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La marche de la honte. (Ou de la teu-hon)

Laissez-moi vous conter une jolie petite narration qui m’est arrivé aujourd’hui même. J’étais tranquillement en train de parcourir le trajet qui me sépare de ma boulangerie, allant chercher un pain aux figues. (Petit aparté à l’égard de moi-même, mais de vous, aussi. Je me rends compte, là, présentement, que ce trajet n’est ni plus ni [...]

Laissez-moi vous conter une jolie petite narration qui m’est arrivé aujourd’hui même.

J’étais tranquillement en train de parcourir le trajet qui me sépare de ma boulangerie, allant chercher un pain aux figues.

(Petit aparté à l’égard de moi-même, mais de vous, aussi. Je me rends compte, là, présentement, que ce trajet n’est ni plus ni moins qu’une muse en matière d’inspiration pour billets. C’est follement dingue, mais dans les sept cent soixante treize mètres qui me séparent de a boulangerie, mon esprit a des tendances à l’élucubration absolument effarouchantes)
(De là à dire qu’il ne se produit des choses ravissantes dans ma vie que pendant ce trajet, y’a qu’une foulée à franchir)(franchissons-la tous ensemble, main dans la main)

Bref.

Comme je sentais que j’avais un poil mal placé sur le sourcil, j’ai ouvert mon sac, et j’ai plongé tête baissée dedans.

En marchant, rapport que je ne supporte pas l’arrêt inutile, sans compter que, derrière moi, il y avait toute une famille en trottinette, et il était hors de questionnement qu’ils me doublent.

La seule crosse de hockey chez les cul de jatte, c’est seulement qu’un poteau est venu se placer devant moi.
Comme ça.
Directement.

(La scène suivante a été réalisée sans aucun trucage)(toute ressemblance avec un dessin animé drôle, décalé, hilarant et tordant est complètement fortuite)

J’ai donc attrapé le poteau de plein martinet.

Ma fierté et moi avons beaucoup ri.
Enfin, moi, surtout, ma fierté avait décidé, sur le coup de tête, de partir se dorer la conscience avec les umpalas de Namibie, et avait déserté les alentours.

J’ai quand même failli pleurer, mais il faisait tellement froid que j’ai préféré contenir mes larmes, des fois qu‘une stalactite géante ne se mette à pousser sur mon œil droit, déjà que j’avais un poil récalcitrant, fallait pas non plus que je me transforme en sagouin malpropre.
Et sans fierté aucune.

Toujours est-il que je suis rentrée chez moi, la tête un peu lourde, et je me suis jetée sur le miroir.
En fait, c’était même pas un poil récalcitrant.
C’était rien qu’un cheveu égaré.

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17 Commentaires

  1. Sarah 100% bio
    11 décembre 2008 à 0:27 | Permalien

    Lol j’aime beaucoup ce billet et le coup de la stalactite !

  2. 11 décembre 2008 à 0:41 | Permalien

    Masil il y a encore des gens pour circuler en trottinette ? Et en famille, en plus ?

  3. 11 décembre 2008 à 0:43 | Permalien

    @ Sarah : non mais en vrai, ça doit geler, en cas de grand frimas, non?
    @ Frifri : il existe des décérébrés partout. Même a Paris….

  4. 11 décembre 2008 à 8:37 | Permalien

    Eh beh, si tu te prends des coups sur la tête avant de manger des pains aux figues, je comprends mieux que tu sois un poil (hé hé !-pardon !-) timbré !! Mais bon, c’est pour ça que je t’adore, alors… !

    Des bisous !!

  5. 11 décembre 2008 à 10:03 | Permalien

    Il m’est arrivé la même chose mais avec un poteau d’à peu près 1 mètre de haut. j’aurais été un homme.. que je n’en aurais plus été un.
    je me suis contentée de hurler gracieusement.

  6. 11 décembre 2008 à 10:54 | Permalien

    Aïe, mais aïe quoi !!!!! (tu n’as pas un monsieur bobo en glaçon dans ton frigo ? je le dégaine à la moindre occase pour les korrigans qui sont encore + maladroits que toi)

  7. 11 décembre 2008 à 11:08 | Permalien

    bouh je pleure de rire moi… et je suis au boulot

  8. 11 décembre 2008 à 11:12 | Permalien

    Je compatis… mais vraiment ton cappuccino ou quoi que ce soit, me donne trop trop envie!

  9. 11 décembre 2008 à 11:51 | Permalien

    Ah ouais c’est con, pour un cheveux en plus, tu l’as piétiné j’espère?!

  10. 11 décembre 2008 à 11:57 | Permalien

    @ Emeline : d’ailleurs, en parlant de pain aux figues, il faut que je te fasse goûter cette boulangerie!
    @ Valérie : aïe. J’ai mal à l’entrejambe.
    @ Shalima : j’ai des petits pois surgelés, pour ça. C’est top, ça prend bien la forme de tout!
    @ Juju : comme on dit, le malheur des uns, blablabla! (n’empêche que j’ai tellement ri aussi, que finalement, j’ai pas eu mal…)
    @ MissBrownie : je sais même pas ce que c’est, j’ai trouvé la photo jolie…. (mais il me fait envie aussi)
    @ Gazelle : je l’ai brûlé au troisième degré.

  11. 11 décembre 2008 à 12:35 | Permalien

    La semaine dernière je me suis pris la barre qui permet de mettre ses valises au-dessus de son siège dans le TGV (tu suis là ?) … J’ai fait rire un wagon entier, je me suis retrouvé hindou avec une beau bleu-vert au milieu du front … tout ça pour dire, qu’il existe aussi des trains de la honte (ou te-hon)

  12. 11 décembre 2008 à 14:59 | Permalien

    ahahah ça c’est vraiment moche …
    Tu t’es excusé auprès du poteau j’espère ?!
    Et ce cheveux ? tu l’as arraché j’espère !!!

  13. 11 décembre 2008 à 15:30 | Permalien

    et c’est à ce moment là que la famille en trottinette t’a doublé pour choper le dernier pain aux figues de la boulangerie ?

    Impitoyable, la vie à Paris…

  14. 11 décembre 2008 à 20:14 | Permalien

    Y’a pas plus fourbe qu’un poteau…(un trottoir peut-être ? ou 2 poteaux ?) Mais le pain tu l’as acheté que cette histoire sinon elle est vraiment à pleurer…

  15. 11 décembre 2008 à 21:04 | Permalien

    @ Electroménagère : ouais, mais au moins, on fait rire le monde. Ca compte beaucoup.
    @ Yoko : cet abruti est reparti vivre sa vie, après.
    @ La Ch’tite : QUE DALLE. Le pain aux figues, il était pour moi.
    @ OoPsy : bien sur que je l’ai acheté. Sinon, je me serais jetée sous la roue de la trottinette.

  16. 11 décembre 2008 à 21:26 | Permalien

    Mouahahahahha, c’te honte..

  17. 12 décembre 2008 à 21:17 | Permalien

    T’es maniaque de l’épilation des sourcils, ah bon?

Un Rétrolien

  1. [...] compagnie, et que nous sommes reparties avec un panier rempli de maquillage et de petits cadeaux. Camille qui nous a rejoint entre temps a même cru que nous la connaissions depuis des lustres [...]

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