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Un regard vaut mieux que deux faux espoirs.

Alerte maximale à tous les étages. Hier, j’ai rencontré l’homme de ma vie. Parfaitement, oui. Je devrais, d’ailleurs, en faire une chanson. Un truc qui dirait que aujourd’hui, j’ai rencontré l’homme de ma viiiiiiiie. Et le reste, je sais pas encore, je vais y réfléchir. Mais le fait est que, oui, oui, oui, j’ai rencontré [...]

Alerte maximale à tous les étages.

Hier, j’ai rencontré l’homme de ma vie.
Parfaitement, oui.

Je devrais, d’ailleurs, en faire une chanson. Un truc qui dirait que aujourd’hui, j’ai rencontré l’homme de ma viiiiiiiie.

Et le reste, je sais pas encore, je vais y réfléchir.

Mais le fait est que, oui, oui, oui, j’ai rencontré l’homme de ma vie.

Le pourquoi du comment, c’est quand même pas la principale information, rapport qu’en fin de compte, si je me remémore les faits dans les plus petites longueurs, je me rends compte de la banalité extrême de la chose.

Genre, un métro bondé, bam, un regard, bam, encore un regard (en fait, le même, mais qui dure), bam, encore un regard, et caetera, et caetera.

En gros, un regard qu’aura duré pas moins de six secondes, les yeux dans les yeux, quoi. Mes yeux dans ses yeux, ses yeux dans mes yeux, et caetera, et caetera, quoi.

Telle la vague, emportée par le flot des voyageurs, je me suis retrouvée embarquée entre six gens, qui passaient de ci de là.
Et du coup, à moins de laisser ma tête arrachée, face au bel hidalgo, j’ai été contrainte et forcée de suivre mon corps, et de repartir à l’assaut de ma rame.

J’ose espérer que le dit-homme est, présentement, assis dans sa Egg Chair, se lamentant sur la beauté de cette fille dont j’ai croisé le beau regard hier même, un menton dans la main, les yeux dans le vague, les pieds sur le repose-pieds, en face de la cheminée, à siroter, toujours la brume dans l’âme, un petit verre de champagne.

Le tout en rêvant à moi, donc.

Je m’interroge, maintenant donc, sur la marche à suivre.

Dois-je me poster à l’endroit même, angle calculé grâce au carré de l’hypoténuse, et attendre, patiemment, que le beau mâle ne revienne, quitte à risquer de me changer en statue de sel ignifugé, blanchie par le temps?
Ou bien, je me décide à lancer une petite annonce sur Libé, histoire que nos regards se sont croisés, ma tête à failli être arrachée à mon corps, malgré tout, je t’aime, et je ne rêve que d’une chose, d’être attachée à ton corps.

Ou bien, je reprends mes esprits, mon stylo, et j’écris une chanson, qui dira que aujourd’hui, j’avais rencontré l’homme de ma vie?

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20 Commentaires

  1. 8 octobre 2008 à 0:19 | Permalien

    Ah chez toi aussi la neige tombe sur les champignons … parce qu’en Ardèche c’était le cas la semaine dernière (quoi « on s’en fou » ?)

  2. 8 octobre 2008 à 7:45 | Permalien

    J’ai mieux, tu lance un avis de recherche sur Parisbulle.com
    http://www.paribulle.com/
    C’est fait exprès pour ce genre de situation !
    Avec un peu de chance tu le retrouveras le mec !

  3. 8 octobre 2008 à 8:00 | Permalien

    Libééééééééééééééééé ! sinon y’a aussi le site Paribulle !

  4. 8 octobre 2008 à 9:30 | Permalien

    il avait l’air d’aller bosser? il avait l’air d’avoir l’habitude de cette ligne?

    alors retournes y!!!!

  5. 8 octobre 2008 à 9:33 | Permalien

    Les 3! Tu mets toutes les chances de ton côté et tu fais les 3! ;)
    Et même que tu pourrais faire la 3 la publier dans 2 tout en faisant la 1 en la chantant! clair non? ;)

  6. 8 octobre 2008 à 9:47 | Permalien

    Tu t’installes dans le métro, un libé à la main en chantant une chanson de ton cru ; tu mets toutes les chances de ton côté ainsi.

  7. 8 octobre 2008 à 10:08 | Permalien

    attends, tu te moques de moi ou bien?

