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Je m’appelle Fatima Tajine.

Alors. Je me repère juste dans l’espace, avec toutes ces histoires de big buzz blogs, je suis complètement dépassée. (En vrai, je le savais, j’étais déjà un peu sur un grill d’impatience, mais j’aime assez faire la surprise.) Mais. Le premier jour, à dix heures pétantes, soit exactement deux heures vingt après nous être attablées, [...]

Alors.

Je me repère juste dans l’espace, avec toutes ces histoires de big buzz blogs, je suis complètement dépassée.
(En vrai, je le savais, j’étais déjà un peu sur un grill d’impatience, mais j’aime assez faire la surprise.)

Mais.

Le premier jour, à dix heures pétantes, soit exactement deux heures vingt après nous être attablées, pour nous sustenter à base de galettes, de fromage et d’oranges pelées, on est allées rejoindre les gentils organisateurs (ou du même acabit, rapport que c’était pas les vrais du noms).

Pour une réunion informative à base d’excursions proposées.

Trop chic, on a dit, on va pouvoir se mêler au beauf toute la semaine durant.

Entre les deux heures de dromadaire proposées, les souks avec guide, et la visite des cascades qu’étaient un peu à l’opposé du pays, soit huit heures de car pour y aller, on a repéré une petite perle.

On a dit qu’on allait prendre un cours de cuisine.

Parfaitement.
Moi, la fidèle prescriptrice de la commande de sushis à domicile, un peu végétarienne à mes heures perdues, non-consommatrice de féculents à midi, et anti-lipides ajoutés, doublée d’une aversion pour tout ce qui sort du cadre du fruit et du légume, surtout au moment des repas, j’ai dit que va, va, on va cuisiner un tajine.

Ça a failli vachement mal tourner au vinaigre plus que roussi, l’affaire.

Le chauffeur avait pas la plus petite idée du lieu dans lequel il devait nous déposer. Au total, nous avons tourné pendant pas moins d’une heure vingt-deux, dans les alentours de la Palmeraie, qui, comme chacun qu’est allé sur place sait, n’a pas grand intérêt.

Une fois arrivées, légèrement désespérées, parce qu’à tous les coups, ils ont déjà déplumé les poulets sans nous, on s’est rendues à l’évidence : de poulet, y’avait pas, parce que les gus avaient simplement oublié d’avertir le riad qui nous accueillait.

La cuisine n’était donc pas prête, et les cuisinières de la villa étaient encore en pyjama.

Alors, on a commencé à dire que zut, quoi, nous, on veut manger.

(Tout ça, on le disait en descendant du mini-bus, rapport qu’à deux dans un véhicule de seize places, on se sentait super perdues.)
(Tout ça, on le disait aussi en traversant le hall d’entrée, rapport que vu la taille de la porte cochère, on avait pressenti que y’avait une merveille derrière, et que ça valait le coup d’aller attendre un peu.)
(Tout ça, on le disait aussi en ouvrant des yeux complètement ébahis, rapport à ce qu’on voyait.)

Je vous montre.

On est entrées, on a dit waouh, parce que y’avait une jolie fontaine.
De deux mètres vingt de rayon.

On a continué, on a dit waouuuuuuuh, parce que le hall était blanc, était clair, était beau, était au moins aussi grand que le bar à tapas de l’hôtel, sans les barmen.

On a continué, et là, on a dit sept fois waouh chacune.

Et on est allées, pof, s’installer sur un des transats en cuir, pour patienter le temps que la cuisine soit prête.

(Je sais, après ça, on a eu rudement du mal à se tourner vers les fourneaux)

Nous avons pu apprécier le bruit des oiseaux, qui, ici, ne dérangeaient absolument pas (à l’hôtel, ils étaient un peu chiants, ça faisait un peu oiseaux de pauvres).
Nous avons pu apprécier le silence dépourvu de cris d’enfants qui sautent un peu partout dans la piscine (à l’hôtel, ils étaient très chiants, ça faisait un peu trop colonie de vacances)

Bon, alors, j’avoue que quand on nous a appelées pour aller tambouiller des courgettes et du cumin, j’ai gravement eu du mal à me sortir de mon lit de peau.

Heureusement qu’après avoir mis la main à la pâte (un peu), on a eu le temps de retourner attendre qu’on nous serve le repas.

Parce que ouais, chez les riches, c’est ça qu’est outrageusement bon : faire la cuisine, ouip, mais à condition seulement que les courgettes soient déjà épluchées, que le poulet soit déjà découpé, et que les feuilles de brick soient déjà toutes cuites.

Sans avoir à mettre le couvert, ni à faire la vaisselle.

(Là, c’est moi.)

(Là, c’est mon tajine de poulet aux citrons confits, une tuerie en tranche, et au fond, c’est une tajine de kefta, c’est aussi une tuerie en boulettes.)

(Et là, c’est une salade de courgettes au cumin, une salade de tomates et concombres, et une salade de carottes au cumin et au paprika.)(C’est une tuerie en rondelles.)

