Hier, j’ai appris à boire de la vodka comme la réelle population autochtone locale, et comme la faune de l’endroit. Mais petit retour en arrière. Le matin, c’est visa en mains, passeports, et moults pièce d’identités en sus (ça plaisante drôlement peu sur l’immigration vers l’Est), que nous nous sommes tous rejoints dans la salle [...]
Hier, j’ai appris à boire de la vodka comme la réelle population autochtone locale, et comme la faune de l’endroit.
Mais petit retour en arrière.
Le matin, c’est visa en mains, passeports, et moults pièce d’identités en sus (ça plaisante drôlement peu sur l’immigration vers l’Est), que nous nous sommes tous rejoints dans la salle des Cartes.
(Ouais.)
Pour nous briefer un poil sur la journée intense qu’on allait démarrer sous peu.
Au programme, excursions, visites, et découvertes, dans tous les sens du terme et de la ville.
Même si, en réalité, on a surtout parcouru la ville dans un sens (celui du pont des chevaux) et on a découvert la ville que sous un angle, celui du bus.
Parce que, dans une ville de Russie, il fait savoir que se balader sans Visa, c’est se coltiner avec un risque de passer quelques jours en manque de chez-soi. Et qu’en l’occurrence, un Visa de groupe est carrément plus aisé à obtenir.
Donc, Visa de groupe il y avait.
Et notre Visa à nous, c’était Youri. Youri, c’était le guide.
Une fois le petit tampon apposé sur le passeport (quelqu’un peut juste m’expliquer pourquoi, alors que j’ai moults pages vierges, la préposée au tampon m’a appliqué son facétieux dessin sur celui de Marrakech? Bordel, quoi.), mais donc, on s’est entassés dans le minibus, les cancres derrière, et eux, devant.
C’est alors que commence un exercice drôlement dur : vous décrire, en quelques lignes, plus de dix heures de visite…
C’est franchement impossible, voire même insupportable, et je sens qu’à ce stade-là, j’ai déjà perdu Noisette, qui en a eu ras le bol de mes contes d’eau Baltique.
Mais en quelques mots.
Je me suis assise sur le genoux d’une sculpture de tsar (Pierre le Grand, qui avait une tête minuscule),j’ai aimé les barrettes vertes, et les serre-tête rouges, j’ai vu des tombeaux en marbre (et y’en a une tripotée sévère), j’ai marché dans le Palais de l’Ermitage, j’ai vu du Caravage, j’ai admiré du Velazquez, et j’ai répété que Van Gogh, c’est pas ma tasse de thé.
J’ai atteint la circonférence d’une poupée locale, en mangeant un seul dîner. Sérieusement, un jour, je vais contacter Darwin, qu’il me file un coup de main pour piger comment l’homme a pu évoluer de manière si différente de chaque côté du globe, et pourquoi, j’ai pas les jambes scandinaves.
Même en mangeant et en buvant local.
Et il a fallu rentrer au bateau.
Si je devais résumer la journée? C’était formidable, sur plusieurs points, malgré quelques petites coccinelles noires au programme.
J’ai eu la désagréable impression d’être baladée comme une touriste peu intéressée par la ville en elle-même, à cause du minibus. C’est franchement dommage, parce que les derniers instants passés sur terre, en cherchant le bar, ont été finalement les plus dépaysants, à marcher seuls, sans touriste agglutiné autour, dans la ville.
Je dis pas que j’ai pas apprécié la visite, mais j’ai simplement déploré la présence des mêmes touristes du bateau ) chaque coin de la vile où on est allés.
En revanche, même si j’ai eu mal au dos, aux pieds, aux cheveux et à l’ongle droit, pendant les deux heures et demie de l’Ermitage, je ne comprends pas comment on peut passer à côté de ça.
C’est simplement dommage que l’ambiance n’ait pas été au beau fixé, pendant la journée, sous prétexte que c’est pas le genre de visite qu’individuellement, on aurait fait. Même si je ne raffole pas des visites organisées, je sais que je n’aurais jamais visité Saint Petersbourg de mon propre chef, et j’ai trouvé clairement gonflé de dénigré la visite.
Quoiqu’il en soit, on a embarqué notre guide, pour finir, dans une tournée de vodka, qui a bien failli pas voir le jour.
Ça aurait été dommage, parce que le coup de vodka en cul-sec, en ayant déclamer le fameux Na Sdorovié avant, et en soufflant comme un bœuf (il faut voir la scène en marche), ben ça fait tellement du bien que limite, je rampais de bonheur dix minutes après.
Et surtout, ça a re-détendu l’ambiance pour la suites des aventures.
Mais que quelqu’un m’éclaire. La Petite Fille aux Allumettes, c’est dans quel coin que ça se passe?























10 Commentaires
Qu’est ce que c’est beau !
La vodka cul-sec, c’est pas pour moi …
Quoiiiiiiiiiiii, que deux photos de cette ville réputée magnifique ?
Remboursez !! (ah ouais nan on paye pas pour lire les blogs ;o))
Les minibus Fram, pas si mini que ça d’ailleurs, faut bien rentabiliser, ont tjs été ma hantise… J’en suis phobique !
Mes beaux-parents ont passé qq jours à StPetersbourg, avec une guide, of course, mais ils ont adoré…
(la vodka, moi chuis fan) (t’as jeté ton verre derrière l’épaule, après ?)
Saint Petersbourg, j’en rêve…
Mais pas en voyage organisé comme tu le vis.
Ca me rappellerait trop le boulot. Les déplacements de troupeau, c’est pas trop mon truc.
C’est toujours aussi beau.
Avec du sirop de caramel, la vodka c’est délicieux et ça descend tout seul.
@ MissBrownie : ben à la base, c’est pas pour moi non plus. Mais j’ai à peine rampé.
@ Manou : on va dire que pour charger deux photos, je mets le temps qu’il faut pour débarquer sept cent passagers, donc bon. (Mais à mon retour, j’ai dit.)
@ Valvec : là, à leur décharge, on était que nous, les bloggueurs. Donc quinze, et tous se connaissant! (Heureusement)
@ Shalima : j’ai pas jeté mon verre, j’ai pas osé. Parce que j’avais peur de me couper.
@ Delphine : mais honnêtement, le guide, c’est quand même plus ou moins chouette, au moins pour le premier jour, je pense!
@ Angie : en fin de compte, avec le recul, même tout seul, ça descend tout seul….
ça marche la vodka pour une cure détox ?
C’est moche.
Ouais.
qué perdue? tain mais. comme si je te lisais pas en entier que dis-je, comme si je ne buvais pas tes paroles…
(ouais bon ok. un peu perdue quand même
)