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Acte de barbarie

Mercredi, il m’est arrivé un truc à proprement parler atroce. Je voulais le raconter hier, mais je me suis dit que si je zappais encore les rillettes de cabillaud, ça allait furieusement me traiter de menteuse, et de publicité mensongère, alors je m’a exécutée. Brave fille que je suis. Mais penchons nous sur nos oignons. [...]

Mercredi, il m’est arrivé un truc à proprement parler atroce.

Je voulais le raconter hier, mais je me suis dit que si je zappais encore les rillettes de cabillaud, ça allait furieusement me traiter de menteuse, et de publicité mensongère, alors je m’a exécutée.

Brave fille que je suis.

Mais penchons nous sur nos oignons.

Mardi soir, je me suis couchée aux environs de cinq heures de la matinale, en ayant fini de mettre le dernier trait à ma fabuleuse coupe agrémentée de mini tranches de papier marron.

Les murs sont en chêne teinté chocolat, ceci étant l’explication logique de cela.

Il va sans dire (taisons-nous, donc) que les nuits d’avant ont été super ressemblantes, avec une organisation proche de la démence, tellement la minutie était un peu la base de tout.

C’est pas bien compliqué, les seuls actes un peu différents, consistaient en un passage du Rötring pointe 0,7 et du Rötring pointe 0,2 et les seuls mots que j’ai prononcés, ces jours-là, ont été que ta gueule, me déconcentre pas, je bosse.

Ca, et j’ai faim, aussi.

Mais avec tout ça, mercredi, j’étais fin prête.
(A l’exception faite qu’en général, quand un projet est plus ou moins sur le rendu, y’a toujours un dernier truc qui serait bien mieux de l’autre coté, ou d’une autre couleur)

Au final, après cinq nuits pleines de trois heures de sommeil chacune, à peu près douze repas oubliés, six centimètres carrés de cernes supplémentaires, mais un sourire grand, rapport que mon projet, c’est mon bébé, à la fin, je suis arrivée, carton sous le bras, à l’école.

Forcément, ça a crié à tout va, dans tous les sens, qu’on était tous un peu ravis que le jour soit enfin là, parce que sur les vingt huit élèves de la classée, environ UN seul avait fini depuis une semaine, et avait passé les derniers jours à boire du thé sans théine, parce qu’il pouvait se permettre de dormir.

Mais on a pu faire des chouettes concours, à base de c’est qui qu’à dormi le moins, de c’est qui qu’a mangé le plus de chocolat noir (c’est moi) et de c’est qui qu’a perdu le plus de doigts avec un cutter.

On comprendra donc aisément que, quand la directrice est arrivée, bouche en forme de cœur, pour nous dire que, non, on a repoussé les jurys à la semaine prochaine, on comprendra donc aisément, disais-je, que mon instinct meurtrier a pris le dessus.

Alors, je suis allée m’acheter des sablés.
Pour décompresser.

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26 Commentaires

  1. 29 janvier 2009 à 23:50 | Permalien

    Rhaaaa, que je les aime ces petits sablés ! je connais pas ceux au piment d’Espelette, ils sont bons ?

  2. 29 janvier 2009 à 23:52 | Permalien

    @ Shalima : ils sont pas bons, ils sont à se croquer les bouts des doigts, là où y’a des miettes qui sont restées…. ce sont mes préférés dans les salés, pour ma part, mais après, hein… (non, je te jure, c’est une tuerie)

  3. 30 janvier 2009 à 0:14 | Permalien

    Moi on m’a offert de la fleur de sel au piment d’espelette.
    Alors depuis j’hésite.
    Je dois saler ou épicer avec ?

  4. 30 janvier 2009 à 0:30 | Permalien

    tu sais que maintenant ils en font à mon Champion . Trop contente je suis. Ceux aux thym c’est mes préférés…

  5. 30 janvier 2009 à 0:31 | Permalien

    (et le projet ? fini ? dans ton bar à cookies tu feras un partenariat avec Michel et Augustin que y’aura aussi des petits sablés ?)

  6. 30 janvier 2009 à 1:34 | Permalien

    T’es en vacances, du coup ? Ou quasi ? Ou tu refais le truc qu’était mieux de l’autre côté de l’autre couleur ? OK, je sors.

  7. 30 janvier 2009 à 7:35 | Permalien

    trois boites! tu voulais sacrément décompresser dis-donc!

  8. 30 janvier 2009 à 8:15 | Permalien

    Tu te mets des sablés en compresses ? C’est pour panser ton estomac ?

    Michel et Augustin, deux mecs pour faire dix sablés ? Sont pas doués les mecs !

