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A votre service.

Un autre exemple de ma grande sollicitude, si vous le voulez bien.
Je suis allée acheter le pain ce matin. En vélo.
Juste, laissez moi vous dire que pour prendre un vélo ici, il faut avoir envie, rapport que la bicyclette se trouve coincée entre l’ancien lit en fer forgé (ne me demandez pas, j’ai pas la [...]

Un autre exemple de ma grande sollicitude, si vous le voulez bien.
Je suis allée acheter le pain ce matin. En vélo.
Juste, laissez moi vous dire que pour prendre un vélo ici, il faut avoir envie, rapport que la bicyclette se trouve coincée entre l’ancien lit en fer forgé (ne me demandez pas, j’ai pas la réponse), la moto (là, vous pouvez me demander, j’ai la réponse)c’est moi que j’ai convaincu, avec l’aide précieuse de mon acolyte génitière l’auteuse de nos jours de laisser l’auteur de nos jours s’acheter un jouet à cylindrées) ), et qu’il faut enjamber les sept sacs poubelles de feuilles mortes pour accéder au vélo.
Dont les roues sont dégonflées.

Qu’importe, pour rendre service, je ferais n’importe quoi. (Un peu comme le principe que pour un flirt avec toi, je ferais n’importe quoi, pour un flirt, tatatatatatata, avec toi)

Après avoir gonflé chaque roue d’une manière très consciencieuse, aka en me salissant les mains comme c’est pas permis, parce qu’un pneu de deux-roues, c’est super crade, j’ai quand même enfourché le vélo, et c’est juste quand j’ai entendu le bruit très étrange qu’il faisait que je suis revenue prendre les clés de la 407 (celle qu’est noire, qu’est classe et qui me permet de frimer d’une manière indécente auprès de tout le monde)(alors qu’en vrai, quand je la conduis, j’ai les fesses serrées à un point inimaginable tellement je suis morte de trouille qu’une plume vienne rayer la carlingue du bijou, ou que je fasse un mouvement tellement faux que j’empale la voiture dans un fossé et bousille les amortisseurs)(la voiture appartenant à ma génitrice, ma génitrice étant très à cheval sur la bonne tenue de son bolide)

On est matérialistes, de mère en fille, dans la famille.

En fait, je me suis demandée, une fois arrivée à la boulangerie, ce que j’allais prendre, rapport qu’en fait, je n’ai aucune notion de boulange, et que, Dieu me tripote, dans cette boulangerie très select (le décor est marron et violet, how wonderful et quelle originalité)(on dirait que l’équipe de Valérie Machin est passée par là)(sauf que y’a pas de marouflage de sticker en vue).
Enfin, donc, que dans cette boulangerie très select, y’a masse de pains, et que masse de pains sont tous bons.
Comme on a chacun nos habitudes (dont je vous reparlerai un prochain jour)(vous risquez fort de manger du billet à forte teneur en province, ces jours-ci, rapport que j’ai raté mon train de retour vers la démence samedi et qu’en sus, je suis restée une semaine), j’ai pris quatre baguettes différentes.

(J’ai esquivé une dame d’un certain âge, très laide, qui portait un pantalon informe à l’imprimé plus que douteux, qu’a fait semblant de tomber dans les pommes pour qu’on lui offre une chocolatine)(j’adore utiliser ce terme quand je suis ici)

Pendant tout ce temps, bien entendu, je jetais des regards affolés à la vitrine, parce que j’ai du adosser ma bicyclette dessus, rapport qu’au moment de partir, je me suis souvenue que l’antivol était resté sur l’autre vélo, dans le garage. (Je vous raconterai aussi comment, il y a quelques années, je me suis fait voler méchamment mon joli vélo Décathlon en allant acheter du mastic à bois pour mon bricoleur de père)

Et avec tout ça, je crois que j’ai même pas dit bonjour à la boulangère quand elle m’a demandé ce que je voulais.
J’ai honte, je disais à mes copains la veille que j’étais pas une vraie Parisienne parce que j’étais encore polie avec les commerçants.

(Je suis quand même revenue avec des baguettes qui étaient encore toutes chaudes)(Et mon papa avait fait du café très fort)

15 Commentaires

  1. 22 juin 2009 à 0:01 | Permalien

    Ouais mais à quoi les baguettes, te connaissant, elles étaient pas natures? si?

  2. 22 juin 2009 à 0:22 | Permalien

    Avoue, t’as volontairement raté ton train pour profiter encore un peu de la vie provinciale et pour goûter à tous les pains différents.
    (Ils font du pain aux figues au moins?)

  3. 22 juin 2009 à 1:00 | Permalien

    Je t’envie d’être loin de la folie parisienne! Enjoy!

