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On s’envole, on s’envole, on s’envole, on s’envole, on s’envoooooooole (dans l’avion, donc)

Dans l’avion, ou presque, rapport que non, parce que quand j’écris ça, je suis plus vraiment assise avec une jambe sous le menton (y’avait plus de place en Business, et qu’on s’est fadé la population économique.) Mais on fera comme si vous reviviez le voyage, ça sera bien plus amusant comme ça. Donc, formatez-vous, on [...]

Dans l’avion, ou presque, rapport que non, parce que quand j’écris ça, je suis plus vraiment assise avec une jambe sous le menton (y’avait plus de place en Business, et qu’on s’est fadé la population économique.)
Mais on fera comme si vous reviviez le voyage, ça sera bien plus amusant comme ça.

Donc, formatez-vous, on est dans l’avion.

Laissez moi quand préciser que j’ai fortement apprécié l’effort décoratif de la flotte allemande, qui juge très important de coller des guirlandes de gui.
Pour la bonne aventure, sans doute.

Le décollage amorcé, j’ai voulu me dégourdir les jambes, et aller quémander des feuilles de papier au steward en chef (Purser, qu’ils appellent ça).
Parce que j’avais oublié mon cahier dans la soute, et que demander au pilote de se poser en pleine terre Adélie pour ouvrir le coffre, ça me semblait un peu exagéré.

Donc, je suis allée voir le sieur, accompagné de MiniSoeur, qui voulait aussi du papier, pour faire du coloriage.

Excuse-me, could we have ein bischien of paper, please?

(Comme c’est une compagnie teutonne, on a voulu faire un effort, mais la seule chose qui est sortie, ce fut le un petit peu)

Le gentleman a du papier extraire de la forêt son papier, parce que, sans rire, il est revenu environ trois trous d’airs et vingt huit minutes plus tard. Avec quatre feuilles un peu ridicules, que quand tu les dépliais, tu voyais à peu près tout l’avion au travers.

Mais on n’a pas osé lui répliquer que pour qui il nous prenait, parce qu’on avait plus trop de vocable approprié, et qu’on venait de s’enfiler environ neuf pères Noël en chocolat au lait qu’on avait trouvé sur les chariots.

Mais au total, tout le monde avait du papier, et tout le monde était content, donc.
Enfin, presque, parce qu’il est follement ardu d’être joyeux  après huit heures trente deux de position assise-genou-droit-sur-l’oreillle-gauche-et-bras-gauche-sur-la-fesse-droite.
Mais après tout, à New York City on allait, on n’allait donc pas se fixer sur des broutilles à la mords-moi l’escouflette.

Joyeux on était, DONC.
Et pour le prouver à toute la compagnie, quelques extraits choisis de ce fabuleux vol.

  • La gamine, là, j’ai juste failli l’embrocher avec le porte-mine 0,7 mm qui me servait pour les mots fléchés.
    Sans rire, la blondinette est passée environ treize fois par minute, en courant, sautillant ou autre, et à chaque fois, vas-y que je te pose la main sur mon accoudoir.
    Personnellement, pensant que ma génitrice, de l’autre côté du couloir, m’appelait, je sortais inévitablement de ma torpeur.
    Pour rien.
  • Le film, rien à dire, Wall-E, c’est décidément le bon plan pour pas s’emmerder la vie à faire des sous-titres anglais-français-hébreu-chinois, rapport que la seule chose qui cause, c’est un robot, et que le robot ne parle pas, il ne fonctionne que par onomatopées, compréhensibles dans toutes les langues.
  • Le jaune dans un avion, ça peut certes très bien représenter une patrie, un esprit, et un cœur, ou tout ce qu’on voudra, mais la prochaine fois, designers, pensez juste qu’au sortir de sept heures de torpeur léthargique d’avion comateux, le jaune agresse.

Trop.

Et la prochaine fois, filez moi une couverture sans electricité statique, parce qu’entre les cheveux dressés comme des soldats, les cernes jusqu’en bas, les chevilles doublées de sept centimètres de pression haute altitude et une haleine fraîche comme celle d’un taureau après une crise de boulimie d’aïoli, putain, j’étais pas à proprement parler canon pour entamer le séjour au pays du style…

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14 Commentaires

  1. 1 janvier 2009 à 16:28 | Permalien

    Ah ben oui Wall-e c’est quasi universel :-D
    Bon retour!