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15 Commentaires

  1. 25 avril 2009 à 1:04 | Permalien

    en ce moment, je dois mettre mon système digestif en jachère mais ça donne bien envie tout ça quand même. tu n’aurais pas les recettes sous le coude?

    >> Si, tu veux que je te les envoie par mail?

  2. 25 avril 2009 à 8:57 | Permalien

    Dis bichette, tu veux bien m’envoyer l’adresse de ce paradis ?
    besoin de tajine là, tout de suite !!!

    (en échange je t’apprends à faire le poulet arachide si tu veux ?)

    >> Ouais, vas y, aboule la recette, j’ai envie de cuisiner, maintenant!

  3. 25 avril 2009 à 10:44 | Permalien

    Ah oui, ouahouh! Je veux cette piscine, là, tout de suite! Le cours de cuisine, m’en fiche! ;)

    >> Ouais, et le pire de tout, c’est que comme c’était pas prévu au programme, la piscine, on avait même pas les maillots…

  4. 25 avril 2009 à 12:41 | Permalien

    il a une bonne tronche ton tajine ! (et aussi ton vernis)

    >> Ah ouais alors mon vernis, top quoi. Un Sephora tout con, mais alors il tient depuis 2 semaines, malgré la piscine et tout!

  5. 25 avril 2009 à 13:46 | Permalien

    waouuuuuuuh…

    >> (Ouais)

  6. 25 avril 2009 à 13:53 | Permalien

    J’ai une idée. Tu nous postes les recettes. Comme ça, on pourra te les piquer sans les réclamer.

    >> Parfait, je poste ça demain, alors! (ça nous fera un autre atelier pour vendredi..)

  7. 25 avril 2009 à 16:06 | Permalien

    Han, le tajine kefta c’est le meilleur du monde, et çuilà il a l’air de déchirer graaaaave !
    (je salive, tout est normal)

    >> Ben écoute, moi qui, normalement, je le jure, je ne MANGE PAS DE VIANDE ROUGE, parce que, ben là, j’ai mangé la moitié qui m’était due, comme ça, pof, sans rechigner du tout. Et même, j’ai vachement aimé!

  8. 25 avril 2009 à 16:27 | Permalien

    Je vote aussi pour la recette!!! Tu m’as donné faim…

    >> Ok, ok, donc, pour le billet du dimanche qui n’était absolument as prévu, vous aurez faim.

  9. 25 avril 2009 à 17:03 | Permalien

    Waouh !!!
    Tes photos me font baver!

    >> Moi aussi, moi aussi….!

  10. 25 avril 2009 à 17:50 | Permalien

    Tu te mets du vernis à ongles de pieds noir (MOUAHAHAHHA humour), toi ?
    C’est pas over-hasbinne cette année.. ?

    >> (hahahahaha. non parce qu’elle était bonne quand même) Mais non, c’est du vernis gris argenté. C’est ni 200!, ni 2007. Ni même 2009, on est d’accord…!

  11. 25 avril 2009 à 18:55 | Permalien

    Tu viens de me tuer, tu te rends compte??? :( je veux des vacances, pourquoi tu m’as pas emmené d’ailleurs? hein?!

    (je pèse pas si lourd que j’en ai l’air)

    >> ben t’aurais pas tenu, y’avait trop de sacs à main, en fait…

  12. 25 avril 2009 à 19:42 | Permalien

    tain. ça m’a donné envie de faire mon tajine préféré pour demain: « agneau/pruneaux/raisins ».

    ah mais non merde. demain je fais des sushis, pour la toute toute première fois :p

    >> je viens de prendre mes billets de train, j’arrive chez toi pour l’heure de la bouffe. C’est bon? (non parce que si tu fais des sushis, moi, je veux.)(Tu photographies, hein, hein, hein, hein?)

  13. 25 avril 2009 à 22:40 | Permalien

    Je tape l’incruste: c’est quoi le nom de ton riad? Je VEUX piquer une tête dans une piscine. C’est un crime de nous montrer ça alors qu’on est cloîtré, là, chez soi, devant un écran d’ordi…
    P.S.: Chouette ton blog :)

    >> bonjour bonjour (bienvenue), le riad, il s’appelle la villa Savinio. Et c’est franchement paradisiaque, comme endroit! (Je sais, c’est un crime, et je m’auto-flagelle, parce que je bave seule devant mon écran aussi…)

  14. 26 avril 2009 à 12:35 | Permalien

    Les photos sont wouuuah ! (et ton vernis aussi)

    >> le lieu était vraiment wouuuuuuah, en fait!

  15. 27 avril 2009 à 0:45 | Permalien

    Je veux pas critiquer, mais c’était moche ton riad. Ouais.

    Quoi chuis jalouse ?

    Ah tu crois ?

    >> oh, non, je veux pas du tout éveiller un sentiment de jalousie, Angie! (Non, vraiment pas… :p)

Un Rétrolien

  1. [...] Et que donc, les gens veulent ma recette de tajine. [...]

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