J’avais dit que j’allais pas écrire, aujourd’hui. Parce qu’en période de vacance, je suis un peu comme ça, je me lance des défis un peu absurdes, en me prouvant à moi-même que, parfaitement, je suis capable de décrocher un peu. Sauf que oui mais non. Parce qu’en fait, j’ai passé ma journée à lire. Des [...]
J’avais dit que j’allais pas écrire, aujourd’hui.
Parce qu’en période de vacance, je suis un peu comme ça, je me lance des défis un peu absurdes, en me prouvant à moi-même que, parfaitement, je suis capable de décrocher un peu.
Sauf que oui mais non.
Parce qu’en fait, j’ai passé ma journée à lire.
Des livres.
En papier, je veux dire.
Et rien que ça, ça mérite d’être super noté.
Parce que lire, on est d’accord, je lis. Tous les jours.
Mais sur l’écran. Même le Monde.
C’est dire.
Sauf qu’en vacances, j’ai le temps, je me traîne jusqu’à la bibliothèque, caressant le rêve ultime de dénicher, en plus de la perle rare, le mec brun et ténébreux, qui serait au bout de la dix-septième page.
J’ai déniché ni l’un ni l’autre.
Mais quand même, un peu. Le premier. La deuxième option reste encore au stade d’espoir.
Et je disais, que j’ai quand même réussi à dénicher, sur les sept livres entiers que j’ai lus cette semaine, deux petites choses que j’ai adoré.
Le premier, Monsieur le Directeur, de Carine Beaufils, mériterait simplement d’être rédigé par quelqu’un qui sait écrire.
Sans jeter un parpaing de ciment à la figure de l’écrivaine, mais si quelqu’un peut témoigner ici, ce livre n’a aucun style, ni aucune patte qui fait qu’on a envie d’aller se tartiner tous les bouquins du dit auteur.
Sauf que l’histoire, l’histoire, l’histoire, elle m’a fait pleurer. Sourire. Chialer. Rire.
Je sais pas, c’est quelque chose, la dernière phrase du livre, aussi, qui y est pour beaucoup. Elle m’est restée là, entre la veine droite et l’artère qui remonte dans l’avant-bras, et quand j’y repense, je frissonne de la jambe gauche.
Alors, comme ça se lit en quarante quatre minutes top chrono, et que c’est pas bien lourd, on pardonne le manque de style, mais on espère sincèrement que quelqu’un va passer par derrière cette nana, pour juste lui apprendre deux-trois trucs.
Yourcenar, si tu entends, n’hésite pas.
Donc.
Et le deuxième, une espèce de chick-lit complètement farfelue, c’est vrai, mais écrite dans un style super drôle, décalé, et intelligent.
Complètement, associer chick-lit et intelligent dans la même phrase, c’était super improbable, mais voilà.
Julie&Julia de Julie Powell, en gros, c’est une nana complètement décérébrée, en manque d’aventure, qui décide, en un an, de réaliser les cinq cent vingt quatre recettes d’un bouquin de cuisine.
Fort.
En beurre, surtout, mais en rires, aussi. Et ce qu’est super génial, c’est que tout ça, ça a été écrit sur…. un blog.
Et quand je l’ai commencé, je savais même pas que ça allait causer blog.
Et ça nous amène à la super réflexion du samedi : Cervelle en matelote, Potage Parmentier, ou Chalotte Malakoff, pour le repas de dimanche?






















10 Commentaires
Chalotte?
Je viens d’achever « pourquoi les hommes ne comprennent rien et les femmes ne savent pas lire une carte routière »
Très … enrichissant.
>> J’ai vu le spectacle. C’était drôle. Bien joué. léger. Chouette, quoi!
Potage.
moi je viens de finir « Favoriser la réussite en lecture : les Maclé (Modules d’Approfondissement des Compétences en Lecture-Ecriture) ».
contente d’avoir fini.
>> ben du coup, potage ou charlotte? (ça raconte quoi?)
Potage pour moi, vu que le chat a renversé par terre toute la marmite de soupe que j’avais faite hier soir! (grrr)
Mais avant, faut que je retourne faire les courses…
>> je compatis. Mon chat a pour habitude de laper le velouté de courgettes, en général…
boh, laisse tomber, toi apparemment tu sais déjà lire et écrire…
>> pas toujours. Je sais jamais comment on écrit « évidemment » ni « amoncellement ».
C’est quoi la Charlotte Malakoff ??
>> non, non, je t’arrête DESSUITE. Je me la joue critique littéraire, pas Cyril Lignac, hein!
ben potage en entrée, cervelle en plat er charlotte en désert…nan ?
>> et en digestive, les ouatères ?
ça a l’air sympa Julie&Julia!
KJe vote Charlotte par principe même si moins non plus chaipas ce que c’est que la Charlotte Malakoff
>> ben moi non plus, en fait. (mais le bouquin, ouaip, franchement, simple à lire, et pas prise de tête, tout en étant pas trop niais, moi j’apprécie!!
Charlotte, mais bon uniquement si c’est sucré. Moi je suis très sucré.
Bon je file voir le blog de julie powell.
>> ça existe les charlottes salées?
524 ? Faut vraiment avoir rien d’autre à faire ?!
>> Comme tu dis. Ou alors, faut vraiment avoir envie de tripoter le beurre au moins 524 fois aussi.
Potage.
Pour Julie&Julia c’est ton destin !