  2. MiniSoeur
    1 janvier 2009 à 18:18 | Permalien

    Alors, avant toute autre chose, je ne voulais PAS décider, mais écrire, moi t’aussi. ensuite l’idée venait de moi même !!!
    et aussi que ben nan, tout le monde n’était pas contente, parce que peut être que toi, tu l’étais mais moi j’étais terrorisée et en plus j’avais une mi étasunienne mi russe, grosse qui prenait tout la place.

    bisous quand même

  3. 1 janvier 2009 à 18:54 | Permalien

    Il te FAUT un mini-carnet pour mettre dans ton sac à main. J’y penserai à Noël prochain, promis !

  4. 1 janvier 2009 à 20:12 | Permalien

    Qu’on nous remette le concorde qu’en 3 heures c’était réglé…
    Ceci dit t’es rentré dans l’avion avec un porte mine ?? les cont^rôles c’est plus ce que c’était…

  5. 1 janvier 2009 à 22:28 | Permalien

    La marelle! Les carnets de la Marelle!! C’est ça qu’il te faut!
    Purée, plus de 8heures d’avion, quand même… C’est un peu de la torture, quand c’est long comme ça…
    Et puis, hé! Bonne année au fait! Remplie de glace de chez Caramello et de pâte à tartiner au Speculos! (c’est meilleur que le père- noël en chocolat!)
    Gros Bisous!

  6. 2 janvier 2009 à 0:11 | Permalien

    @ MissBrownie : quasi universel, mais j’ai pas pigé grand chose, ceci dit!
    @ MiniSoeur : ouais, mais au moins, toi, tu as fini le voyage avec tes deux mains, ENTIERES. Et non broyées.
    @ Shalima : mais j’en ai des tas, mais je l’avais laissé dans la valise ( au cas où un agent de l’aéroport ne pense qu’il servait à établir des plans de bombe, tu vois?)
    @ OoPsy : le truc amusant, c’est que ça passe, si tu les achètes en duty free…
    @ Delphine : j’y suis même pas retournée, chez Caramello…. Terrible. (8 heures, encore, ça va, quand je vais au Chili, c’est 14 qu’on a…)

  7. 2 janvier 2009 à 11:27 | Permalien

    Vive l’avion en classe éco !!
    Mais la destination valait le coup, non ??
    Comme j’ai pas mal voyagé, à force j’ai toujours un petit équipement de survie sur moi pour rendre le voyage confort..
    Tiens, grâce à toi, je viens d’avoir une idée d’article : petit guide du voyage en avion ! Merci Camille…

  8. 2 janvier 2009 à 12:26 | Permalien

    ouaaa la classe : demander du papier au purser. moi j’ai demandé des cachets une fois. J’avais envie de vomir.
    Il m’a dit non

  9. 2 janvier 2009 à 12:53 | Permalien

    @ Manu : ah non, alors! le petit guide du voyage en avion, c’est MoI qui le fait!
    @ Lili : ah ouais? moi même au retour, quand je lui ai demandé un pain supplémentaire, il m’a dit oui.

  10. 2 janvier 2009 à 14:01 | Permalien

    Bon, si tu veux… Pfff, t’es pas marrante comme nana, quand même :D

  11. 2 janvier 2009 à 16:59 | Permalien

    Et t’as tricoté, dans l’avion ?!

  12. 2 janvier 2009 à 17:50 | Permalien

    ho moi j’ai jamais pris l’avion dit:!!!

  13. 2 janvier 2009 à 18:28 | Permalien

    Bichon, t’as même pas fêté le nouvel an à NY ?

    Mais cette lose que tu nous colles là ! Moi je l’ai fêté 9 mois avant le vilain 11 septembre, il faisait -17°, j’étais trop belle dans mes moonboots !

    (tu m’as ramené quoi ?)

  14. 2 janvier 2009 à 19:00 | Permalien

    @ Manu : je te laisserai une petite place, va.
    @ Frifri : grave. Avec des aiguilles à bout rond.
    @ Gazelle : (j’interloque)
    @ Violette : que dalle, j’ai fêté le Nouvel An devant une pièce de théâtre minable, en plein jet-lag, dans le 18ème. (j’ai vu le Ground Zéro en revanche tout vide, de tout là haut, et c’est franchement dingue)(je t’ai rien ramené du tout, je sais pas combien tu chausses)

Un Rétrolien

  1. [...] grand événement de l’Histoire guys ! So now, c’est bon vous pouvez prendre l’avion et traverser l’Océan sans avoir peur! Vive Chesley Sullenberger ! [...]

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