    On a dit soooo-li-daires: donc pour l’instant, au regard de ma situation à moi que c’est la mienne…t’as interdiction de rencontrer qui que ce soit. Non mais. ;)

  8. 8 octobre 2008 à 10:46 | Permalien

    Tu sais que c’est comme ça que j’ai rencontré le Ch’ti, en vrai de vrai… Enfin, sans passer par la case Libé, direct il m’a abordé après les regards enflammés…

  9. 8 octobre 2008 à 10:54 | Permalien

    Je commence vraiment à penser que tu te nourris de champignons hallucinogènes :-D

  10. 8 octobre 2008 à 11:43 | Permalien

    Bon, la prochaine fois, tu lui sautes dessus direct (tu prends comme excuse la marée humaine qui est en train de monter dans le métro)
    Et tu le retrouves s’il te plait ! on veut en savoir plus !

  11. 8 octobre 2008 à 13:00 | Permalien

    Une seule solution : tu retournes dans le métro (sans guitare), tu lui sautes dessus, tu le giffles et tu lui hurles à la gueule : « T’étais où putain….???? »

  12. 8 octobre 2008 à 16:04 | Permalien

    En plus de Libé, tu peux aussi mettre une petite annonce dans « Métro » pour multiplier tes chances, il y en a plein comme ça…
    « je t’ai rencontré à Maubert-Mutualité, tu avais les yeux bruns et un grand pardessus, j’ai craqué, je veux te revoir… »
    Après tout, qui ne tente rien…

  13. 8 octobre 2008 à 17:14 | Permalien

    Ton horoscope te l’avait prédit ?

  14. 8 octobre 2008 à 20:14 | Permalien

    Dans tes tags, mots clés et tout ça tu rajoutes « jeune fille métro ligne 3 etc etc » parce que moi si j’étais un homme je serais capitaine du métro (ligne 14) mais surtout je vivrais avec mon temps je googeliserai « fille ligne 3 métro » tu vois ?

  15. 8 octobre 2008 à 20:37 | Permalien

    @ Myrtille : c’est vrai??? Y’a des champignons, là-bas?!
    @ Electroménagère : Paribulle? Je connais pas. je vais me rencarder!
    @ Juju : ouais, genre working-girl, mais en man, quoi.
    @ Camille : bien sur, bien sur. je cherchais un endroit où planter ma tente…
    @ Valérie : je vais me transformer en statue, à ce compte là. Je vais passer pour une mendiante aussi.
    LaFée : attends, non, non, non, quoi. J’ai besoin d’une présence un peu masculine, tu vois, le butternut, il va bientôt mourir.
    @ La Ch’tite : VRAI?! Bordel, un nouveau mythe, quoi!
    @ MissBrownie : ben c’est un légume, non?!
    @ Toupie : demain, je passe ma journée là-bas. Je te raconterai!
    @ Lecteur : oh que oui. Je me vois bien commencer notre aventure par une crise d’hystérie!
    @ Manu : non, non, c’était Place de Clichy…..
    @ Frifri : même pas. Il causait de vengeance, mon horoscope.
    @ OoPsy : putain mais c’est carrément vrai, ça. Je vais illico changer. (en espérant, quelque part, qu’il ne tombe pas sur mon blog ainsi…)

  16. 9 octobre 2008 à 12:27 | Permalien

    Même jour, même heure, même pomme, c’est l’avantage des transports en commun, si tu prends la même rame, de grandes chances de le revoir..;

  17. 9 octobre 2008 à 13:18 | Permalien

    Rha et maintenant j’ai Diane Dufresnes dans la tête (à moins que ce ne soit Diane Tell ? zut, va falloir que j’aimme vérifier sur youtube, et je vais avoir peur des looks 80′s d’origine ! ah ben merci, hein :-D )

  18. 9 octobre 2008 à 16:56 | Permalien

    Ouaip, tu retournes à la même heure, dans le même métro pour bousculer le hasard et la chance!

  19. 9 octobre 2008 à 18:13 | Permalien

    @ Dom : putain, mais pourquoi je suis venue à Paris, hein? Au moins, à Lyon, y’avait moins de métro…
    @ Shalima : ah, merci, je savais plus qui c’était qui chantait ça..
    @ Touwity : me voilà mal barrée pour réussir mes études, si je passe ma journée dans le métro, ça, c’est dit…

  20. titouan
    31 octobre 2008 à 9:36 | Permalien

    http://www.dilelui.com beaucoup de messages décrivant ton expérience. Qui sait tu as peut être une chance.

Un Rétrolien

  1. [...] Un petit smoothie à siroter dans le métro, c’est quand même la grande classe. Avec lui, on est sûr de se faire aborder par un étranger (conseil pour Camille). [...]

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