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It’s a cold city, my God, isn’t it?

Rassurez-vous, en sortant de l’avion, toute pimpante et fraîche que j’étais, j’ai quand même eu le temps de me refaire un brin de beauté en attendant les valises. Cinquante sept minutes. On a failli se faire embrigader par un faux taxi, qui passait par là et qui pensait que tiens tiens, some frenchies, I’m going [...]

Rassurez-vous, en sortant de l’avion, toute pimpante et fraîche que j’étais, j’ai quand même eu le temps de me refaire un brin de beauté en attendant les valises.

Cinquante sept minutes.

On a failli se faire embrigader par un faux taxi, qui passait par là et qui pensait que tiens tiens, some frenchies, I’m going to rip off this poor little tourists.

Que nenni, comme on a trépigné qu’on voulait un yellow cab, le mec s’en est allé, héler d’autres cibles à voler, et nous, on est allés héler un vrai taxi.

Et on est arrivés.

(Je me remets, j’ai encore un vieux coup de larmes, en repensant à cette espèce de vision magique de la skyline illuminée)(et en plus, je suis alone-alone chez moi, ma coloc’ ayant deserté pour cause de Nouvel An ailleurs)

On est arrivés dans l’appart’. (Parce qu’on a de la famille un peu aux sept coins de la Terre, et à New York, aussi).

Pour décrire l’appart’, il faut, en fait, imaginer un truc grand. Mais quand je dis grand, c’est grand.
Genre, GRAND, quoi.

Du style environ, sans mentir, deux cent cinquante mètre carrés. En duplex. Que quand tu regardes par la fenêtre, tu vois un peu Central Park.
En vrai, il fallait sortir de l’appart’, et pencher la tête vers la droite (ou la gauche, je sais plus, c’est à cause du dollar, ça me perturbe) pour voir Central Park, mais enfin, on va pas se formaliser des détails.

Du style qu’à l’entrée, il y a un doorman.
Un doorman, c’est un peu comme un doberman, sauf qu’il n’y a pas de ber. Et que c’est un humain. Et qu’il ne mord pas.
Un doorman, c’est un gus qu’est posté devant la porte, vingt-sept heures sur vingt-quatre, à attendre qu’un quelconque habitant de l’immeuble daigne franchir le seuil.
Et il est censé, donc, ouvrir la porte.
Mais il est là aussi pour ouvrir la porte quand quelqu’un sort de son appartement pour aller dehors.
Il est aussi là pour nous avertir que be careful, it’s very cold, this morning.

Yes, but how cold. (ça, c’est nous, pauvres petits touristes un peu en verve de causer local)

Very, very cold.

C’était à peu près le seuil dialogue qu’on a pu établir, le premier jour. Après, on était follement plus loquace, quand on a vu qu’un des doorman causait espagnol.
(On aime bien le dépaysement, dans la famille, mais quand même, si on peut comprendre quelque chose, on revient à nos origines)

Je cause beaucoup du doorman, mais c’est parce qu’en fait, ça m’a follement fait délirer, un peu tous les soirs, quand on rentrait, et qu’à peine nos visages montrés à la porte d’entrée, bam, la porte s’ouvrait direct.
Très pratique, rapport que nos bras étaient en général chargés de sacs.

(On a fait un petit peu de shopping, en fait).

Mais enfin bref, quand on a eu fini de faire le tour de la propriété, on a décidé qu’on allait s’acclimater.
Et manger du cream cheese avec du smoked salmon, que le GrandFrère était allé acheter pour nous accueillir.
On s’est donc acclimatés. (On avait quand même prévu, et emporté quelques bouteilles de champagne)

Et le lendemain, on était prêts à attaquer le bitume.
Sauf qu’on a du sortir, hurler parce qu’il faisait, sans rire environ moins treize degrés verglacés et glacés, rentrer se mettre environ sept collants et trois culottes supplémentaires, un bonnet, un sous-bonnet, un col en polaire, et un quatrième pull.

Et après, on est sortis.

Je vous assure, quand on dit que la France est très stylée, on ne ment pas.
Non.

