Aujourd’hui, c’était très mal parti. Il faut savoir une chose, c’est que je ne supporte pas vraiment le mardi. Plusieurs raisons à cette affirmation super discriminatoire. Petia, j’ai cours à onze heures du matin, et c’est un horaire qui ne me convient pas du tout. Parce que je suis obligée de me lever à neuf [...]
Aujourd’hui, c’était très mal parti.
Il faut savoir une chose, c’est que je ne supporte pas vraiment le mardi.
Plusieurs raisons à cette affirmation super discriminatoire.
Petia, j’ai cours à onze heures du matin, et c’est un horaire qui ne me convient pas du tout. Parce que je suis obligée de me lever à neuf heures, et que par la même obligation, je rate Stéphane Guillon, et ça me met d’humeur très chafouine pour le reste de la journée.
Petibé, j’ai une petite demi-heure pour manger, ce qui paraît excessivement court si l’on prend en compte que le fait d’aller chercher mes sushis, d’étaler ma nappe en fil brodé, de lustrer mon argenterie, et d’attacher ma serviette autour du cou me prend au bas mot vingt huit minutes, il ne me reste donc que quatre minutes (mon prof a toujours deux minutes de retard)(heureusement) pour ouvrir la boîte, déchirer l’emballage des baguettes, et regarder ma montre, pour m’exclamer que diantre, il est l’heure, je dois sortir mes pinceaux.
Et je ne supporte pas gâcher ma dégustation de sushis.
Peticé, j’ai deux heures de couleurs.
Où l’on dessine, juste pour s’amuser, des mécanismes d’horloge. C’est hilarant, on est d’accord.
Petidé, j’enchaîne avec deux heures de recherche de matière.
Où l’on tresse des papiers de différentes textures. Ce qui est, on sera tous du même avis, très gratifiant pour l’esprit.
Petieuh, j’ai ensuite deux heures de modelage.
Où l’on s’amuse à transformer un blog d’argile de vingt deux ans d’âge en une personne de forme humaine, recroquevillée sur elle-même.
Aujourd’hui, mon modelage avait un cou d’E.T., des bras de bonobo, et un arrière-train de jument en train de vêler.
Ceci pour les données habituelles.
Mais en plus, aujourd’hui, j’ai passé, pas plus, mais pas moins non plus deux cent six minutes à passer une commande pour huit rouleaux d’adhésifs double-face (4,71 euros -quatre virgule soixante et onze- la pièce, par paquet de huit, plus 17 euros -dix sept- de frais de port)(oui), puis pour 144 -cent quarante quatre- pinces à dessin, totalisant ainsi la somme de quarante et quelques euros, puisque là, les frais de port s’élevaient à treize euros.
Ce qui commence à chiffrer en frais de port.
Ma journée était donc sacrément mal engagée.
Mais, en rentrant chez moi, j’ai fait une bonne action, et ça m’a collé un sourire très niais sur la face, pour les cent trente trois mètres qui me restaient à parcourir.
Parfaitement, j’ai aidé une dame d’un certain âge à monter sa valiser, dans les escaliers du métro.
Chose que je prie qu’on me fasse quand je dois prendre la ligne 4 à Montparnasse, alors qu’il faut parcourir au moins dix huit kilomètres six de couloirs noirs, moches, et sous-terrains, et qu’il faut monter environ quatre cent neuf marches, sans escalator.
Et chose qui ne m’arrive jamais.
Alors, j’avais un sourire niais, et j’allais pouvoir entamer une soirée beaucoup plus agréable.
Sauf que je me suis souvenu que j’avais la dernière moitié de mon fenouil à manger.
Et d’un coup, j’ai complètement déchanté.
(C’est pour aller mieux, la jolie image)(clic, pour voir d’autres jolies images pour aller mieux)






















16 Commentaires
UN truc me chiffonne, mais on est à la fin de la journée, donc je pardonne. (encore qu’on est plutôt au début de l’autre et je pourrais te mettre un taquet pour ça mais je suis large en délais, on va dire qu’il est 23h).
Donc disais-je, une jument, ça vêle, donc ça pond des veaux, on est d’accord.
>> Me serais-je fourvoyée? La jument pond-elle plutôt louveteaux?
Moi Guillon; je le podcaste. Parce que je suis pas levée, gniark gniark.
>> Ouais. Mais ça a pas la même saveur, que de découvrir en même temps que le monde quelle sera la cible de la journée, et pour quelle attaque il va risquer d’être mis au ban de la société pour la vie entière!
Moi je dis que tu peux transformer ton calvaire en bonne action.
Tu offres ton fenouil aux pauvres.
(Mais au fond, c’est traitre quand même)
>> mais entier, ou je leur coupe avant?
Chacune son jour dédié à la mauvaise humeur…
Pour la valise, des fois, faut pas hésiter à demander de l’aide. Mais faut partir bien en avance de chez soi, vu qu’on peut attendre longtemps avant de trouver quelqu’un qui se dévoue pour t’aider dans le métro.
