Ou comment réussir à être de très mauvais poil, à 11h du matin, un lundi de vacances…. Très simple. Il suffit pour cela de suivre scrupuleusement les instructions suivantes. On peut éventuellement zapper un des points, mais pas plus, après, ça sera trop agréable comme matinée. Se lever. A 8h. Et se rendre compte avec [...]
Ou comment réussir à être de très mauvais poil, à 11h du matin, un lundi de vacances….
Très simple. Il suffit pour cela de suivre scrupuleusement les instructions suivantes. On peut éventuellement zapper un des points, mais pas plus, après, ça sera trop agréable comme matinée.
- Se lever. A 8h. Et se rendre compte avec effroi qu’on ne s’est pas levée de la nuit. Non, c’est pas ça, le problème, le problème, c’est que donc, on n’a pas pu allumer le chauffage de la salle de bains en milieu de nuit, pour retrouver une douche chaleur au lever.
- Prendre donc sa douche dans un environnement glacial (non, j’exagère à peine). Avec même pas son gel douche au caramel.
- Ouvrir son placard, et constater avec dépit que rien, décidément rien ne va aujourd’hui. et puis, d’abord, quel temps va-t-il faire? La météo me dit « pluie », le mail quotidien de météo.com me dit « nuageux mais pas trop froid » et la fenêtre me dit « ciel bleu, avec cette lumière qui dit qu’il fait super froid ».
Opter pour une valeur sûre : pantalon large+tunique. Et cache-coeur. (Un doute m’assaille, là. Le cache-coeur est-il encore un basique?) - Etre obligée de se bidouiller un semblant de gants-qui-protègent-le-bout-des-doigts coz’ j’ai pas pu en racheter depuis dimanche, et il fait super froid, en fin de compte.
- Partir pour l’expédition matinale prévue : aller acheter du champagne dans un supermarché de pauvres (parce que, dingue, dingue, dingue, d’après MonsieurGéniteur, le meilleur champagne des supermarchés se trouve dans un supermarché de pauvres, dans lequel je ne mets jamais les pieds, sauf pour acheter du champagne, donc. Oui, je sais, ça casse un peu, de dire que j’achète mon champ’ dans un supermarché de pauvres, mais c’est suite à une étude comparative d’un grand site de consommateurs, alors moi, je suis, tout simplement!)
Je précise tout de même que, pour se rendre à ce supermarché, je dois prendre le métro trèèèèèèès longtemps, trèèèèèèèèès loin. - Arrivée là-bas, sortir du métro, et partir dans la mauvaise direction. Evidemment. S’en rendre compte un peu tard, après avoir abordé une autochtone en tablier à fleurs. Je médis, mais le tablier à fleur m’a bien aidée, sur ce coup, donc voilà.
- Une fois dans le magasin, errer dans le rayon, et se rendre à l’évidence : ce put*** de champagne n’est pas en rayon. Demander. Chercher quelqu’un pour demander. Se faire refouler parce que on bosse nous on connaît pas forcément tout ce qu’il y a dans les rayons. (C’est là qu’on se rend compte que, dans les supermarchés de pauvres, c’est pas cher parce que le personnel est très réduit, et que la présentation des présentoirs est minable.)
- Repartir bredouille.
(Non, ça, c’est faux, j’en ai quand même profiter pour acheter des trucs passionnants : du papier sulfurisé et des éponges. Génial. Rien de plus déprimant que ces achats chiants-mais-néanmoins-obligatoires)(et j’ai même pas trouvé de concentré de tomates. Je sais, je fais une sur-consommation de concentré de tomates.)(les pauvres ne mangent donc pas de concentré de tomates? ça m’intrigue, ça)(non, parce qu’il y avait de la purée de tomates, du coulis de tomates, de la sauce tomate cuisinée aux p’tits oignons (ou pas) mais de concentré, que nenni…) - Monter les 6 étages.
- Se faire un bon thé. Se rendre compte qu’il n’est pas si bon que ça, le thé acheté chez les pauvres. (Ah, oui, j’ai acheté du thé aussi.)
- Attraper la tasse pour aller sur son lit vaquer à l’occupation qui pourrait redonner un peu de couleur à la matinée.
- Oublier que c’était la tasse qui avait l’anse ébréchée. Et constater les dégâts, une fois que la tasse a décidé de rompre le lien qui l’unissait avec cette anse, justement.
Obéir à cette loi ridicule qui consiste à rester, bras ballants, pendant une bonne minute, le temps que le thé s’infiltre sous mes revues, et sous mes cartons, en réfléchissant au bord*l où c’est que j’ai foutu cette saloperie de serpillière.
(Heureusement, McMyrtille était loin, cette fois-ci.) - Brancher le fer pour repasser le pantalon-dans-lequel-tu-te-sens-bien, ainsi que le sweat-qui-est-super-confotable-pour-une-matinée-de-la-mort, et se rendre compte qu’il y a un trou dans la manche. Hurler.
- Et brûler le grille-pain avec le fer.
Et finalement, décider que, décidément, cette matinée ne sera pas constructive. et donc, aller vaquer à cette occupation, celle qui remettra de la couleur dans cette matinée. Matinée qui est finie, puisqu’il est midi.

J’ai nommé, la lecture du Elle hebdomadaire, sous une couette, avec un plaid, un thé, et le téléphone pour appeler DameMère et commenter ensemble les articles (dont un, qui semble relativement intéressant, qui parle des coups de coeur mode à prix mini… J’en ris d’avance en songeant aux prix)





















Un Rétrolien
[...] à droite (après être entrée par mésaventure dans le parking de Leader Price)(mais j’ai pu acheter du champagne)(donc tout est bien qui continue bien), et j’ai fini par atterrir devant le 32. Et après, [...]