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J’ai l’index de fée

Quand j’étais petite, j’étais pas bien grande, c’est pas faux, mais surtout, j’ai eu l’immense privilège de suivre les deux copulateurs qui m’ont engendrée, par monts, par vaux, et par sangliers, aussi. Et on a atterri, un jour de grand soleil, de chaleur extrême, et de grève de dockers, en plein aéroport de Pointe-à-Pitre, Grande [...]

Quand j’étais petite, j’étais pas bien grande, c’est pas faux, mais surtout, j’ai eu l’immense privilège de suivre les deux copulateurs qui m’ont engendrée, par monts, par vaux, et par sangliers, aussi.

Et on a atterri, un jour de grand soleil, de chaleur extrême, et de grève de dockers, en plein aéroport de Pointe-à-Pitre, Grande Terre, Guadeloupe.

Voilà.
Cette île que tout le monde il dit waouh c’est exaltant au complet, d’être en maillot de bain pour aller poster une lettre.

En vrai, ça l’est pas.
Pas du tout.

Mais c’est pas le propos, je veux pas me retrouver avec tout un Ministère de l’Outre Mer sur les vertèbres pour cause que j’ai dénigré la République.

Le propos, il est surtout que je veux vous conter à quel point je suis une nana désopilante.
Téméraire, aussi.

Je plante le décorum.
Il fait chaud, très chaud.
Il fait nuit, très nuit. (Le soleil a une tendance à vouloir se carapater super vite de l’autre côté de l’équateur, c’est très énervant, rapport que si on cherche de la soirée romantique, faut qu’elle ait lieu avant vingt heures dix, après, il fait nuit noire, les moustiques sont de sortie, et laissez moi vous conter que l’odeur de citronnelle est pas à proprement parler excitante d’un point de vue libido du couple)

Et il fait un peu envie de franche rigolade dans les pénates.

Votre Serviteuse, aka moi-même, en la personne de myself, avise alors sa génitrice en chef, accoudée à la balustrade, donnant sur la plage, à environ soixante quinze mètres plus loin, ardemment occupée à aspirer sa dose de nicotine vespérale.

Imitant brillamment la lentille dans son petit coton démaquillant, une idée hilarante germe dans mon âme.

Je m’en vais faire genre que je ne suis qu’une petite chenille toute gentille, et faire un petit chatouillis à la cheftaine de famille, et après, on rira comme des baleineaux écervelés, et on se fera des câlins de bonsoir.

Toute guillerette, je m’approche, tel le Sioux avisant l’aigle sur son silex, et agite frénétiquement mes petits doigts en direction de l’omoplate supérieure droite de la dite mère de famille.

Comme elle est mignonne, cette petite Camille.
(A ce stade, cette phrase, normalement, si j’ai bien réalisé mon coup, c’est votre for intérieur qui la récite)(pas trop fort, j’espère, je ne veux pas non plus passer pour une truite de lavabo saint)

Que dalle. La mère n’aime pas les chenilles.
J’ai pris la première gifle de ma vie.
A DOUZE ans.

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16 Commentaires

  1. 14 janvier 2009 à 23:53 | Permalien

    quand je pense que ma mère m’a laissé bouffé une limace…

  2. 15 janvier 2009 à 0:17 | Permalien

    C’est dans nos gènes de frapper quand on a peur.
    C’est souvent pour cette raison que certains garçons se prennent des genoux de filles dans les bolllocks, dès qu’elles voient de très près le comédon qu’ils ont trop souvent sur le front.

    Sinon, une fois, mon papa conduisait la voiture, sur l’autoroute, et avec mes soeurs, à l’arrière, on faisait que changer de place.
    Alors pour voir si mon père suivait, je lui ai mis mes mains sur ses yeux et j’ai dit  » qui c’eeeeeeeeeeeeest? »
    C’est ma mère qui m’a mis la gifle, déjà que mon père y voyait plus rien l’aurait plus manqué qu’il se retourne pour m’en coller une, afin de vérifier qui c’était.

  3. 15 janvier 2009 à 9:13 | Permalien

    et voilà le pourquoi du comment.
    une injuste pareille ça marque à vie…
    des fois même, t’en mérites et t’en recois pas…aaaaaaaahhhh ces parents!!

  4. 15 janvier 2009 à 9:13 | Permalien

    (je dis « toi » dans l’absolu bien sûr… :p)

  5. 15 janvier 2009 à 9:48 | Permalien

    @ OoPsy : ben c’est plutôt protéiné, non?
    @ Mélina : ouais, enfin, c’est dans nos gènes, mais bon. (dans Boule et Bill aussi, un jour, ils jouent à c’est qui en voiture.)
    @ Noisette : c’est dur, d’être parent, c’est ce que tu essayes de dire?

  6. 15 janvier 2009 à 9:52 | Permalien

    aaaaaaaahhhh non justement, c’est dur d’être enfant!!

  7. 15 janvier 2009 à 9:57 | Permalien

    Moi, je les compte pas, les baffes, fessées et coup de pieds aux fesses. Pourtant, je n’ai jamais brandi de chenille sous le nez de mes parents.
    Faut croire que j’étais vraiment insupportable comme gamine…

  8. 15 janvier 2009 à 10:04 | Permalien

    Je confirme, les antilles c’est très surfait !

  9. 15 janvier 2009 à 11:14 | Permalien

    @ Noisette : c’est vrai.
    @ Delphine : essaye, la prochaine fois, la chenille. Pour te rattraper!
    @ Fressine : et puis c’est soooooo old-fashioned, non?

  10. 15 janvier 2009 à 11:37 | Permalien

    Je n’ai jamais reçu de baffes de ma maman pourtant j’en aurai mérité plus d’une !
    Ta mère pensait frapper une petite chenille innocente?

  11. 15 janvier 2009 à 11:47 | Permalien

    Ben heureusement que « tout se joue avant 6 ans », sinon, jamais plus t’aurais été désopilante…

    On l’a échappé belle.

  12. 15 janvier 2009 à 14:36 | Permalien

    En même temps, elle a quand même tenu 12 ans ! OK, je sors.

  13. 15 janvier 2009 à 20:00 | Permalien

    Waouhh j’en ai pris moi des baffes! la première c’est quand j’ai dit « merde » pour la première fois. Qu’on s’étonne pas que je dise plein de gros mots maintenant….

    (la poste toujours pas nan… demain…)

  14. 15 janvier 2009 à 20:13 | Permalien

    @ MissBrownie : ah ben je sais pas qui elle pensait baffer, mais elle lui voulait du mal!
    @ La Ch’tite : putain, j’avais pas pensé à ça. Tu me fais super réfléchir, d’un coup.
    @ Frifri : que dalle, avant, j’avais des fessées.
    @ Gazelle : (tu peux poster mon colis, j’ai la flemme d’y aller aussi, à la poste). à quel âge, le premier merde?

  15. 15 janvier 2009 à 21:33 | Permalien

    Oui, mais à la fois, à la place de ta mère, je t’en aurais collé une aussi…
    Parfois il faut punir les mômes même s’ils n’ont rien fait.
    Ca leur apprend la vie.
    Et après il ont peur de toi. Et faire peur aux gosses, c’est bien..

  16. 15 janvier 2009 à 22:37 | Permalien

    @ Manu : espèce de sadique, va.

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