Oui, donc, y’a à peu près trois siècles trente deux, on avait émis l’hypothèse probable qu’un jour peut-être, ça causerait tarama en tube, par ici. Chais pas, ça a déchaîné les foules, d’une force assez hypnotique, ça m’a complètement bouleversée, de savoir que les œufs de cabillaud façon lait concentré étaient aussi génératrices de mouvements [...]
Oui, donc, y’a à peu près trois siècles trente deux, on avait émis l’hypothèse probable qu’un jour peut-être, ça causerait tarama en tube, par ici.
Chais pas, ça a déchaîné les foules, d’une force assez hypnotique, ça m’a complètement bouleversée, de savoir que les œufs de cabillaud façon lait concentré étaient aussi génératrices de mouvements de ola en cascade, mais enfin.
Le fait est que maintenant, je me sens un peu redevable du tarama, donc je vais en causer.
Évidemment.
Petit retour en arrière, dans le monde suédois des meubles, donc.
Forcément, entre trois hochement de tête assaisonnés de Hügefluck (oui, oui) et Brästimsû (ah oui?), un personnage présent à mes côtés me fait remarquer que tiens, t’as vu, le mec, là, qui tripote du hareng au bout d’un hameçon, c’est Marc Bretillot.
Gné?
(Non, c’était pas moi qu’ai dit ça, rapport que moi, j’avais entendu causer du dit gus l’après midi même, dans 100% mag, émission hautement culturelle, qui fait suite à un dîner presque parfait, ce qui m’assure un quotient intellectuel augmenté d’environ trois dixième chaque soirée)
Qui est donc cet homme, que vous êtes en droit de vous questionner.
C’est très simple, Marco, mon petit Marco, c’est un peu un de mes idoles.
Ouip, parce qu’un mec qu’est capable de concevoir une machine à napper des sablés, ça ne peut être qu’un dieu vivant, pour moi.
Mais un peu de culture.
Marc Bretillot, c’est un mec qui a fait l’école Boule, et un jour il s’est dit qu’il en avait un peu marre d’avoir deux passions, et que nenni, il n’allait en faire plus qu’une.
Et il a comme ça lancé le design culinaire, autrement appelé design Q.
Le monsieur enseigne d’ailleurs le design à l’ESAD de Reims, et je me tâte fortement pour pas aller m’y présenter, blender en guise de chapeau, pour quémander une petite place.
(Ici, je comptais placer quelques extraits d’une conférence qu’il a donnée, mais en fait, y’a un peu tout qu’est super intéressant, donc je sais pas trop quoi choisir, donc le mieux, c’est que vous cliquiez ici, si ça vous intéresse)(parce que c’est intéressant)
Mais sinon, y’a aucun souci, on peut continuer à causer de nos chèvres à lait, et revenir à nos œufs de poisson.
(Mais allez lire, parce que franchement, c’est chouette)
Et donc, au milieu de toute l’animation suédoise, à base de designer surexcité qui raconte, en langue maternelle, approximative pour moi, donc (j’ai imaginé beaucoup de conversations, de sens à des mots, dans la soirée), qu’il s’est complètement passionné pour le dessin de chapeaux à l’envers, moi, je me suis un peu intéressée au buffet.
Oui, ben un peu, quand même, non?
Et donc, le tarama en tube.
Non, parce que d’un côté, il y avait mon futur mari (qui, si il me lit, ferait plutôt bien de se dépêcher, je suis en passe de me convertir en moine trappiste), mais de l’autre côté, y’avait quand même un petit bataillon de gens tout bien habillés, tout jolis, qui servaient des jolis, jolis, jolis trucs.
Genre, donc, des crackers, avec une traînée de tarama en tube, donc, le fameux, avec une minirondelle de concombre par dessus.
Ouais, forcément, dis comme ça, ça paraît complètement naze, comme affaire.
Mais non, parce que là où c’était quand même rudement fort, c’est que les gens, ils faisaient les canapés devant les hôtes, très émerveillés.
Avec des pinces.
Et des gants blancs.
Plus loin, un jeune homme touillait de la viande pour faire des boulettes, comme ça, à la minute.
Juste à côté, un préposé avec pince et gant, attrapait une tranche de saumon (fumé, ou mariné à la moutarde en graines) et la posait avec autant de délicatesse que si il était en train de tricoter un cache oreille pour un nouveau né, sur des machins que quand tu ouvres la bouche, ça fait Wasa partout.
Et, poire sur le granité, le moment du sucré est arrivé.
Laissez moi juste vous dire que le riz au lait à la fleur d’oranger, surmonté d’une glace à la vanille, turbinée devant nos iris colorés ébahis, avec une sauce aux Daim’s, et des bouts de Daim’s comme ça, genre en pluie par dessus.
Non, en fait, je ne dis rien du tout, parce que ça suffit comme ça.
Et avec tout ça?
Ben je me rends compte qu’en fait, je ne sais pas trop si c’était du tarama, ou des rillettes de poisson….