Bon OK, en gros, vaut mieux se faire un tour de rein et arriver à l’heure à la gare.
(Très jolies les images!)
>> disons que je me sens pas de quémander de l’aide. En général, je regarde, l’air un peu desespéré, mais finalement, tout le monde est tellement pressé dans cette gare, que ça finit toujours en je monte ma valise toute seule, je souffle comme un boeuf à l’arrivée, et je suis rouge.
(Je suis devenue dingue de cette illustratrice!)
Petite remarque digresionniste de shoppeuse frustrée: Ça devient la folie les frais de port maintenant!!! Tu peux commander n’importe quoi, on te compte 10,46€ de frais de port, 5,76€ de frais d’emballage et 6,41€ parce que c’est comme ça, t’as rien à dire. Ça va tuer le commerce en ligne cette histoire!!!!
>> ah mais là, je te suis! Franchement, on a payé 17 euros pour 8 rouleaux de scotch, qui, seuls, nous coûtaient au total dans la trentaine d’euros. Presque la moitié, quoi, c’est un truc de folie. Mais là, c’est l’école qui paye, on a pas moufté!
J’aime les lapsus! (« blog d’argile) ^^
Il te ressemble le p’tit dessin là…
>> bazar, j’avais même pas vu le lapsus, et j’ai même pas vu le correcteur d’orthographe, faut croire…. (me ressemble? c’est chou, ça, je suis limite en pâmoison devant les dessins de cette minette qu’est super douée!)
Ah, Camille Fraise m’a piqué ma réplique, je boude !
Sinon, dessiner des horloges, je kiffe !
>> c’est vrai?! Bon. mardi prochain, 13h. Je t’engage, tu seras payée en soupe maison.
Je suis la vieille dame que vous avez aidé à porter sa valise…
je tenais à vous remercier chaleureusement pour cette bonne action :
je vous envoie ce jour une paire de collants noirs (une pauvre petite jeune fille comme vous, condamnée à porter des collants moutarde par manque d’argent, c’est vraiment trop triste…)
>> tu m’as tuée.
pleure pas le fenouil c’est super bon (comme le brocoli)!
>> bien. Reviens ce soir, à 23h48 précisément, on verra.
Moi à la perspective de grailler du fenouil, ça me foutrait en l’air ma semaine entière.
>> ben là, crois-moi que le fenouil ne se retrouvera pas de sitôt chez moi…
le fenouil est un drame aussi chez moi, je vais essayer en smoothie avec pleins de banane
>> ouh là. Je n’aime pas la banane, j’ose pas imaginer l’association des deux. Mais si c’est bon, reviens me le dire!
Tu le manges comment ton fenouil ?
Moi, je ne le supporte que sous forme de gélule ou en poudre pour donner du goût à mes sauces
>> en GELULES?! Tu m’intrigues. (reviens a 23h48, tu sauras comment je l’ai mangé!)
ça m’énerve les journées qui commencent à 11h, mais qui ensuite ont tout plein d’heures pour rattraper celles qui ont été « perdues ».
ouais.
ça m’énerve.
et ton fenouil il commence à me taper sur le système, mange le et qu’on en finisse bordel!
(tain je me sens énervée)(désolée)
(pfffouuuuuuuuuuuuu)
>> alors ne reviens pas ce soir, pour ta part. Sinon, tu m’étripes.
(quoi chuis jamais contente et c’est moi qui t’avais demandé de m’en parler?)(ouais ben c’était parce que j’étais de bonne humeur hier)(pffffffououuuuuuuuuuu)
>> ouais, n’empêche.
ah ouais moi non plus j’aime pas le mardi parce que c’est mon lundi à moi…(j’ai dit à la SNCF une fois que ct couillon la station Montparnasse sans escalator vu que souvent t’arrives ou tu pars chargée…jamais on m’aide moi. Je suis pas assez vieille peut-être ?)
>> ah ouais, mais moi, le lundi, j’aime assez, en fait. Disons que j’ai pas trop de raisons de pas aimer, j’ai quasi pas cours. (on fait un groupe Facebook, pour les escalators?)
Pour continuer sur le commentaire de Mélina : Ah wi, la jument vêle pas. Mais je suis pas sûr qu’il y ai un mot spécial pour dire qu’elle met bas. =)
Les bonnes actions, ça fait toujours plaisir. La semaine dernière, j’étais contente parce qu’une petite mémé s’était cassée la binette derrière moi… non j’étais pas contente qu’elle soit tombée, mais d’être allée la voir et de l’aider à se relever, hein ! ^^
>> et bien je te félicite. Franchement, je trouve que les gens s’aident pas assez, et parfois, ça me met hors de moi! (et pour la jument, j’avoue, là, c’était pas forcément fait exprès, mais c’était le seul mot que je connaissais pour dire mettre bas…..!)
Un Rétrolien
[...] non, c’est la dernière fois que je vous en parle (ça agace Noisette) mais parce qu’hier, il me restait un demi fenouil à manger, parce que bien évidemment, j’avais mangé la [...]