Depuis que je suis née, je crois, je suis quelqu’un de pas réellement organisé. Ou si peu. Sans doute est-ce à cause de ma génitrice, qui me préparait mes habits la veille, sans me consulter, et qui confectionnait elle-même mes sandouichs en cas de sortie écolière prévisionnelle. Combien de fois me suis-je retrouvée, le matin, [...]
Depuis que je suis née, je crois, je suis quelqu’un de pas réellement organisé. Ou si peu.
Sans doute est-ce à cause de ma génitrice, qui me préparait mes habits la veille, sans me consulter, et qui confectionnait elle-même mes sandouichs en cas de sortie écolière prévisionnelle.
Combien de fois me suis-je retrouvée, le matin, en jupe écossaise alors que j’avais expressément demandé le caleçon à fleurs, aujourd’hui, (mais si, enfin, celui qu’est orange sur l’envers, et bleu sur le recto)(non, pas avec les roses, avec les orchidées, steuple)(merci)(je disais quand même merci, toujours), et avec une tranche de jambon à la place de Vache qui Rit pour mon repas.
J’ai toujours aimé la Vache qui Rit dans mes sandwichs.
N’empêche qu’en un mot comme en dix neuf, j’ai jamais été une pro pour l’organisation.
Pour le cartonnage, j’ai donc commencé à avoir des sueurs froides, environ six semaines avant, pour savoir comment, bordel à cul, j’allais bien pouvoir prévoir suffisamment d’habits pour ne pas devoir me promener cul nu sous le soleil, et de combien de feuilles de papier à petits carreaux j’allais bien utiliser, histoire d’en sortir le juste minimum.
Et de pas en jeter, après.
Ceci expliquant cela, c’est le fin mot du pourquoi le jour où j’ai dû commencer à m’activer réellement, rapport que je rendais les clefs le lendemain, j’avais juste emballé ma passoire.
Je mange jamais de nouilles.
L’heure, n’écoutant que son courage, n’a pas cessé son activité, et a laissé défiler les minutes, qui s’égrainaient telles les pépins de fruits de la passion dans un blender, agités par la force centrifugeuse.
Et la remise des clefs était un peu proche, d’un coup.
(J’extrapole un peu, mais sinon, l’essence même du sujet ne va pas être abondamment saisie, et ça serait fichtrement dommage)(on est d’accord?)(je dis ça parce que je sais que Myrtille va un peu crier, rapport qu’elle est venue m’aider avec LaFée, pour encartonner la dernière fournée de gels douches)(elles sont bonnes, ces filles)(vraiment)
Et donc, y’a eu un moment, où il a bien fallu que j’arrête d’intimer l’ordre à mes camarades de jeu que non, attends, ça je garde, on sait jamais, mais je suis sûre que, si, le dernier tome de Harry Potter en hébreu, ça sert .
Et il a fallu cartonner.
Ca, pour cartonner, on a cartonner, mais méga, rapport que, quand même, mon proprio, même si il avait pour moi la plus grande approbation, il allait pas forcément apprécier que je sois encore en peignoir, les pieds en éventail, au moment de l’état des lieux.
Le peignoir ne figurait pas sur l’inventaire d’arrivée.
C’est ainsi qu’au bout de quelques heures acharnées de lutte endiablée, les cartons étaient relativement bouclés, descendus, remontés, entassés, et posés dans le nouveau sol qui me sert d’espace transitionnel en cet interstice de vie qui me comble actuellement.
Le seul brin de blé dans la soupe de vermicelles qui figure à l’ombre du tableau, c’est juste que le pyjama s’est retrouvé avec la brosse à dents du coin, qui cohabitaient, les deux, gaiement et joyeusement avec mon couteau de cuisine (le rouge)(celui qui épluche super bien)(qui me sert à couper les pommes)(et les poires, aussi)(mais c’est tout)(sinon, ça l’oxyde, à force).
