On l’a déjà vu une ou deux fois, je vis dans un appartement qui nous offre des surprises plus ou moins réjouissantes. (On l’a vu, déjà? Je m’en souviens même plus) Enfin. Nos voisins du bas de la rue, les sans-papiers grévistes sont partis, on sait pas trop où, et la trou d’où sortait la [...]
On l’a déjà vu une ou deux fois, je vis dans un appartement qui nous offre des surprises plus ou moins réjouissantes.
(On l’a vu, déjà? Je m’en souviens même plus)
Enfin.
Nos voisins du bas de la rue, les sans-papiers grévistes sont partis, on sait pas trop où, et la trou d’où sortait la fumée a été rebouché, à grand renforts de coups de plâtres, donnés par un ouvrier d’environ deux mètres trente d’envergure.
Quand on voit que le trou à reboucher était coincé entre le lit, le mur, et le truc qui semble être une climatisation sur roulettes, mais bloquée par le lit, donc non roulable, ce qui donne au trou à reboucher un espace de vie libre devant lui d’environ cinquante centimètres carrés.
On imagine donc aisément la scène de l’ouvrier (pas obèse, non, simplement, à l’instar des MM’s Deluxe, triplement enrobé)(à ce sujet, ces MM’s sont complètement jouissifs pour le palais, c’est vraiment regrettable qu’on les trouve que dans les boutiques MM’s, et je propose un défilé dans les rues demain, à quinze heure vingt, pour rouspéter)(quand j’étais petite, l’auteur de mes nuits me chantonnait systématiquement un truc vaguement mélodique qui faisait la trompette-euh, rouspète-euh, la trompette étant moi-même)
Merde.
Je me suis vraiment perdue dans ma narration.
Donc, imaginez l’ouvrier enrobé dans le carré de cinquante centimètres carrés, à côté d’un seau de plâtre, posé sur un tas de journaux sur MON lit (j’ai passé le matelas au Kärcher, après), à touiller le plâtre et à enduire généreusement mon mur, et moi, devant lui, debout, à attendre, bras ballants, et cheveux trempés, pour cause de sortie de douche toute récente.
Vous aurez donc le tableau de la merveilleuse scène qui s’est déroulée chez moi vendredi soir.
J’ai ri.
Après coup, s’entend, parce que seule avec un ouvrier pesant environ huit fois le poids de mon côté droit (le gauche étant un peu plus lourd, y’a le cœur), j’en menais pas large, surtout que tous mes couteaux étaient au sale.
J’ai tendance à virer un peu hystérique-peureuse, parfois.
Mais rien de tout ça, j’ai maintenant une superbe tâche de plâtre, au milieu des tâches de carbonisé du mur existant.
Tout va bien, on a toujours dit que les cordonniers étaient les plus mal chaussés, on va dire que dans le cas d’une étudiante en archi d’intérieur, ce sera pareil. (Pas que je serais la plus mal chaussée)(enfin, j’espère, sinon, je vais rendre mes nouvelles bottes)
Bref.
Et donc, oui, je disais que je pensais qu’on avait fini les surprises.
Que dalle.
Parce que là, y’a pas moins de trente deux seconds, alors que je rédigeais un super billet sur que je serais jamais maman, y’a la sonnette qu’a sonné.
Ouais.
Sauf qu’on a pas de sonnette.
Ni d’interphone.
(Oui, non, je sais, c’est pas une sonnette, mais en fait, je les trouve tellement chouettes, que je voulais vous faire partager mes nouvelles lubies en matière de sacs.
On ne remerciera pas Zara qui m’a mis les trucs sous les yeux, mais en revanche, on peut toujours m’en offrir un.)























13 Commentaires
J’étais venue chercher la recette des cookies mous moi !
>> y’a qu’à demander! clic clic
Et moi j’étais venue chercher la photo de la raie du maçon.
Déçue, mais déçue…
>> j’ai pas osé sortir l’APN, t’es folle, il m’aurait kidnappée contre rançon.
Mais pas de sonnette, pas d’interphone, comme est-ce possible? Tu vis où???
>> hem. à Paris…..?
« es sans-papiers grévistes sont partis, on sait pas trop où »
==> en charter au soleil les chanceux ?
>> Non, en fait, ils ont juste migré sur la place, à côté.
C’est drôlement joli ce tartan ici !
Oui, je sais, je suis pas passée depuis quelques temps, mais je suis sous l’eau mon canard et ton flux déconnait un max.
Je t’offrirai des perles de pluie pour me faire pardonner, tiens !
(les sacs, c’est d’un banal)
>> Ca peut être plutôt des perles du Japon, avec du lait de coco? Sans vouloir te commander, bien sûr. (Le sac, c’est banal, ouais, mais comme je suis extraordinaire, ça fait un contraste, tu vois?)
ET si tu accrochais les sacs à ton mur??? On ne verrait plus les traces, ce serait jolis….
>> Ouais, mais je vais plutôt accrocher des posters de Ben Affleck. Et les sacs à mon bras.
Donc tes visiteurs/invités devront tambouriner comme des malades en hurlant ton prénom ou pseudo dans la rue pour que tu daignes leur ouvrir ?
>> ah ben nan, y’a deux digicodes (on n’est jamais trop prudents) et après, y’a qu’à taper à la porte. Au pire, suffit de dire youhou, c’est tellement mal insonorisé, qu’on entend tout.
je vais te dire, tu me donnes les sacs, comme ça c’est réglé. et aussi les plaquettes de chocolat de l’autre et les sablés de ta frangine (comment ça je suis obsédée par la nourriture?)
>> Hein? Que je te files les sablés de ma sœur? T’es folle, ou bien? Ceux-là, quand ils sortent du four, ils passent direct à travers l’oesophage.
Et le chocolat, il est tout mangé aussi.
t’as des nouvelles bottes ???
>> Oui, oui, oui. Mais je note que tu es la seule à l’avoir noté.
Je t’ai déjà dit que le 21 mars c’était mon anniversaire ?
Non ?
Ah ben comme ça tu le sais et aussi, sache que j’aime le modèle Seoul.
Juste comme ça, pour dire.
>> You are like the spring. C’est beau.
Oui ?
Mais en fait, non…
>> J’aurais dit peut-être.
Vala, pisque t’insistes…

http://www.zetteandthecity.com/article-28013778-6.html
>> tu vois? je savais qu’il fallait que je t’aime!
Mais alors comment se fesse que ça ait sonné ? (j’ai rien compris, je crois, moi)