Je ne sais que penser. Et c’est vachement dur, croyez sur le flot de paroles, de ne pas savoir que penser. Mais laissez moi juste vous donner une pièce de conseil, si jamais d’aventure vous avez la quelconque sombre idée de prendre le train qui va très vite, en direction de Marseille, et que vous [...]
Je ne sais que penser.
Et c’est vachement dur, croyez sur le flot de paroles, de ne pas savoir que penser.
Mais laissez moi juste vous donner une pièce de conseil, si jamais d’aventure vous avez la quelconque sombre idée de prendre le train qui va très vite, en direction de Marseille, et que vous tombez dans la voiture numéro deux.
Ah que ouais, y’a écrit en gros que c’est de la classe numéro une, mais alors laissez moi rire un grand coup.
Je vais d’abord bailloner le gamin derrière moi, après, je pourrais rire.
(Vous avez déjà remarqué que dans un train, c’est vachement rationnel, la première classe s’appelle 1, la deuxième s’appelle 2? Dans un avion, la classe éco s’appelle Y et la business, C.)
Donc.
Parce qu’en fait, la voiture numéro deux, on vous le signale pas, mais c’est la voiture qui fait office de stop-garderie.
Sans mentir, dans le wagon qui comporte trente sièges (je viens de les compter, cette fois-ci, vous pourrez prendre mes indications chiffrées comme argent comptabilisé), il y’a HUIT enfants.
Et quand je dis enfants, je dis enfants, aka ça passe du nouvellement né, qu’a du prendre la première tétée au premier roulis du train, la deuxième au premier virage, et la troisième, au quatrième tunnel.
Et on est partis que depuis vingt trois minutes.
Derrière moi, j’ai un exemplaire du petit hyper-actif, qui a déjà lavé toutes les vitres avec sa langue, qui a déjà parcouru l’équivalent de la circonférence de la terre (mais au niveau des cercles polaires, seulement) et ce dans le même wagon.
A côté de lui, sa mère tente vainement de l’intéresser avec un livre. Ouais, mais non, pas un livre.
Un livre. Musical.
Ce qui nous donne donc une symphonie allegro en si mineur, positivement exaspérante.
Sa petit sœur est du même acabit, mais on va dire qu’elle, à part avoir lancé le sachet entier de pains au chocolat sous mon siège, et être venue les récupérer, un par un, en criant victoire à chacun, elle a pas encore fait trop de dégâts.
Ah oui, je ne saurais que vous conseiller d’éviter comme la peste l’horaire matinal, qui fait que chaque famille a apporté son bol de Benco et ses tartines beurrées, pour faire le remake de la famille Ricorée en déplacement.
Bref.
Je constate néanmoins que la Société Nationale des Chemins de Fer qui nous intéresse à pris le soin d’équilibrer la moyenne d’âge du wagon, en collant dans les sièges qui restent des spécimens datant au moins du paléolithique.
Et qui, visiblement, ne se sont pas vus depuis un quart d’ère glaciaire, ont un tas de potins considérable à partager.
Le tout, au volume sonore qui s’impose.
Bordel, moi qui avait cru tomber sur une voiture « silence »… Je me console juste en écoutant Vengaboys.
A cent vingt huit décibels.





















12 Commentaires
Mes condoléances, les gosses en première sont pire qu’en seconde, on pourrait croire qu’ils sont éduqués, mais en fait non, les parents ont payé (la peau des fesses du nourrisson) alors s’ils veulent s’exprimer, faut les laisser s’exprimer. Mon conseil pour le casse bonbon qui trottine: le criche-pied, c’est une valeur sûre…
>> ah ouais non, ça c’est sur que les gosses, c’est pas parce qu’ils sont riches qu’ils sont mieux élevés…
croche-pied, of course…
>> oui, oui, oui!
A 150 km/h, un enfant de 34 kilos jeté par la fenêtre atterrit 2,6 km plus loin.
Le livre musical, lui, se désintègre dans l’atmosphère.
Simple.
Rapide.
Efficace.
A ton service.
>> Au retour, je tente, c’est presque promis!
les gosses dans le train ça devraient être interdit…En plus y’en a ils veulent caresser le chat.
>> et dans ce cas là, tu les mords?
Interdits, ou tenus en laisse, pour continuer sur le commentaire de Oopsy.
Mais je crois aussi qu’il serait grand temps d’éduquer les parents. À croire que plus un seul ne sait élever ses gosses… navrant.
>> Navrant, je crois que c’est le mot… Je demande pas que les enfants soient silencieux et collés sur leur chaise, mais un minimum de savoir-vivre, bordel!
Comment c’est déjà la formule, ah oui : faites des gosses !!
Et il n’y a pas que dans le train que les mioches devraient être interdits.
>> Exact, y’a aussi dans les cinés, les restaus, les centre commerciaux, H&M, les rues piétonnes, les glaciers…
Quand ils courent dans les wagons, je leur fait des croches pattes aux mioches, ni vu ni connu.
(Je suis pas si méchante que ça en vrai, mais souvent la fin (voir la faim, mais c’est autre chose) justifie les moyens.
Depuis que j’ai des voisins affreux, avec des gosses affreux, je supportent plus les momes, et dans les trains, je les déteste.
BOOM BOMM BOOMMM lalalalalala (je ne te remercie pas)
>> Boom boom boom boom, I want you in my room, and spend the night together, etc etc. j’ai passé deux heures de mon cours mardi à étudier les paroles.
Au départ, je pensais que la 1ère classe c’était pour les voyages professionnels, donc le wagon où régnait silence & co. Sauf que je me suis fourrée le doigt dans l’oeil.
Alors j’ai adopté la même solution que toi, le lecteur mp3 à fond dans les oreilles et je souffle quand un gosse chiale depuis 10 bonnes minutes et que sa mère ne bouge pas son petit pouce.
>> ah mais attends, non, non, j’ai pas dit que j’avais mis ma musique dans mon lecteur. J’ai dit que j’avais écouté. Sur MacMyrtille. A fond.
Je suis morte de rire … Merci !
>> a tes souhaits, alors!
Avant d’être mère je détestais les enfants des autres dans le train. Depuis que je le suis, je ne prends jamais le train avec le mien et je déteste toujours les enfants des autres..
rires!
>> ah, voilà une personne sensée. J’ai jamais du être a coté de toi dans les trains, sinon, on aurait fini a boire du martini au bar de la SNCF, je crois.
Vengaboys… Hé ben, ça ne me rajeunit pas tiens ça!
>> Ouais, mais c’est toujours aussi délirant.
Je crois que les pires c’est dans l’avion (genre ils te renversent leur verre de jus de tomate sur ton Cosmo).