(Et je colle quand même quelques photos, de ci, de là, pour que si jamais vous avez pas cliqué là haut, ça vous donne envie d’aller cliquer)(na)
Katia Gruijters – Bread Bag
Katia Gruijters – Ander Kant
Marc Bretillot – Restaurant Choux à St Etienne

























22 Commentaires
Bon, je reviendrai cliquer de partout plus tard, quand je serai partie puis revenue du boulot!
pareil.
moi j’déjeune jamais le matin.
pas l’temps.
je bois mon café.
devant mon ordi.
c’est tout.
et j’ai les enfants qui crient.
en regardant playhouse disney et en mangeant des céréales qui dedans elles ont même du chocolat tout mou.
j’ai faim.
je vais bosser.
en mangeant mes mains.
salut.
C’est trop pratique de pouvoir bouffer son sac quand on veut déjeuner sur le pouce.
En revanche, on met où tous ses petits trucs style portefeuille, porte-monnaie et tout ça après ?
je relirais à tête plus ou moins reposée (si peu que ‘ai le temps et l’occasion de me reposer ces temps ci. Bref. ) au restaurant choux on mange des choux. Moi j’aime les choux (mais as le tarama décidément)
@ Delphine : bon, ok. Mais reviens.
@ Noisette : ben fais comme moi, ne petit dejeune pas.
@ Fressine : ben c’est en lieu et place de la laitue, et des tomates.
@ OoPsy : ouais mais ça cause pas tant que ça tarama, en fin de compte!
Désolée mais j’ai rien compris à ton billet à part que ça parle de bouffe et de design et que j’ai déjà faim, et que le design, je m’en tape en fait …
Alors déjà que je savais pas que les rillettes de poisson ça existe alors le truc en tube, tu penses.
Et que dire sur Ikéa, on en a déjà parlé, je souffre assez de ce manque.
@ MissBrownie : ah non, alors, je n’accepte pas qu’on dise que point de design n’est important!
@ Mélina : tu connais pas les rillettes de poisson? c’est un grand manque culinaire. (en vrai, c’est pas top) (mais si tu veux une méga recette qui tue trop son espèce, c’est les rillettes du pauvre : c’est que tu prends une boîte de thon le moins cher qu’existe (surtout pas à l’huile, c’est plus cher) et tu fourchettises le truc avec du carré frais (qui peut être de marque sans marque), et après, tu tartines sur du pain.)(et ben c’est bon)
Aaaaaah ! faut que je trouve une œuvre électroménagère de Marc Bertillot ! Il le faut !
Ca y est, avec tes conneries, j’ai faim.
@ Electroménagère : ben va mirer son site, je te jure que y’a matière à!
@ Angie : ben ça tombe bien, les nouveaux régimes de vie préconisent de manger quand on a faim. C’est donc parfait, mange!
J’ai fumé un truc.
Ou on m’a mis un cachet dans ma tisane à l’insu de mon plein gré
Ou je suis schizo et j’ai des hallucinations
Sinon, je n’ai pas d’explications à l’expérience visuelle traumatisante que je viens de vivre.
le tarama c’est rose fluo/les rillettes c’est rose palot…a ton buffet de mariage y’aura du tarama sur des sablées tu crois ?
L’école Boulle mène à tout c’est bien connu (suivez mon regard…), et le site de ce designer est tout simplement superbe.
Je suis d’accord avec toi, le design dans l’alimentation est tout aussi important que le reste, on regarde avec les yeux avant de goûter !
@ Manu : hein? expérience traumatisante? où donc, où donc? (parce que pas ici)
@ OoPsy : je ne compte pas me marier, c’est tellement peu original.
@ Dom : ENFIN, quelqu’une sensible à la beauté du truc! En tout cas, je suis vraiment persuadée que le goût des aliments passe aussi par leur vision, et qu’un aliment peut changer de saveur rien que par sa présentation… (Ouais, ouais, l’ecole Boulle, tout ça, hein, mais bon, voilà quoi)
ouais… ben c un peu ce que je disais non?
Il me plaît bien ce sac… il t’en reste du pas trop rassi ?
Merci pour la recette de la rillette de poisson du pauvre, je note.
@ Noisette : merde, attends, tu disais quoi, déjà?
@ Shalima : attends, si il est rassis, tu files chez Caro, des pensées de ronde, parce qu’elle a une recette qui tue sa race de pudding.
@ Touwity : mais à ton service, à ton service! (c’est divin sur du pain aux céréales)(mon dieu, je me fais peur)
c’est pas avec des affirmations comme ça que tu vas l’ameuter ton « futur mari » (sic) !
@ ooPsy : ouais, je sais, je me contredis un peu. Un peu, juste.
Ah ouais, pas bête, un sac pudding, c’est carrément la classe…
2 Rétroliens
[...] Bon. Fashion. Mais pas que. « L’Attendu. [...]
[...] Camille? Pas là. Et de toutes façons, j’avais pas de téléphone. [...]