  4. 22 juin 2009 à 9:17 | Permalien

    Hum… Je dirais bien que tu n’as pas raté que ton train samedi :( (ça s’est fini en mojito…)

    Moi aussi j’adore les chocolatines. Et ça n’a pas tout à fait le même goût quand ça s’appelle comme ça…

  5. 22 juin 2009 à 9:20 | Permalien

    On n’a pas de moto ici, donc c’est moins compliqué d’aller chercher le vélo dégonflé au fond de la cabane du jardin, mais c’est pas pour ça que je le fais, la boulangerie la plus proche est dans le bled d’à côté, c’est loiiiiing !

  6. MiniSoeur
    22 juin 2009 à 10:53 | Permalien

    Alors non seulement tu as REPOUSSÉ ton train à lundi matin mais c’est MOI que j’ai aidé à acheter une moto.
    non mais, plus aucun respect !

  7. 22 juin 2009 à 10:56 | Permalien

    Petite mal polie va!
    Hum du bon pain chaud, miam miam!

  8. 22 juin 2009 à 11:56 | Permalien

    t’as acheté des bonbons ? j’achète toujours des bonbons dans les boulanges de province. A Paris c’est la honte

  9. 22 juin 2009 à 13:34 | Permalien

    Quelle bonne idée j’ai eu de venir te lire à l’heure du dej alors que je viens de me taper un pauvre salade… j’ai comme une envie de repartir à la chasse au pain sorti du four tout d’un coup. méchaaaaante !

  10. 22 juin 2009 à 17:52 | Permalien

    tu as de la chance parce que la boulangerie à côté de chez moi, y a rien de bon, littéralement:-(

  11. 22 juin 2009 à 18:41 | Permalien

    t’y es allée en vélo ou en auto ? J’ai rien compris. (Moi aussi on m’a volé mon vélo un GoSport. ça avait étonné le gendarme parce que les Dacathlon était plus prisé des voleurs m’avait-il dit…)

  12. 22 juin 2009 à 20:25 | Permalien

    Si ton papa il fait du café très fort, ton papa je l’aime. point barre.
    là, j’ai BESOIN d’un café très fort!
    ça tu crois que tu peux l’envoyer en colissimo? (et tu te mets dedans par la même occasion)

  13. 22 juin 2009 à 21:58 | Permalien

    @ Gazelle : si. Justement! (J’en reparlerai, parce que natures, certes, mais pas banales quand même!)
    @ Delphine : c’était un…. besoin existentiel de prolonger le séjour, pour d’autres raisons que le pain, mais quand même, j’avoue, j’étais contente de rester!
    @ Vicky ; ouais. Mais je suis rentrée. Sapue.
    @ Emeline : je sais. Je suis tellement navrée de ne pas avoir pu venir… Je me faisais une joie de cette soirée, depuis super longtemps… Mais je t’en parlerai de vive voix, plutôt, du pourquoi et du comment!
    @ Shalima : pas de boulangerie dans ton village? Je crois que ça me suffirait comme prétexte à un déménagement imminent (je suis un peu passionnée, dans mes réactions)
    @ MiniSoeur : j’ai repoussé mon train PARCE QUE j’avais un truc urgent à régler, oui!
    @ MissBrownie : miam, c’est le mot, devant du pain frais, oui.(qué impolie, mais non, voyons!)
    @ Lili : j’ai pas acheté de bonbons, parce que tu sais quoi? j’ai jamais eu le réflexe bonbon dans une boulangerie!
    @ La pestouille : et? t’es allée en acheter?
    @ Clo : ah mais attendes, la boulangerie, là, c’est pas la plus près!
    @ OoPsy : mon vélo volé était Décathlon. Maintenant, j’ai un truc acheté à Auchan, ben il dure plusse.
    @Noisette : moi j’aime pas trop le café fort. Mais je note, quand tu viendras mr voir, je te ferais du café fort pour accompagner les sablés!

  14. 22 juin 2009 à 22:21 | Permalien

    Elle lit pas ton blog, la dame laide, elle oserait pas venir te lire avec un pantalon pareil ?

  15. 22 juin 2009 à 23:38 | Permalien

    @ Fri : non. j’interdis l’accès à tous ceux qui s’habillent mal, ici. (c’est contrôlé sur Inspection du Pantalon)

2 Rétroliens

  1. [...] tenais à remettre la palme plastifiée à Camille, sur ce coup, qui nous a quand même fait part de sa maîtrise totale du monde d’enfants, en [...]

  2. [...] temps… Tout y était déjà, raconté avec cet humour que j’aime tant : la préparation quasi militaire du sac, le teint blafard de début de saison, le ventre qu’on rentre à fond le temps de [...]

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