  9. 30 janvier 2009 à 8:32 | Permalien

    @ mélina : en tout cas, ne les mets pas dans un clafoutis.
    @ OoPsy : ouais, moi aussi, je suis contente, parce que je les ai achetés a Champion aussi.
    @ OoPsy : non mais alors c’est pas trop trop clair, mon billet, je vois…. Mon projet, ouais, c’est fini, mais on devait rendre hier, et non.
    @ Frifri : ben…. je refais le truc de l’autre couleur. (sauf qu’en fait, c’est pas tout à fait de ‘lautre couleur, mais surtout de l’autre bois)
    @ Nono : tout à fait. Chez moi, soit on fait, soit on fait pas.
    @ Electroménagère : ne critique pas Michel et Augustin devant moi, je te prie.

  10. 30 janvier 2009 à 8:56 | Permalien

    Ouich, pas cool comme genre de nouvelle, c’est le truc qui te fais perdre la boule et pendre la directrice par les pieds ça!

    Par contre, je vais aller voir dans mon supermarché Champion de Gelbique pour voir s’ils en ont, des sablés mignons. Parce que tu m’en as donné drôlement envie…

  11. 30 janvier 2009 à 10:57 | Permalien

    Des sablés au piment !? Ce doit être original comme saveur :-)

  12. 30 janvier 2009 à 11:19 | Permalien

    La pacouline que je suis ne connait pas!
    Et c’est meilleur de le Semilla de Oro? nan parce que la prochaine fois ça m’évitera de faire
    tous les Corte Ingles de Barcelone! :D

  13. 30 janvier 2009 à 13:12 | Permalien

    @ Ness : vas y, file comme le vent, et donne moi des nouvelles!
    @ MissBrownie : c’est un régal.
    @ Camille : c’est, comment dire, différent. Mais rien (ou presque) ne vaut le Semilla de Oro, merci!

  14. 30 janvier 2009 à 13:18 | Permalien

    Ouais alors ça c’est relou quand même quand tu t’es peté la retine à coup de rotring tout ça alors que si t’avais su, tu l’aurais fais tranquilou. Ca me rappelle des souvenirs ça…

  15. 30 janvier 2009 à 20:39 | Permalien

    Tu sais que j’ai fini par en acheter il n’y a pas très longtemps. et l’Homme n’a pas eu le temps de voir l’ombre de la boîte. par contre, mon estomac était ravi!

  16. 31 janvier 2009 à 0:15 | Permalien

    Je crois que j’aurais enfoncé le paquet sans sortir les gateaux dans la gorge de la Directrice
    Juste pour voir ce que ça fait :D

  17. 31 janvier 2009 à 9:15 | Permalien

    Mais c’est criminhel ! T uaurais pu te libérer une heure pour le Ritz… Je vais m’en charger de lui faire avaler son cutter à ta directrice… Bon, et les sablés, c’est délicieux !!!

  18. 31 janvier 2009 à 9:22 | Permalien

    @ Olivia : et comment, j’aurais pu m’accorder moults pauses pour soldes….
    @ Delphine : voilà, c’est une simple tuerie, non?
    @ Manu : t’es folle? Et gacher une si jolie denrée?
    @ Emeline : c’est pas que j’aurais pu me libérer une heure, c’est que j’aurais pu avoir TOUT l’après-midi tranquille, oui….

  19. 31 janvier 2009 à 17:27 | Permalien

    Zut, faut que je rajoute cette marque sur la liste de courses de l’homme, depuis le temps qu’elle me fait de l’oeil.
    En plus, le piment d’espelette… j’en colle partout.

  20. 31 janvier 2009 à 17:28 | Permalien

    Pour le délai supplémentaire, c’est toujours comme cela
    et tu verras que le jour où, trop crevée, t’as pas eu le temps, tu t’es dit que.., tu espères que ..
    ben
    dans le cul lulu
    ce jour là, le jury sera là

  21. 31 janvier 2009 à 20:31 | Permalien

    la directrice elle a des actions Michel et Augustin peut-être ? (scuse mais j’avais pas lu les 2 avant dernières dernières lignes celles qui expliquent tout en fait. je suis un peu rapide dans ma lecture parfois)

  22. 1 février 2009 à 11:28 | Permalien

    @ Dom : ah ouais, mais envoie le t’en chercher tout plein. Et même ceux à la baie rose, ils sont tout miam.
    @ Dom : ouais, je sais, je me dis qu’en fin de compte, ça me donne juste un avant goût du plus tard, et du grand foutage de gueule envers les petits bleus de la profession….
    @ OoPsy : non, elle ne peut pas, elle est bien trop peu fine pour ça.

  23. 1 février 2009 à 20:10 | Permalien

    Quelle pûûûte cette directrice !

  24. 1 février 2009 à 20:42 | Permalien

    Ils zont l’air bon ces ptits trucs! et ouais ils sont vicieux dans ton école là.

  25. 1 février 2009 à 23:05 | Permalien

    @ Iss : tu crois pas si bien dire. Et si tu pouvais m’accompagner pour lui dire, ça serait super urbain, parce que seule, j’ose pas.
    @ Gazelle : ouais. Double ouais.

  26. 3 février 2009 à 18:49 | Permalien

    Pour décompresser, je m’achète des chips au paprika.

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