Ah ouich. Alors, pendant que d’aucunes nous narguent ostensiblement avec de la photo campagnarde, champêtre et rurale à n’en plus finir, qui donnerait envie à une citadine de s’acheter une formule Center Parc sur le pré, et illico, et que d’autres se positionnent en animal friendly, qui frôlent avec nos envies d’aller faire un sitting [...]
Ah ouich.
Alors, pendant que d’aucunes nous narguent ostensiblement avec de la photo campagnarde, champêtre et rurale à n’en plus finir, qui donnerait envie à une citadine de s’acheter une formule Center Parc sur le pré, et illico, et que d’autres se positionnent en animal friendly, qui frôlent avec nos envies d’aller faire un sitting à la SPA, voilà, moi, ce que je peux voir depuis ma fenêtre.
Quand j’ai décidé de travailler.
L’immeuble sur la gauche, représente l’immeuble qui abrite, en ces derniers jours, une horde d’ouvriers plutôt belliqueux, qui s’attaquent, à grands coups de piolet manuel, aux cloisons intérieures.
(Je brûle un cierge tous les matins pour qu’ils s’attaquent à un mur porteur, par mégarde, juste pour voir comment ça ferait, d’être aux premières loges d’une démolition inopinée)
L’immeuble, sur la droite, représente la résidence du troisième âge (qui est un peu trop curieux à mon goût, ce troisième âge).
En vrai, l’appartement qui est au dessus de la vilaine qui espionne, il a un trop joli meuble de salle à manger, mais le monsieur est tout le temps en chaussettes de tennis (si, les Inesis qui montent jusqu’aux aisselles, sous prétexte que sinon, la terre battue tache aux mollets), chaussettes qui, pour la plupart du temps, arborent un mini trou. Telles sont les joies de la location d´appartement.
(Je vois pas le trou, mais je l’imagine fort bien.)
(Un de ces meubles en Corian-marque-déposée-en-exposant qui reflète un peu tout, qui me font entrer en transe, parce que je m’imagine fort bien avec une chose comme ça, et une éponge en microfibre posée juste à côté, sinon, le verre de vin posé dessus)
C’est exprès si j’ai pas fini la phrase, j’ai eu envie d’aller tuer les ouvriers qui, à huit heures du matin, un samedi, les ouvriers ont lâché le piolet manuel.
Ils ont attaqué le marteau piqueur électrique.






















8 Commentaires
Pour résumer tu mâtes le vilan qui mâte la vilaine qui mâte les ouvriers pendant que le tennisman loupé te mâte sûrement ?
>> C’est environ ça. A quelques choses près, t’as saisi le concept!
Moi je crois que tu médis.
Je crois qu’ils regardent tout simplement la gouttière.
>> Ca doit être ça, il y avait une araignée qui se balançait.
xD
Pour moi, en face du balcon, c’est deux immeubles plus bas que le notre qui ne gâche pas la vue. Puis des champs et la montagne. =p
>> Oui ben ça va, en même temps c’est pas la peine de me narguer, non? Si? Bon.
DE mon balcon, je vois le lac Léman, les montagnes et euh… bah c’est tout.
(wow, comment j’ai l’air d’une rombière Suisse là tout de suite…)
>> Ah, ouais. Ouais, quand même, quoi. (Mais tu payes tes impôts?)
C’taffreux..
Je compatis sincèrement.
Moi aussi ça m’énerve d’être réveillée par un marteau-piqueur.. J’ai deux/trois ouvriers enterrés sous le sol de ma cave du coup.. MOUAHAHAHHAHA (rire dément de serial killer)
>> Mouais. Bon. la prochaine fois, je fais gaffe si je fais trop de bruit, alors.
C’est sympa de voir en plus de la vue de ta fenêtre une petite tranche de vie de tes voisins, 3ème âge ou pas !
Faudrait les maquer tous les deux.
>> Tu crois? j’organise un mariage?
Tu vas voir qu’un jour le vilain il va descendre par la gouttière et que tu vas assister à une copulation de vilains.
>> J’aimerais mieux avoir déjà déménagé, dans ce cas-là!
Je compatis.
Le bar, en dessous de chez nous, il est toujours pas fini. Et les travaux, j’en ai marre aussi.
Ca me fait penser, tu l’as vue la vieille avec les cheveux rouges en face de chez moi?
Parce qu’en plus de passer son temps à regarder par la fenêtre, elle adore bouffer des cerises et jeter les noyaux depuis son quatrième étage…