Mon illustre aïeule directe a quelques névroses très bien placées.
Je tiens à préciser que, sous les moults et moults critiques et moqueries que je vais faire ci-dessous, mi mama me ama, mi mama me mima, et que mi mama amasa la masa.
Non, mais on sait jamais, je préfère préciser.
(Les courtes phrases du dessous, en langue [...]
Mon illustre aïeule directe a quelques névroses très bien placées.
Je tiens à préciser que, sous les moults et moults critiques et moqueries que je vais faire ci-dessous, mi mama me ama, mi mama me mima, et que mi mama amasa la masa.
Non, mais on sait jamais, je préfère préciser.
(Les courtes phrases du dessous, en langue de Cervantes, en gros, veulent dire que j’aime ma maman, que vice versa, et que ma maman pétri bien la pâte)(au Chili, les méthodes pour apprendre à lire sont ultra perfectionnées)
La névrose number one, à mettre au compteur, c’est l’avion.
Mais pas si simple, comme ça, juste, du j’ai peur en avion, non, non, non.
Ça serait trop simple, et ce serait super mal connaître ma génitrice.
(Elle a tendance à dire que je lui ressemble beaucoup, sur certains points, mais j’ai des doutes, j’ai franchement pas l’impression d’être si compliquée à vivre.)
DameMère, elle, exige, sous toutes les coutures, de prendre un avion différent de celui de son mari. Mon père, donc.
On sait jamais, un accident est si vite arrivé.
Donc, ma manman refuse net les voyages à partir du moment où y’aurait cohabitation commune dans l’habitacle avec l’homme qu’elle aime.
C’est sa nouvelle manière d’être romantique.
Au début, ça m’ a beaucoup fait rire.
Quand je comprenais pas grand chose à ma vie, quoi.
Quand il a fallu leur offrir un voyage pour leurs noces de papier crépon triple couleur, et qu’à cet instant précis, il a fallu contacter tous les aéroports de la communauté européenne, voir si y’aurait pas deux avions libres, pour faire le trajet jusqu’à Firenze, la même journée, à une petite demi-heure d’intervalle, et que toutes les agences voyagistes ont beaucoup ri au nez de nous même, j’ai maudit ma mère.
Dans les grandes traversées.
Laissez moi vous dire que, quand, en désespoir de cause, j’ai appelé ma meilleure amie à la rescousse, histoire qu’elle me tienne le coude en faisant mes recherches (et qu’elle s’occupe de préparer le goûter, en même temps)(les pépitos-lait concentré c’est sacré, chez nous), bref, elle a s’est beaucoup bidonnée.
Et quand, une fois trouvés les DEUX vols différents, grâce à la foisonnante offre multiple des compagnies aériennes (heureusement qu’on est pas dans un système mono-partiste, sinon, on était dans la panade grave)(vive la démocratie), et que je leur ait déniché DEUX taxis pour les rapatrier sur la terre ferme de leur hôtel, DameMère s’est exclamée que ben non, pas besoin de deux voitures différentes, là, ça risque rien, non?
Vous trouvez une logique à cette femme, où c’est juste moi qui, de part ma filiation, trouve qu’elle exagère?
Oui. Je sais. mais j’avais juste envie d’un peu d’Outre-Atlantique, parce que je pleure, sinon.



























13 Commentaires
C’est pas pour le romantisme de se retrouver (vivants) à l’atterrissage?
Allez, pour le prochain cadal à faire, va sûrement y avoir des promos sur Turkish Airlines!
>> ah ben peut-être, va savoir, pour le romantisme! Mais le romantisme du partage de la couverture Air France, c’est pas mal non plus, non?
Wouh là ça me donne un peu le vertige les photos.
Mais bon, sinon, il vaut mieux pas dire à ta maman que la voiture est le moyen de transport le plus dangereux et que l’avion c’est l’inverse.
PArce que douiller 2 taxis…
>> le vertige? imagine-toi la vue de la haut!
j’avais un collègue pareil du coup il profitait jamais des offres du CE…(moi aussi j’ai peur en avion sinon)
>> non mais attends, tu sais qu’il y a plus d’accidents de voitures que d’accidents d’avion? (mode Gad Elmaleh, il faut comprendre)
En même temps, tu ne t’ennuies jamais ?
>> ah, çà…..
Compliquer les choses, c’est tout un art de vivre…
>> oh que oui, et il se trouve que ma mère excelle dedans!
Oh purée j’ai le vertige, j’aurais pas du manger les lasagnes là (oui 6h du mat c’est la bonne heure)
>> ça dépend. des lasagnes à la tomate, ou au saumon?
J’analyserais ça comme de l’amour maternel, moi : au moins, en cas de catastrophe, il restera un des 2 parents pour s’occuper de vous…
(Règle de survie en milieu familial : dès qu’on ne comprend pas les réactions de nos parents, il faut se dire que c’est parce qu’ils nous aiment trop, en fait)
>> ah, non, non, le pire, c’est que c’est exactement ça! Elle le dit clairement, que le jour où on sera clairement installés, avec vie, enfants, chien et pavillon en banlieue, ce jour-là, elle sera rassurée, et elle se dira qu’on a plus besoin d’elle. chose un peu étrange, puisque je suppose qu’on a toujours besoin de ses parents, mais le problème, c’est que c’est surtout complètement irrationnel, puisque qu’elle n’a aucun problème quand il faut monter dans la même voiture, ou prendre le même train!
ah oui la galère ! et avec les enfants elle fait pareil ?
>> non, elle peut monter en avion avec nous, là, pas de problème Et si on est tous les 5 réunis, y’a non plus pas de soucis!
Tu sais que dans les entreprises, quand les acheteurs partent à l’étranger, en asie par exemple, ils n’ont pas le droit d’être plus que 2 par avion en cas de crash …il ne faudrait surtout pas perdre tous les acheteurs d’un coup!
Enfin perso, j’aimerai pas ne pas prendre l’avion avec mon Homme.
>> ben voilà, là, c’est pareil que les acheteurs, mais pour les deux parents!
Oh ho, j’avais pas que tu avais mis Paulette en lien.
C’est qu’elle fait envie c’te matronne.
>> je l’ai aimée du premier texte, ta Paulette, en fait!
tain mais, moi je trouve qu’elle exagère…
bon attends…
est ce qu’elle te fait des machines et t’achète du semilla de oro? mhh…? parce que sinon tout est pardonnable finalement…
>> ben de semilla de oro, que nenni, puisque plus, mais des Oreo, et des galletas de agua oui, donc ça va.
ssssssiiiii (sifflement éberlué). Moi qui pensais avoir tout vue en terme de phobies et marottes diverses, là ta mère me scotche..
Tu lui transmettras toute mon admiration..
>> je lui transmettrai, je n’y manquerai pas!
t’as les stats pour le train ?
>> ah, non, alors là, non. Mais quand même.