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12 Commentaires

  1. 3 janvier 2009 à 0:13 | Permalien

    Un doorman ça me fait penser à Samantha Who maintenant! Sinon en ce moment il fait -23 à Montréal en température ressentie donc imagine le look qu’on se paie!

  2. 3 janvier 2009 à 10:12 | Permalien

    Dis, t’es sûr que t’étais pas plus tôt en Afghanistan?
    Pour le froid, je compatis: -8,5 ce matin à l’abri chez mes géniteurs. Et là, franchement, je n’ai pas le courage de sortir, même avec trois pulls, 5 paires de chaussettes et du pinpin sur le dos!
    (@ Delph, -23??? Punaiiiiise! Ben je ne vais pas me plaindre!)

  3. 3 janvier 2009 à 10:34 | Permalien

    @ Delph : MOINS VINGT TROIS? C’est pas pour moi, je décède, je crois.
    @ Delphine : en Afghanistan, j’aurais eu un chapeau noir, aussi. Et là, à Paris, il commence à faire à peu près aussi froid, c’est démoralisant.

  4. 3 janvier 2009 à 12:02 | Permalien

    ça serait pas plus simple de mettre de la porte coulissante qui s’ouvre toute seule ? Mais en vrai c’est très chic le groom. Très. (Et j’aime bien les écureuils. C’est migon. Tu m’en as ramené un ?)

  5. 3 janvier 2009 à 13:04 | Permalien

    Je test déjà pour voir si le commentaire il passe là, ce matin c’est la croix et la bannière pour aller sur les blogs hébergés sur ovh!

  6. 3 janvier 2009 à 13:07 | Permalien

    Mais à partir d’un certain degré négatif, sent-on vraiment la différence? par exemple au pôle (nord ou sud) entre -35 et -50,
    franchement, vous croyez que ça se sent? ça semble tellement….. froid. :D

  7. 3 janvier 2009 à 13:24 | Permalien

    ah tiens il est passé.

    Moi aussi je veux un monsieur qui m’ouvre les portes et qui fait la conversation, comme dans Samantha Who (enfin conversation, faut leur tirer les mots de la bouche quand même).

    Mais l’été je suis sûre que ça doit être mieux, parce qu’il y a pas de neige et qu’il fait chaud (j’aime pas la neige).

  8. 3 janvier 2009 à 13:31 | Permalien

    Mais comment se faisse-t-il que vous eussiez logé dans un immense appartement sur Central Park ?

  9. 3 janvier 2009 à 13:33 | Permalien

    @ OoPsy : ben non, parce qu’elle pourrait s’ouvrir même si c’est un écureuil qui passe.
    @ Gazelle : grave comme ça merde, c’est la crise économique.
    @ Camille : je sais pas si on sent quelque chose, mais je sais que moi, je ne sentais plus mes fesses.
    @ Gazelle : non, moi je pense qu’il faut y aller soit au printemps, soit en automne, mais d’après mon frère, l’été, c’est une fournaise atroce, et tu peux pas faire les magasins.
    @ Manu : hé hé, parce que j’ai des relations, j’ai des relations….

  10. 3 janvier 2009 à 13:55 | Permalien

    aaaaaaaaaahhhh ben on peut remarquer qu’à part les tits nanimaux, ça squatte pas bcp a central parc!! :p
    bonne année au fait…
    je crois que je te l’avais pas dit… si? je perds un peu la tête moi aussi, depuis mon retour… :(

  11. 3 janvier 2009 à 22:13 | Permalien

    @ Noisette : ah ben attends, si, si, du monde à Central Park, y’avait, hein : des japonais, des italiens, des français, des espagnols.
    Mais pas de New Yorkais…

  12. 5 janvier 2009 à 9:21 | Permalien

    Oh punaise! Tu étais chez Olivier M.! J’en suis sûre!!!! j’aurais jamais du te donner son adresse! :D
    ;)

Un Rétrolien

  1. [...] Bon. Fashion. Mais pas que. « It’s a cold city, my God, isn’t it? [...]

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