Et que, donc, quand il a fallu que j’ouvre chaque carton, pour réussir à trouver ma paire de chaussettes bleue (celle à rayures)(qui est pas trop longue)(qui est toute douche)(la droite seulement, la gauche, elle est perdue)
Disais-je donc que quand il a fallu que j’ouvre tout, j’ai compris que, quelque part, ça allait être relativement compliqué à vivre.
Et j’ai élaboré un plan d’attaque.
J’ai TOUT ouvert. Pour TOUT refermer. (En théorie. J’ai juste fait les six premiers)
Avec des Post-It.






















18 Commentaires
woouhouu, quelle organisation! ce n’est pas à 100 %, il aurait quand même mieux valu faire les post-its avant mais on ne peut pas tout avoir, n’est-ce pas?
Oh purée… que je compatis… si si… Il y a encore peu de temps j’ai rouvert un carton qui date de mon dernier déménagement : j’y ai retrouvé ma souberbe tente Quechua que j’ai racheté depuis… Je penserai aux post it la prochaine fois !!
Ouais je suis bonne ! (les mecs vous notez ?)
Dis au fait, tu te foutrais pas un peu de nous, ça fait quoi ? 6 mois que tu sais que tu vas faire ta parigote à la rentrée, non ???
Pourquoi que t’avais pas fini tes cartons dimanche ? P’tain je sens que ça va être de ma faute c’t'affaire … surtout que t’avais même pas un feutre, ni du scotch digne de ce nom d’abord ! Ah j’t'jure ! … Bref … la belle robe, tu l’as pas déballée quand même, j’avais mis son petit nom sur son carton (à elle toute seule le carton !) …
Bon c’est quand que tu viens voir i24 ?
@ Nonolerobot : en même temps, ça m’a donné l’occasion de déjà retrouver certains trucs. C’est top!
@ Mademoiselle Parler : et donc, la tente Quechua, tu me l’offriras, c’est ça?
@ Myrtille : ben les feutres, ils étaient déjà dans un carton… (tu m’invites quand?)(je suis libre comme un électron à partir de lundi. tu prends des risques, en me disant comme ça de venir voir le « petit » dernier!)
Bah … quand tu veux … enfin un soir hein, pour le boulot ça sera plus simple car en ce moment les pause déjeuner sont extrêmement courtes …
sssssss
t’as tout compris !!
Ben oui quoi, ma belle, c’est pas si dur d’écrire ce qu’il y a dans le carton SUR le carton…
Garde les pour le prochain déménagement ! ce serait con de devoir les refaire et comme je vois que tu est prête à garder tout et n’importe quoi !
Moi je S’RAI bonne. A condition de stopper illico l’ingestion de crackers
@ Myrtille : okay, ben je te maile, alors!
@ Mademoiselle Parker : je suis plutôt vive d’esprit, en somme, non?
@ Manu : ça aurait été bien trop simple. Les feutres étaient déjà emballés. Ailleurs.
@ Electromenagère : ce qui veut dire que je vais devoir toujours ranger la spartiate de Promod en compagnie du presse agrumes?
@ LaFéeDesSiennes : m’enfin, c’est bourré de protéine, le cracker. Tout au fond.
J’ai déménagé 2 fois et les 2 fois, j’ai laissé l’Homme faire les cartons
Il est beaucoup plus doué que moi
Tu ne dois pas déménager souvent je suppose.
Freud il l’avait dit : c’est toujours la faute de la mère….
@ MissBrownie : ouais mais si on vit seule, on fait quoi? on engage un mari pour le laps de temps imposé?
@ SergioZZZ : dix huit fois en vingt et un ans, ça semble correct?
@ OoPsy : mais Freud, c’est notre ami, de toutes manières, il dit toujours le bien partout où il laisse sa trace.
Rien qu’à te lire j’ai des sueurs froides.
Je note encore une chose : quand je déménagerai je prendrais soin de noter sur les cartons ce qu’il y a dedans. C’est un gain de temps fou!
Un Rétrolien
[...] qu’au dix neuvième carton, j’en ai eu marre de marquer sur un Post-It que ça, c’est des bouquins d’Elsa. Parce que moi, yen avait juste trois [...]