enfin! ça parle aussi d’amour, hein!
Moi, j’assume mes lectures girlies. Parce que guerre et paix aussi, je l’ai lu et que des fois, mon cerveau aime prendre quelques vacances. Je vais même faire une thèse sur le sujet, tiens, ça légitimera le truc.
Tu lis ça dans le métro, t’es sûre de te faire draguer…
@ PinkLady : ah mais j’assume aussi, même si j’ai jamais réussi à finir Les Liaisons Dangereuses, moi. (juste, tu me feras lire la thèse? ça m’intéresse)
@ Ginie : ouais, alors non, tu vois, quand même, on va pas exagérer. (dans le métro, je chante)
« Manuel de survie à l’usage des filles larguées » j’en aurai bien besoin en ce moment…