A Hambourg, j’ai testé le nouveau concept de voyages, celui là même qui devrait pas tarder à fleurir sur TOUS les prospectus de la ville.Ouais. J’ai pris le métro. Comme ça. Direct. de terminus à terminus. Enfin, de départinus à terminus, quoi. D’un coup. de folie, oui. En même temps, à ma décharge, plusieurs options [...]
J’ai pris le métro. Comme ça. Direct. de terminus à terminus. Enfin, de départinus à terminus, quoi.
D’un coup. de folie, oui.
En même temps, à ma décharge, plusieurs options qui concurrent en un point fixe étaient présentes pour expliquer un tel propos d’envie passagère.
Avant de passer à l’explication du pourquoi, quand même, je mets un grand holà bémolistique, au cas où certains d’entre vous aient dans l’idée de faire pareil. parce que, on a beau dire, envie passagère, une fois qu’on est dedans, c’est pour la vie. Enfin, non, mais le pricnipe reste le même, quoi, quand on a commencé, ben faut continuer, quoi…
Donc.
Il pleuvait, petia. Ca compte, ça. Si il avait pas plu, on serait aller faire un jogging. Ou bien, on aurait continué à jouer au trampoline.
Petibé, le métro, quand même, il est aérien. Non, quand même, quoi. Parce que, voilà, hein, mais faudrait quand même pas balancer ma mère-grand dans les fougères, on cherchait un minimum d’intérêt à la chose.
Et peticé, on s’est juste dit que ça ferait un chouette souvenir, à narrer, plus tard, au coin du feu, tel le Père Castor, qui raconte des histoires. Même que ça pourrait commencer par « quand j’étions petite, je nous amusions avec trois fois rien, mes doux agneaux, un métro, un ticket, un Ipod, et ça suffisait à combler mes dimanche pluvieux« .
La vie était belle, je pourrais leur dire.
Ceci dit, c’était follement amusant.
Au bout de sept stations, sur une ligne, qui quand même, en comporte trente-trois (les lignes, là bas, sont du genre sur-developpé, voyez-vous), on a dit que, in fine, mouais.
Au bout de neuf stations, on a dit que c’est un peu long, quand même.
Au bout de treize stations, on a dit que, c’était quand même une sacré bonne idée, non, de se pourrir un dimanche comme ça?
Et au bout de vingt-deux stations, on a décidé d’aller manger des nouilles chinoises. Toujours sur la ligne, oui, quand même.
Admirez, quand même, l’étendue du réseau hambourgeois de l’underground de là-bas.
On est loin des QUATRE lignes lyonnaises…
N’empêche, je suis sûre que ça pourrait devenir un must, en matière de découverte, et tout ça.
Même, on pourrait faire un dépliant dessus, avec marqué dessus quelque chose du genre, je sais pas, mais un truc un peu percutant (j’ai pas fait marketing, comme études, je peux pas savoir)(la seule fois où j’ai inventé un slogan, c’était contre le sida, et je crois que j’avais eu 6/20 au devoir.), et ce dépliant, on le mettrait sur les présentoirs des Office de Tourisme, plutôt que mettre les marchés au saucisson, ou les boutiques qui vendent des pelotes de laine locales.
N’empêche, on est rentrés, épuisés. A minuit.
Parce que, forcément, le métro, après les nouilles, on l’a raté.




















